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Enseignement : Une manifestation de syndicats étouffée dans l'oeuf
Publié dans Hespress le 22 - 12 - 2020

Devant être observé à l'appel du bureau national du syndicat national de l'enseignement (SNE) sous la bannière de la Confédération démocratique du travail (CDT), le sit-in prévu ce mardi 22 décembre devant le ministère de l'éducation nationale, n'a pas eu le temps de se tenir. Une fois sur place, les manifestants ont été dispersés illico presto par les forces de l'ordre, avant même d'émettre un son.
Photo : Mounir Mehimdate
La raison de cette escalade intervient suite à l'arrêt du dialogue entre le ministère de l'éducation nationale et les syndicat de l'enseignement depuis près de 2 ans, nous affirme Abdelghani Raki, secrétaire général du SNE.
Surpris par cette approche « répressive » face à une manifestation pacifique, le syndicaliste qui s'est confié à Hespress Fr dénonce cette répression qu'ont subie les responsables syndicalistes mais aussi les femmes et les hommes de l'enseignement. Une répression qui fera l'objet prochainement d'un communiqué, affirme-t-il.
Photo : Mounir Mehimdate
« On n'a même pas eu l'occasion de se positionner devant le ministère. On a été surpris de voir Tout le dispositif policier mis en place », dit-il.
L'interdiction de manifester dans l'espace public intervient suite à l'état d'urgence sanitaire décrété dans le Royaume depuis le début de la pandémie, pour limiter ainsi la propagation du virus fantôme. Sauf que cette restriction ne s'applique pas à tout le monde, dénonce le syndicaliste qui estime que les autorités publiques jouent la carte justement de la crise sanitaire pour réprimander les manifestations sociales pacifiques.
« Plusieurs manifestations gigantesques ont été observées récemment un peu partout au Maroc. Mais n'ont pas fait l'objet de répression. S'il y a effectivement interdiction à cause de la pandémie, que cette interdiction soit appliquée pour tous et non pour une catégorie de manifestants », dit-il.
De plus, notre interlocuteur considère cette répression comme « une prolongation de la politique de muselière, que le gouvernement allait passer au Parlement sous forme de loi. Aujourd'hui, ils l'appliquent d'une autre façon, en profitant de la pandémie et de la crise sanitaire », avance-t-il.
Photo : Mounir Mehimdate
« On s'attendait à une interdiction et à un affrontement, mais pas ce déploiement policier. On ne nous a même pas laissé le temps de prendre place. Les manifestants ont dû se rassembler loin du ministère, et la manifestation s'est donc transformée en marche dans les rues de Rabat », fait-il savoir.
Photo : Mounir Mehimdate
Une répression, affirme le syndicaliste, qui n'empêchera pas les syndicats de l'enseignement de faire entendre leur voix et de poursuivre leur combat pour faire valoir leurs droits, notamment le dialogue avec leur tutelle.
« Cela ne fait que renforcer notre attachement à notre dossier. Il s'agit d'un défi pour nous. Ce combat a été entamé pour défendre les intérêts des femmes et hommes de l'enseignement. Cela fait deux ans que nous n'avons pas dialogué avec le ministre, soit depuis le 25 février 2019. Et les résultats de ce refus de dialoguer, et le cumul des problèmes et des dossiers revendicatifs des professionnels de l'enseignement qui représentent plus de 260.000 fonctionnaires, a engendré cette situation de congestion », explique-t-il.
Les problèmes du secteur de l'enseignement sont là depuis bien avant l'arrivé de Saïd Amzazi, mais se sont accumulés au fil des années précise notre interlocuteur, face à une absence de dialogue justement avec les partenaires sociaux.
Photo : Mounir Mehimdate
« Il faut que le ministre s'assoit à la table de négociation avec nous, s'il considère toujours les syndicats comme des partenaires et c'est ce qu'il avait déclaré officiellement. Qu'il se met donc à table avec les partenaires pour essayer de régler les dossiers en suspens. Qu'il y ait un dialogue. On est convaincu qu'on ne peut répondre à l'ensemble des dossiers revendicatifs. Mais les négociations peuvent aboutir, au moins, à la résolution d'une partie de ces dossiers», conclut le syndicaliste.


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