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Crise en médecine: Que disent les ministères de tutelle ?
Publié dans Hespress le 22 - 02 - 2024

La réduction de la durée des études en médecine est un impératif vital pour le bien-être de la population et le progrès de la nation. Le gouvernement ne peut demeurer passif face au gaspillage de temps résultant des séries interminables de boycotts, ont souligné les ministères de l'Enseignement Supérieur et de la Santé.
Malgré les efforts des ministères de la Santé et de l'Enseignement Supérieur pour résoudre la crise des étudiants en médecine, en pharmacie et en médecine dentaire, les boycotts des examens persistent pour contester la nouvelle réforme du cursus académique, en particulier la réduction de la durée des études de 7 à 6 ans.
C'est dans ce contexte que les ministres de tutelle, Abdellatif Miraoui et Khalid Ait Taleb, ont tenu une conférence de presse le jeudi 22 février 2022 pour répondre aux questions des journalistes et éclairer l'opinion publique sur cette impasse persistante.
© Mounir Mehimdate
« Avant de mettre la casquette de ministre, nous étions et sommes avant tous des parents et comprenons les préoccupations des parents des étudiants en médecine, notamment depuis la suspension et le boycott des examens, cours et stages« , a indiqué le ministre de l'Enseignement Supérieur lors de son allocution d'ouverture.
Il a ainsi souligné l'engagement actif des ministères de tutelle dans la résolution de cette situation, en organisant de nombreuses réunions entre les responsables, les doyens des facultés concernées et les représentants des étudiants en médecine, lors desquelles des propositions ont été formulées pour répondre aux revendications des grévistes.
Parmi les points saillants évoqués, figure la présentation des projets de réforme lancés dans le cadre d'une vision globale, élaborée après la réalisation de plusieurs études par des experts, ainsi que l'analyse et l'évaluation de la situation médicale actuelle dans notre pays. Ces projets visent à identifier les contraintes et les problèmes fondamentaux entravant les aspirations de notre pays dans ce secteur, a poursuivi Miraoui.
De plus, ces mesures, y compris la décision de réduire la durée d'étude, s'inscrivent dans le cadre de l'accompagnement de la stratégie nationale du gouvernement visant à améliorer le système de santé en renforçant les formations médicales, quelles qu'elles soient, en accord avec les recommandations d'un nouveau modèle de développement.
© Mounir Mehimdate
« Nous voulons assurer aux étudiants, ainsi qu'à leurs parents et à l'opinion publique, que la réduction de la durée des études en médecine de 7 à 6 ans préserve la valeur morale et scientifique de ce diplôme, et n'affecte en rien la qualité de la formation« , a soutenu le ministre.
Il a en ce sens expliqué qu'après avoir identifié les points de convergence et de divergence entre les différentes parties concernées, un document a été rédigé en partenariat avec les représentants des étudiants, définissant les principales mesures répondant aux revendications des étudiants, la plupart étant des mesures programmées par le gouvernement dans le cadre des projets de réforme progressivement mis en œuvre après accord sur le contenu du document.
« Les représentants des étudiants ont demandé un délai pour consulter tous les étudiants afin de décider de la levée du boycott, mais les étudiants n'ont ni levé le boycott ni demandé à reprendre le dialogue. Ils n'ont pas non plus répondu à plusieurs invitations du ministère à une réunion entre le 20 décembre et le 12 février, période des examens, ce qui montre leur intention de ne pas revenir au dialogue et de poursuivre le boycott« , a-t-il révélé.
Le responsable a rappelé que le Maroc a dévoilé le projet de réforme pour généraliser la protection sociale, réformer le système de santé et réformer le système d'enseignement supérieur, qui est, selon Miraoui, une réforme majeure.
Et d'ajouter: « Nous sommes tous convaincus que nous avons une responsabilité collective envers la réforme. Il n'est donc plus acceptable aujourd'hui que l'Etat reste bras croisés devant ce gaspillage de temps universitaire qui a eu un impact négatif sur nos projets de réforme et paralyse notre progression« .
© Mounir Mehimdate
Par conséquent, le responsable a fait savoir qu'après avoir tout tenté pour convaincre les étudiants de l'importance de continuer leurs études et leur avoir expliqué que les réformes visent à offrir une formation de qualité, et que le gouvernement a montré sa bonne foi à plusieurs reprises, il est maintenant crucial de reconnaître la nécessité d'efforts supplémentaires pour surmonter les obstacles aux réformes dans le secteur de la santé, nécessaires pour le Maroc et ses citoyens.
Il a également annoncé que le premier semestre, tenant compte des deux mois perdus de l'année universitaire, se termine ainsi, avec la possibilité d'une session de rattrapage à la fin de l'année. Pour le deuxième semestre, les cours et stages débuteront immédiatement après la fin des examens de la première session, en février. Les étudiants doivent ainsi rejoindre les stages dès la publication des listes de répartition. « Trois absences non justifiées invalident le stage« , a-t-il notifié.
Et de conclure: « Le dialogue avec les étudiants étant dans l'impasse, nous assumons notre responsabilité politique. La décision de réduire la durée des études en médecine de sept à six ans est irréversible, bénéfique pour tous et maintient la qualité de la formation, nationale ou internationale« .
© Mounir Mehimdate
Pour sa part, le ministre de la Santé et de la Protection Sociale, Khalid Ait Taleb, a mis en avant la pénurie des ressources humaines dont souffre le pays depuis plusieurs années. Cette pénurie, selon le responsable, a un lien direct avec la formation.
« Les chantiers royaux mettent en avant la nécessité de protéger la santé, ce qui est essentiel pour le gouvernement. En tant que professionnel de la santé et enseignant, je vois le potentiel de nos étudiants en médecine, dont la formation pourrait être meilleure et constamment actualisée« , a-t-il expliqué.
Il a confirmé à son tour que l'Exécutif s'engage à ne pas perdre de temps et à éviter les conflits avec les étudiants, reconnaissant ainsi la nécessité d'évoluer dans le domaine de la santé. Ainsi, la réduction de la durée des études médicales est une étape importante pour répondre aux besoins actuels, mais aussi pour accompagner l'avènement des technologies nouvelles et innovantes.
© Mounir Mehimdate
En réponse à une question adressée par Hespress FR sur la conviction des étudiants vis-à-vis de la nouvelle réforme, Ait Taleb a affirmé que « 98% des étudiants en médecine sont convaincus de ce que nous sommes en train de faire. Cependant, la minorité domine en raison de la surenchère. On ne veut pas être convaincu des changements alors qu'on est frustré par rapport à la valeur du diplôme sur le plan international. Plusieurs personnes aspirent à quitter le Maroc pour aller sous d'autres cieux, mais ce n'est pas notre philosophie. Notre conviction aujourd'hui, est de cultiver et d'inculquer plus de citoyenneté parmi ces étudiants et leurs parents« .


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