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Abdelhak Errakhmi, un homme de défis
Publié dans Finances news le 30 - 09 - 2009

Une carrière riche et pleine de rebondissements que celle d’Abdelhak Errakhmi, le nouveau Président Directeur Général de la société de Bourse FINERGY BOURSE. Né sous le signe du Poisson à Casablanca, il poussera ses études autant que faire se peut avant d’entamer sa carrière dans les secteurs bancaire et financier qui le happeront pendant plus de 22 ans !
Très mature depuis sa tendre enfance, tel était Abdelhak Errakhmi, comme le lui ont expliqué sa mère et sa grand-mère. Né après ses deux sœurs, il est l’aîné des garçons. Ce qui lui vaudra une relation très privilégiée avec feu son père, un professionnel de la pêche maritime. Ses grands parents aussi aimaient à le voir chez eux. C’est ainsi qu’il passait des jours et des jours en leur compagnie. Il coulera ainsi une enfance douce et sereine et suivra une scolarité qui le mènera vers un Bac dans la branche économique. Bien qu’ayant été reçu, une première fois, au grand concours de l’ISCAE, Abdelhak Errakhmi caressait depuis sa tendre enfance l’ambition de poursuivre ses études en France et c’est ce qu’il fit.
Abdelhak Errakhmi, alors âgé de 19 ans, rejoint l’Institut Universitaire de Technologie de Grenoble pour y poursuivre des études en informatique de gestion. Mais le rêve tournera court ! « J’ai été obligé d’interrompre mes études et de revenir au Maroc après le décès brutal de mon regretté père ». Ce fut probablement là le choc de sa vie. En tant que premier homme de la famille, il a préféré mettre ses études en veille pour être auprès de sa mère qui devait, seule, prendre les commandes de la famille et gérer les deux chalutiers de pêche laissés par le défunt et qui employaient une vingtaine de pêcheurs.
Il aura fallu plus de trois mois à Abdelhak Errakhmi pour tout mettre en place et assurer une gestion de l’héritage. Mais cela l’a bien mis en retard par rapport à ses études ; alors, il a carrément laissé tomber la France pour rester auprès des siens, quitte à passer une année blanche. Il décide alors de retenter sa chance en repassant le concours de l’ISCAE et, une fois de plus, il était reçu. Il va y démarrer ses études et jongler entre la rage d’apprendre -rien ne valait ses études- et cette nouvelle responsabilité de chef de famille. En effet, il se réveillait très tôt, chaque jour, pour aller d’abord au port de Casablanca y superviser le retour des deux chalutiers avant de reprendre le chemin de l’ISCAE et se préparer pour une longue et studieuse journée. Ce furent quatre années très denses en apprentissage sur tous les plans ! Le couronnement viendra en 4ème année, puisque Addelhak Errakhmi terminera majeur de sa promo en option finance.
Il pouvait, dès lors, postuler pour d’importants postes de responsabilité, mais il restait assoiffé de savoir, notamment sur le plan de la recherche et de l’analyse. « Je devais pousser davantage mes études et allier pratique et stratégie ! ». C’est pourquoi il renoue avec la France où il s’inscrit pour un DESS en Stratégie & Finance d’entreprises avant d’enchaîner avec un DEA en Sciences de gestion à l’Institut d’Administration des Entreprises de Bordeaux. Ses études doctorales aboutiront, en 1988, à l’obtention d’un Doctorat en sciences de gestion, option finance avec mention «très honorable». Mais pas seulement, puisque Abdelhak Errakhmi reçoit les félicitations du jury pour avoir obtenu ce doctorat en un temps record : deux ans contre une moyenne nationale (France) de trois à quatre ans. Il faut dire qu’Abdelhak Errakhmi n’a pas chômé depuis qu’il a posé pied en France. Même en n’étant pas boursier et ne disposant pas de suffisamment de ressources, il décide de ne pas travailler et ne fait qu’étudier d’arrache-pied. « «C’était mon choix de me consacrer entièrement à mes études et à mon travail de recherche ! ». Il sera immédiatement recruté par le Crédit Lyonnais où il a travaillé durant six mois pendant la préparation de sa thèse de Doctorat. Son assiduité, sa régularité et son sérieux dans son travail de recherche sur la pratique des prévisions financières et sa contribution à la performance d’une entreprise lui vaudront un poste, au sein de la même banque, qui lui a permis de pousser au plus loin la réflexion sur ce sujet. Et c’est ainsi qu’il entre de plain-pied dans le secteur bancaire, sous d’autres cieux, certes, mais ce n’était que le premier pas dans une carrière qui durera plus de 22 ans.
Deux ans plus tard, Abdelhak Errakhmi décide de rentrer au pays comme il l’avait prévu avant même son arrivée en France. Nous sommes en décembre 1988, Abdelhak Errakhmi est approché par plusieurs organismes notamment bancaires, dès son arrivée. En janvier 1989, alors qu’il est sur la ligne droite pour rejoindre la Direction des Impôts ou la Trésorerie Générale, Abdelhak Errakhmi doit étudier une troisième option : le privé. Et c’est sans hésitation qu’il rejoint Wafabank où il passera une importante partie de sa carrière. D’abord en tant que haut cadre attaché à la direction de développement et stratégie. Après huit mois d’activité, Abdelhak Errakhmi va soumettre à ses supérieurs une demande assez insolite : il souhaite, en effet, faire de l’exploitation, aller sur le terrain. Et c’est ainsi que, pendant trois années, il sera en charge d’abord du développement d’une agence puis du lancement d’une nouvelle succursale. Entre-temps, il reçoit une proposition fort alléchante d’une holding marocaine où il bossera pendant quatre mois avant de revenir à ses premières amours : la banque ! « J’ai vu mon salaire quadrupler mais, avec le temps, je ne voyais pas, comme je l’aurais souhaité, un plan de développement de ma carrière. Alors, j’ai préféré quitter pour revenir à Wafabank ».
Les responsables de la banque l’accueillent à bras ouverts vers la fin de 1992. À l’époque, la banque réfléchissait à la création d’une banque d’affaires. Abdelhak Errakhmi est immédiatement mis dans le coup. Il a fallu alors développer les principaux métiers du marché de Capitaux : Asset management, intermédiation boursière, capital développement, marché monétaire,… et intégrer le tout sous une seule bannière, ce qui permit le lancement d’ une des toutes premières banques d’affaires de la place. Et c’est ainsi qu’est née Wafa Gestion que Abdelhak Errakhmi a eu le plaisir de créer et de développer. Une success story puisque ce fut la première société de gestion de la place avec un leadership confirmé et une grande capacité d’innovation. L’aventure se poursuivra alors pendant 13 années de suite jusqu’en 2005. Les responsables de la banque avaient, en effet, d’autres propositions pour Abdelhak Errakhmi après que ce dernier a fait preuve de grande capacité et de passion pour la création et le développement de nouveaux projets. À l’époque, Wafabank et BCM étaient en train de fusionner pour donner naissance au champion national Attijariwafa. Mais cela ne pouvait se faire sans la fusion des filiales des deux banques. Et c’est ainsi qu’incomba à Abdelhak Errakhmi la tâche de veiller à la fusion de Wafa Gestion et d’Attijari Management, mais également l’incorporation après son rachat de Crédit du Maroc Gestion. Il fallait assurer l’émergence du 1er pôle gestion d’actifs au Maroc avec 43 % de part s de marché.
Ce chantier à peine terminé, Abdelhak Errakhmi se voit confier de nouvelles responsabilités, d’envergure et de dimension internationales, par l’ex-PDG d’Attijariwafa bank : le projet Europe d’Attijariwafa bank. Il est ainsi nommé responsable du réseau Europe en mars 2005. Depuis son siège social à Paris, il devait assurer, durant cette phase de fusion entre les deux banques, une harmonisation au niveau du réseau présent dans 7 pays européens. Et, surtout, créer et mettre en place une nouvelle structure, Attijariwafa bank Europe, filiale bancaire du groupe, dont la mission est de doter le groupe d’une structure juridique et réglementaire à même de répondre aux exigences légales et, aussi, de jouer le rôle de fer de lance pour le développement du groupe à l’international : Europe, Maghreb, Afrique de l’Ouest et Moyen-Orient ! Une belle expérience internationale.
«C’était pari gagné puisqu’au 28 décembre 2005, la banque était créée, après six mois de dur labeur ! ».
La banque, qui n’avait que 14 agences en France, en comptait 25 en septembre 2008 et, au total, 50 en Europe, grâce à un déploiement du « Passeport européen » réussi, et quelque 235 collaborateurs.
La réussite dans ses projets et de son parcours professionnel, Abdelhak Errakhmi la doit aussi à la présence, au soutien et à la complicité de sa petite famille. :Son épouse et ses deux fils, Amine et Ali, lesquels ont dû consentir, particulièrement pendant leur quatre années d’expatriation en Europe, des sacrifices et accepter des privations. Ce qu’ils essaient de compenser par moments, mêmes rares, de retrouvailles pour partager, entre autres, une des passions de Abdelhak Errakhmi : les voyages.
Après 22 ans de carrière, Abdelhak Errakhmi a décidé de passer à autre chose !
« J’avais envie d’aller vers un nouveau défi. C’est ainsi que j’ai été nommé PDG de Finergy Bourse, dans le cadre d’un partenariat fructueux avec les actionnaires de celle-ci, pour en faire un acteur qui compte sur la place casablancaise ! ». Avec mes actionnaires et l’ensemble des équipes, nous ambitionnons de faire du Groupe Finergy un pôle financier intégré. « Sur les trois à quatre années à venir, nous comptons élargir le champ de métiers et d’expertises afin de pouvoir apporter à notre clientèle une réelle valeur ajoutée ! ».
Bon vent !


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