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Croissance économique : Face aux contraintes de la crise mondiale
Publié dans Finances news le 16 - 09 - 2010

* Les données relevées depuis le début de l’année font état d’une baisse des recettes fiscales et d’un creusement du déficit des comptes de l’Etat.
* Les pronostics pour l’année en cours demeurent assez réservés avec une croissance en 2010 ne dépassant pas 2,8%.
* Les mesures d’austérité préconisées par les pouvoirs publics dans le budget 2011 peuvent s’avérer insuffisantes, difficiles à mettre en œuvre ou manquer de cohérence, compte tenu des objectifs visés.
Le débat sur la croissance refait surface et l’on commence d’ores et déjà à s’interroger sur les prémices pour l’année 2011 après une crise financière qui a touché les différents pans de l’économie.
La crise économique et financière qui frappe l’économie mondiale depuis 2008 a conduit à une forte dégradation des finances publiques. Les différents plans d’urgence adoptés par l’ensemble des économies ont pu, certes, éviter la catastrophe, mais cela n’empêche qu’ils ont entraîné dans leur sillage une détérioration des finances publiques.
«Cette situation liée à la crise n’a pas provoqué les ruptures attendues entraînant des changements dans la démarche, la pensée et le modus-operandi», apprend-on dans la dernière lettre du Centre Marocain de Conjoncture. D’après les analystes du CMC, il y a la réhabilitation, au nord comme au sud, des vieilles recettes avec le recours systématique à l’austérité. Il s’agit donc de mesures conjoncturelles qui, au demeurant, restent sans valeur pour le lendemain.
C’est dans ce sillage que le Centre Marocain de Conjoncture propose la tenue des Assises sur la croissance. D’aucuns préfèrent parler de développement à visage humain. La tenue des assises pourrait ainsi être un cadre propice afin de débattre des perspectives de croissance de l’économie nationale sur une base globale et sectorielle.
Le contexte international difficile des deux dernières années a eu des répercussions importantes sur notre économie. Si la sphère financière a pu résister à la crise grâce à une réglementation rigide, la sphère réelle n’a pas échappé à la contamination. Après la révision à la baisse du taux de croissance prévu pour 2009, les pronostics pour l’année en cours demeurent assez réservés avec une croissance en 2010 ne dépassant pas 2,8%.
L’étau se resserre
L’impact de la crise sur les secteurs économiques voués à l’exportation a entraîné un repli des recettes fiscales. Ajoutons à cela le ralentissement de l’activité de production, la détérioration du solde commercial, le renchérissement du prix du baril de pétrole et l’appréciation du dollar. Ce sont là autant de facteurs qui pèseront de plus en plus, dans les mois à venir, sur l’équilibre du budget. Les données relevées depuis le début de l’année font état d’une baisse des recettes fiscales et d’un creusement du déficit des comptes de l’Etat.
Afin de faire face à cette situation, les pouvoirs publics préconisent un resserrement des conditions budgétaires. Or, le resserrement des contraintes budgétaires concerne la réduction des dépenses de fonctionnement de l’Administration, la maîtrise de la masse salariale et le maintien des dépenses de compensation dans la limite de 2% du PIB avec la poursuite de l’effort d’investissement public. Or, en regardant de près la nature de ces dépenses, on remarque que la maîtrise de ces dernières risque de générer un coût social énorme. Aussi, les salaires sont répartis d’une manière inéquitable dans la fonction publique et donc leur maîtrise risque de creuser davantage les écarts.
Pour ce qui est du maintien des dépenses de compensation, on peut dire que cette mesure reste fortement dépendante des aléas externes. Inutile de rappeler que la politique énergétique adoptée n’a pas encore réussi à limiter notre dépendance.
Ces actions envisagées peuvent s’avérer insuffisantes, difficiles à mettre en œuvre ou manquer de cohérence, compte tenu des objectifs visés.
La question qui se pose est :
est-ce que les marges de manœuvre disponibles seront suffisantes pour agir conformément aux objectifs escomptés ?
La même question se pose en ce qui concerne la maîtrise de la masse salariale, étant donné la détérioration du pouvoir d’achat.
On ne peut donc faire de projections sans tenir compte de la variable pétrole à un moment où le Maroc est très dépendant. Comment le dépassement du prix du baril de pétrole retenu pourrait être couvert sans affecter le pouvoir d’achat, ou réviser les programmes d’investissements de l’Etat ?
Il ne reste donc qu’à espérer que le projet de la Loi de Finances 2011 fasse preuve de plus de réalisme. Si les pouvoirs publics adoptent des mesures d’austérité, cela risque d’handicaper davantage la croissance économique. Les analystes exhortent les pouvoirs publics à se pencher avec plus de perspicacité sur la consistance budgétaire et particulièrement sur les possibilités de soutenabilité du déficit budgétaire. Ils sont aussi appelés à remédier au problème du chômage qui touche essentiellement les diplômés. Ils devront réfléchir davantage à une stratégie nationale qui régit l’ensemble des secteurs, au lieu de se contenter de plans sectoriels qui souffrent d’incohérence.
Le défi est difficilement tenable quand l’ambition affichée est de booster un taux de croissance dans un contexte où les pays investisseurs se débattent encore dans les filets de la crise.


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