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Une nouvelle politique s’impose pour les entreprises
Publié dans Finances news le 21 - 01 - 2010

* Le Dow Jones Sustainability Group Index de 65 sociétés cotées a mis en exergue la corrélation positive entre les performances environnementales et le taux de retour sur fonds propres.
* Les risques liés à l’environnement se traduisent par d’autres risques pour l’entreprise, voire pour les établissements de crédit.
* Au-delà du principe pollueur-payeur, les pouvoirs publics doivent mettre en place des mesures fiscales incitatives.
Le respect de l’environnement et la promotion d’un développement durable sont devenus un souci mondial. A l’instar des autres pays, le Maroc est de plus en plus concerné d’autant plus qu’il s’est engagé ces dernières années dans un train de développement qui ne manquera pas d’avoir des répercussions négatives sur la qualité de l’environnement.
Le lancement de la Charte pour l’environnement le 22 avril prochain sera une date concluante dans ce domaine. Cette Charte que le Souverain avait chargé le gouvernement d'élaborer dans les plus brefs délais, matérialise la volonté du Maroc de s'inscrire dans une politique progressive qui concilie les impératifs du développement socio-économique, la préservation de l'environnement et le développement durable
Elle a justement pour leitmotiv d’apporter des réponses aux différents problèmes, ne serait-ce que partiellement.
A titre d’exemple, le développement des énergies renouvelables se fait désormais de plus en plus sentir. Au Maroc, ces énergies ne manquent pas, mais leur développement continue à faire défaut. En vue de donner corps à la nouvelle Charte de l’environnement, le Conseil des ministres avait entériné une série de textes concernant l’harmonisation de la loi relative à l’eau, la définition des normes de qualité de l’air, la protection des espèces de faune et de flore…
L’écologie au cœur de la stratégie
Ceci étant, la protection de l’environnement passe également par une prise de conscience des chefs d’entreprise de la nécessité d’intégrer la variable «environnement» dans leurs stratégies de développement. Le secteur industriel devra ainsi se conformer à cette charte puisque le gouvernement adoptera le principe du «pollueur-payeur». Le but étant d’encourager le secteur de l’industrie à procéder aux ajustements écologiques nécessaires et de limiter la production des déchets liquides. Les chefs d’entreprise doivent ainsi prendre conscience que le respect de l’environnement équivaut à une meilleure compétitivité économique.
La protection de l’environnement interpelle les multinationales implantées au Maroc et les compagnies exportatrices qui doivent respecter les normes environnementales en vigueur dans le pays de leur client.
« L’analyse du Dow Jones Sustainability Group Index de 65 sociétés cotées, a mis en exergue la corrélation positive entre les performances environnementales et le taux de retour sur fonds propres », explique S. Mouline, Directeur général du CDER.
Sur le plan national, des formules de financement ont été mises en place en vue d’encourager les entreprises à prendre en considération l’environnement dans leurs stratégies de développement.
On peut citer à cet égard le Fond de Dépollution Industrielle (Fodep) qui a été mis en place en 1998 dans le cadre de la coopération maroco-allemande, le Fonds National de l’Environnement dont 230 MDH de crédit ont été alloués aux secteurs non industriels en 2009… et autres destinés à contrecarrer les risques environnementaux. Mais sur le plan pratique, les objectifs en matière de protection de l’environnement sont loin d’être atteints. La Charte sur l’environnement est certainement appelée à bousculer la donne.
S. Mouline a insisté sur le fait que les risques sont de plusieurs natures : le risque pour le milieu naturel, le risque que ce premier risque entraîne pour la société et celui qui en résulte pour les établissements financiers de la société.
Dans la première catégorie, on trouve les quatre risques environnementaux majeurs (contamination des sites, explosions affectant les tiers, préoccupations particulières, violation des réglementations nationales et régionales...).
A noter par ailleurs que ces risques se traduisent souvent par des conséquences fâcheuses. Ils peuvent entraîner la fermeture d’usines ou une période d’arrêt pour la conversion des équipements. Ils peuvent par ailleurs entraîner dans leur sillage des pertes de marché ou des retards dans la conclusion de contrats ou dans l’obtention de permis.
En ce qui concerne les conséquences sur les établissements financiers, on peut citer les risques de crédit, les risques de position (dévalorisation des titres de la société), les risques de garantie (dévalorisation ou extinction de la garantie).
Tout cela laisse prédire que le non respect de l’environnement entraîne des conséquences qui ne se limitent pas à la sphère écologique, s’étendent au-delà puisqu’elles contaminent, dans le sens inverse, l’entreprise responsable.
Aussi, les pouvoirs publics ne doivent pas se contenter du principe du pollueur-payeur, mais mettre également en place des mesures fiscales incitatives pour encourager les chefs d’entreprise à prendre soin de l’environnement dans lequel ils opèrent.


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