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Entretien : «Le pouvoir politique reste largement machiste dans presque tous les pays»
Publié dans Finances news le 08 - 04 - 2010

l Les représentants de 15 pays ont pris la parole au cours des tables rondes lors de la deuxième édition du Women’s Tribune.
l La question des quotas et de la discrimination positive a fait l’objet de débats ardus entre ses adeptes et ses opposants lors de cette deuxième édition.
l En termes de textes de lois, le Maroc occupe une place honorable en ce qui concerne l’égalité des chances, mais les principaux obstacles sont sur le terrain.
l Point de vue de Fathia Bennis, Présidente et co-fondatrice du Women’s Tribune.
- Finances News Hebdo : Quels ont été les moments-phares de cette deuxième édition placée sous le thème « Femmes et pouvoir : du discours à l’action » ?
- Fathia Bennis : Cette deuxième édition a été ponctuée par trois tables rondes : « Femmes et pouvoir politique », « Femmes et pouvoir économique », puis « Femmes et pouvoir des médias » et qui ont soulevé des débats animés. Tout le monde a été d’accord pour reconnaître que le pouvoir politique reste largement machiste, et ce à l’échelle de presque tous les pays.
Le pouvoir économique est partagé jusqu’à un certain niveau, lorsque le plafond de verre est atteint, les femmes se trouvent bloquées.
Quant au 4ème pouvoir, on constate que les femmes sont encore souvent absentes en tant qu’actrices dans les médias dits masculins, en particulier dans les rubriques politiques et économiques. Leur avis leur est rarement demandé sur les sujets politiques ou économiques.
- F. N. H. : Pouvez-vous nous rappeler les principales recommandations de la première édition et dans quelle mesure elles ont été concrétisées ?
- F. B. : La 1ère édition du Women’s Tribune qui s’est déroulée fin mars 2009, a contribué à une action concrète : la remise d’un chèque de 400.000 DH à la Fondation Zakoura pour l’Education afin de permettre à des enfants démunis (filles et garçons) du monde rural de poursuivre leurs études.
La 2ème mesure proposée était le projet de création de crèches d’entreprises. Au cours de cette deuxième édition, la première et la seule entreprise marocaine qui dispose d’une crèche est venue témoigner des avantages que procure la création d’une telle structure en son sein.
La 3ème mesure est la création d’un observatoire régional pour la préservation des acquis et la promotion de la femme.
Enfin, la tenue même de cette seconde édition (du 27 au 29 mars 2010) a permis de démontrer, si besoin était, que le Women’s Tribune est bien un lieu de débat, de partage, de réflexion et d’actions qui donne la parole aux femmes et aux hommes toutes générations confondues, pour promouvoir la place des femmes, leur vision et leur visibilité au sein de la société.
- F. N. H. : Vous avez défendu l’idée que les quotas au Maroc ont permis aux femmes d’accéder au Parlement et aux postes ministériels puisque la société n’a pas l’habitude de voter pour des femmes. Comment, dans ce contexte de société patriarcale, pensez-vous aboutir, via ces rencontres, à faire sortir l’élite féminine vers le champ d’action politique à tous les niveaux ?
- F. B. : La question des quotas et de la discrimination positive a fait l’objet, dès le premier jour, de débats ardus entre ses adeptes et ses opposants. Mais à l’issue des tables rondes, les partisans du quota ont réussi à faire admettre qu’il s’agit d’une étape dont on ne peut faire l’économie ni au niveau politique, ni même dans le secteur économique (quota au sein des Conseils d’Administration), du moins jusqu’à ce que toute la société ait intériorisé la féminisation possible des centres de décisions, alors le quota pourra disparaître.
- F. N. H. : Pour cette édition, on a constaté une forte représentation française. Ne pensez-vous pas qu’il est important de ratisser plus large vers des expériences étrangères plus réussies en termes d’émancipation féminine ?
- F. B. : Les représentants de 15 pays ont pris la parole au cours des tables rondes de cette 2ème
édition du Women’s Tribune.
25 pays étaient pressentis, malheureusement nous avons dû faire un choix en tenant compte des dessertes aériennes et des moyens financiers du Women’s Tribune qui n’a pas pu se tenir que grâce à des sponsors qui croient en la femme et à son combat. Vous me donnez l’occasion de les remercier chaleureusement et très sincèrement. J’en profite également pour les citer, il s’agit de l’Office Chérifien des Phosphates, de la BMCE Bank, du Crédit Agricole, de Poste France, de la Banque Centrale Populaire, de la Centrale Laitière, de l’ONEP, de l’ONE, de la Fondation BMCE, de la Fondation CDG, de Total, d’Attijariwafa bank, d’Artbourse, de GDF Suez, de FIAT, de Lesieur Cristal, des Conserveries de Meknès, de Ciments du Maroc, de l’ONMT, du Groupe Accor, de la Marocaine des Jeux, de C.B.I, de Province d’Essaouira, d’Atlas Hospitality et des Eaux Minérales d’Oulmes.
Nous formulons le souhait que l’an prochain nous puissions avoir une plus grande et une meilleure représentation géographique.
- F. N. H. : À votre avis, quels sont les principaux obstacles qui se dressent encore devant une réelle émancipation féminine au Maroc ?
- F. B. : En termes de textes de lois, le Maroc occupe une place honorable en ce qui concerne l’égalité des chances, mais les principaux obstacles sont sur le terrain et dans la mentalité des Marocains et des Marocaines. Il faut reconnaître que la désaffection à l’égard du politique est largement partagée par les deux sexes. Nous devons donc travailler pour amener les femmes et les hommes à remplir leur rôle de citoyen à part entière. Assez de critiques, soyons dans l’action, il y va du développement de notre pays.


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