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IMME : Des enjeux lourds de conséquences
Publié dans Hespress le 22 - 05 - 2021

« Que faire pour relancer le secteur des industries métallurgiques, mécaniques et électromécaniques (IMME) ? », telle est la question qui taraude actuellement les esprits des opérateurs du domaine. De concert, ils militent ardemment pour mener une réflexion collective à même d'identifier les obstacles à abattre afin de dépasser leur double crise.
Sans exception, tous les opérateurs de ces industries lourdes vivent deux crises qui se sont chevauchées. D'une part, le Coronavirus a fait récemment d'énormes dégâts dans le secteur et de l'autre, celui-ci souffrait déjà de grandes difficultés, d'où la signature en 2016 du fameux contrat-programme entre le ministère de l'industrie et les professionnels.
S'agissant de la crise sanitaire, selon la note de conjoncture du Haut-Commissariat au Plan du premier trimestre 2021, les industries des IMME auraient continué de pâtir du ralentissement de la demande extérieure. Et d'après la situation du marché du travail à la même période, le secteur continue encore de subir les effets de la crise qu'a vécue l'économie nationale durant l'année 2020 avec essentiellement la hausse du chômage et l'inactivité.
« Force est de constater qu'au Maroc, il serait important de réduire les importations et tendre vers l'autosuffisance dans les domaines de l'industrie et de l'agriculture », a confié à Hespress Fr un parlementaire du Parti du Progrès et du Socialisme qui rappelle que « dans leurs propositions soumises au gouvernement, il était question d'instaurer un développement industriel national, équilibré, inclusif et compétitif, basé sur des filières intégrées et liées à des écosystèmes spécialisés, fondé sur un soutien des industries métallurgiques, mécaniques et électromécaniques, dans le cadre d'une politique «produire marocain et consommer marocain».
Et d'ajouter : « Ce qui permettrait de créer des centaines de milliers de postes d'emplois et d'économiser nos réserves extérieures. Ceci passe par l'actualisation et l'activation du contrat-programme signé en 2016 entre le ministère de l'industrie et les professionnels du secteur ».
Horizon dépassé et les objectifs non encore atteints
A ce sujet, ceux qui ont la mémoire vivace se remémorent que la mise en œuvre des écosystèmes des industries mécaniques et métallurgiques devait contribuer à créer 13.340 emplois à l'horizon 2020, notant que c'était là une promesse du ministre de l'Industrie, du Commerce, de l'Investissement et de l'Economie verte et numérique, Moulay Hafid Elalamy.
En effet, à l'occasion de ladite signature ainsi que des accords de performance 2016-2020 y afférents, Elalamy avait déclaré que les écosystèmes des IMM devront également contribuer à la création de 1,7 milliard de dirhams (MMDH) de valeur ajoutée additionnelle, de 11 MMDH de chiffre d'affaires, de 2 MMDH d'investissement et de 2,3 MMDH de gain en termes de balance commerciale.
Le ministre avait également mis en exergue que ces écosystèmes permettront de mettre à profit les innombrables opportunités qui s'offrent au secteur, dont le développement des marchés applicatifs des IMM, la croissance de la demande des marchés cibles à l'export pour des produits IMM maîtrisés par l'industrie nationale, ainsi que l'existence d'un potentiel de substitution des produits importés par la valorisation de matières premières locales issues du recyclage.
« C'était sans compter l'entrée tonitruante du Coronavirus visiblement ! », nous confie un opérateur de la place tandis qu'un autre se voulant l'avocat du diable estime qu'il est fort possible que la Covid-19 soit une sorte de bouc émissaire finalement...
Ce dernier relève, dans ce sillage, que ces écosystèmes étaient appelés à relever les défis qui se présentent au secteur, notamment la rude concurrence mondiale à laquelle sont exposées les entreprises nationales, le développement des filières en aval et l'amélioration de la culture d'innovation et de l'export.
Et de se demander où en sont les principales mesures d'accompagnement de l'Etat et qui concernaient notamment l'appui à l'investissement via le Fonds de développement industriel et d'investissements (FDII), l'accès plus aisé au foncier (57 hectares destinés au secteur) et la mise en place d'une offre de formation couvrant l'ensemble des besoins des écosystèmes ?
Parallèlement, notre source fait ressortir que « les IMME ont toujours été prêtes à se repositionner sur les chaînes de valeur, après l'agriculture. C'est un secteur exportateur qui n'a pas été délocalisé comme cela a été le cas pour d'autres comme le textile et les services », ajoutant, par ailleurs, que tous les marchés peuvent être ciblés, car les IMME sont une multitude de métiers.
Une grand-messe pour octobre
La Fédération des Industries Métallurgiques, Mécaniques et Electromécaniques (FIMME) annonce la tenue de son 12e Salon de la Sous-traitance, de l'Approvisionnement et du Partenariat, le E-SISTEP, les 5, 6 et 7 octobre 2021.
Initialement prévue du 18 au 20 mai courant et reportée à la demande de plusieurs opérateurs qui ont souhaité plus de temps pour une meilleure préparation, cette grand-messe de portée internationale est placée sous la thématique « L'industrie, au cœur du développement économique ».
En effet, contacté à ce sujet par nos soins, le président de la FIMME, Tarik Aitri nous a confirmé: « Ce report vise avant tout à garantir une édition fructueuse, en termes de retombées, pour nos entreprises en priorité et pour l'ensemble des participants. À la demande des exposants et prospects marocains et internationaux qui ont manifesté un grand intérêt pour cet événement, nous avons donc souhaité leur accorder suffisamment de temps de préparation, pour répondre au mieux à leurs attentes. »
En mode virtuel, des journées de conférences et des workshop seront ainsi tenus, soulignent les organisateurs, sur des thématiques portant principalement sur « IMME, vecteur du développement économique du Maroc », « IMME 4.0, pour une économie performante », ou encore « Chaîne de valeur industrielle mondiale vers un nouveau modèle » et ce, avec la participation d'intervenants et d'experts provenant de plusieurs pays dont les USA, le Canada, la France, l'Espagne, la Pologne, l'Ukraine, les Emirats Arabes Unis et bien d'autres.


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