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La provocation continue...Des agriculteurs espagnols lancent une campagne de boycott des produits marocains
Publié dans Hespress le 06 - 06 - 2021

En pleine crise diplomatique entre le Maroc et l'Espagne, une association de producteurs de fruits et de légumes espagnols a déclaré la guerre aux produits marocains en lançant une campagne de boycott. L'association qui représente plus de 80 entreprises espagnoles a communiqué les codes à barre des produits Made in Morocco pour inciter les Espagnols à ne pas les acheter.
Coexphal, une association d'agriculteurs chauvins qui représente la grande majorité des entreprises espagnoles de productions de fruits et légumes (60%), a versé dans la concurrence déloyale en cherchant à faire pression sur les supermarchés espagnols afin qu'ils interdissent les produits d'origine marocaine de leurs rayons.
« Nous sommes surpris de voir des produits du Maroc dans vos rayons, compte tenu de vos engagements environnementaux, sociaux, économiques et éthiques », a attaqué l'association des entreprises espagnoles.
Les agriculteurs ont également lancé leur campagne à travers un hashtag sur les réseaux sociaux, #TragamosOrigenMarruecos (nous avalons des produits d'origine marocaine, ndlr) #OrigenMarruecos (origine marocaine) appelant au boycott des produits marocains, avançant des justifications bateau et diverses qui ont surtout des motivations nationalistes et contraires à l'esprit du commerce libre et concurrentiel.
Ces associations qui surfent sur la crise entre les deux pays représentent 83 entreprises espagnoles. Elles espèrent convertir les consommateurs ibériques vers leurs produits au lieu des produits marocains dans un exercice anticoncurrentiel clair motivé par un esprit néocolonialiste.
A ce titre, ils ont communiqué le code à barre des fruits et légumes marocains afin que les consommateurs puissent les identifier et ne pas les acheter. Ils estiment dans leur lettre ouverte aux supermarchés que les critères de qualité des produits marocains ne sont pas aux mêmes normes que ceux pratiqués en Espagne et ajoutent que les conditions de travail des employés au Maroc pourraient être améliorées et qu'ils touchent 8 fois moins qu'en Espagne.
« Les contrôles sanitaires et de qualité auxquels ils (les produits marocains) sont soumis n'ont aucun intérêt (ni) comparaison avec celles réalisées avec celles produites, élaborées ou fabriquées en Espagne ou n'importe quel pays de l'Union européenne », indique-t-ils.
Ce que ces entreprises omettent de dire dans leur lettre ouverte adressée aux supermarchés espagnols, c'est qu'elles comptent toutes sur des travailleurs, des cueilleurs marocains sous payés en Espagne pour leurs récoltes, notamment dans la région de Huelva, où des femmes marocaines subissent harcèlements et viols et travaillent dans des conditions inhumaines et loin des contrôles sanitaires, loin de toute éthique, loin de toutes les conditions sociales octroyées au Espagnols.
Ce sont ces mêmes entreprises espagnoles qui font travailler ces Marocaines et d'autres nationalités, sans papiers et sans sécurité sociale, les payent au noir, les exploitent, les font vivre dans des logements insalubres, des toits en plastique et en carton, et les poussent à utiliser des pesticides hautement dangereux pour la santé sans gants, ni protection.
Ce sont ces mêmes agriculteurs qui échappent au contrôle des autorités espagnoles et refusent de payer des cotisations sociales pour créer de larges marges bénéficiaires et payer moins d'impôts. Enfin, ce sont ces mêmes agriculteurs qui ne pourraient jamais avoir un produit concurrentiel sur le marché espagnol ou européens sans ses petites mains marocaines.
Les entreprises faisant partie de cette association oublient également que les accords signés par le Maroc et l'Union européenne prévoient des cahiers de charges bien précis qui fixent les normes des produits qui subissent deux fois plus de contrôle au Maroc, en devant répondre aux normes marocaines de l'ONSSA et les normes européennes pour être commercialisées sur le Vieux continent.
Elles oublient que le Maroc exporte ses fruits et légumes partout dans le monde, non seulement en Europe mais aux Etats-Unis, au Canada, en Russie, au Japon… Et tous ces produits sont soumis aux normes strictes des ces pays.
Coexphal qui ne mesure pas la portée de cet appel au boycott des produits marocains, semble oublier que le Maroc a choisi de faire de l'Espagne son premier partenaire commercial et que plusieurs entreprises espagnoles, dont des entreprises agricoles comme les leurs, sont implémentées au Maroc et bénéficient d'avantages considérables qu'elles ne retrouvent pas dans leur propre pays.
En outre, si le Maroc venait à faire la même chose avec les produits espagnols, c'est surtout l'Espagne qui aurait tout à perdre, étant donné qu'elle déverse une quantité hors norme de ses produits de grande consommation au Maroc. L'Espagne s'est accaparée la part du lion des importations faites par le Maroc pendant ces 7 dernières années, en totalisant près de 25% du total de plus de 150 milliards de dirhams d'importations.
Sans oublier que tous les poissons et fruits de mer servis dans les assiettes des Espagnols, qu'ils achètent souvent moins cher que le consommateur marocain, et servis aux touristes étrangers qui viennent en Espagne principalement pour savourer ces produits frais et chers, proviennent des eaux poissonneuses marocaines.
Et, les grands groupes de prêt à porter espagnols qui fabriquent à moindre coût dans les usines marocaines (pour venir les revendre dans les enseignes au Maroc des fois deux fois plus cher) semblent gagner doublement avec le Maroc. Si aujourd'hui l'Espagne peut se targuer d'être compétitive sur les marchés internationaux c'est en majeure partie grâce au Maroc, sans qui, la péninsule ibérique serait toujours au même point mort que dans les années 1980, il n'y a pas si longtemps que ça.
Cette nouvelle provocation espagnole risque d'enflammer encore plus les relations déjà tendues entre les deux pays, au moment où le gouvernement espagnol a fait du rétablissement des relations avec le royaume une priorité selon les déclarations des officiels espagnols et le roi espagnol Felipe VI s'est mis à contribution pour tenter d'employer son poids de monarque et les relations historiques entre les deux couronnes pour tenter la médiation.
La crise diplomatique entre les deux pays partenaires a été déclenchée lorsque l'Espagne a trempé dans les magouilles douteuses du président algérien Abdelmadjid Tebboune, en accueillant illégalement et en secret, le criminel Brahim Ghali, chef des milices séparatistes sahraouies du polisario, pour lui faire éviter plusieurs procès pour crimes contre l'Humanité en Espagne. Mais l'affaire a été révélée au grand public dans un article de Jeune Afrique qui livrait tous les détails de ce deal indigne d'une démocratie comme l'Espagne.


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