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Mohammed Deif : fantôme et héros des brigades Ezzedine al-Qassam
Publié dans Hespress le 01 - 08 - 2024

Ce 1er août 2024, l'armée israélienne a annoncé avoir « éliminé » Mohammed Deif, chef charismatique et redouté des Brigades Ezzedine al-Qassam, la branche militaire du Hamas. Après des années de traque acharnée, ce commandant insaisissable a été tué lors d'une frappe aérienne israélienne dans la bande de Gaza le 13 juillet dernier.
Ce nom, synonyme de terreur pour les uns et de résistance héroïque pour les autres, mérite une plongée dans la vie et l'œuvre d'un homme dont l'influence a façonné le conflit israélo-palestinien. Né en 1965 à Khan Younès, dans le sud de la bande de Gaza, Mohammed Deif, de son vrai nom Mohammed Diab Ibrahim al-Masri, rejoint le Hamas à la fin des années 1980.
Parcours de Mohammed Deif, le fantôme
Désigné en 2002 à la tête de la branche armée du Hamas, après la mort de son prédécesseur Salah Chéhadé – tué aussi dans un raid israélien -, Mohammed Deif avait entamé dans les années 1980 son parcours clandestin. En 2000, au début de la seconde Intifada dans les territoires palestiniens contre l'occupation israélienne, il s'échappait – ou était libéré – d'une prison de l'Autorité palestinienne, du temps de Yasser Arafat. Au grand dam des Israéliens.
Ingénieur de formation, il met rapidement ses compétences au service de la cause palestinienne, devenant un expert en explosifs et en tactiques militaires. Deif gravite dans les rangs de l'organisation et émerge comme l'un des principaux architectes de sa branche armée, les Brigades Ezzedine al-Qassam, du nom du célèbre combattant palestinien.
Sa réputation de stratège hors pair et son incroyable capacité à échapper aux tentatives d'assassinat israéliennes le hissent au rang de légende. Blessé à plusieurs reprises, notamment en 2002, lorsqu'il perd un œil et l'usage de plusieurs membres, Deif n'en demeure pas moins actif. Cette résilience et sa discrétion inégalée font de lui un symbole de la lutte armée contre Israël.
L'attaque du 7 octobre : son coup de maître
Le 7 octobre, sous la direction de Deif, les Brigades Ezzedine al-Qassam lancent une attaque coordonnée et spectaculaire contre Israël. Cet assaut, méticuleusement planifié et exécuté, marque l'histoire du conflit et met en lumière les compétences stratégiques de Deif. En orchestrant cette attaque, il démontre une fois de plus sa capacité à frapper au cœur même de l'ennemi.
Depuis, Israël pilonne sans relâche sa bande de Gaza natale, dans une riposte qui a fait au moins 40 000 morts palestiniens, en majorité des civils (femmes, enfants...), d'après des données du ministère de la Santé du gouvernement de Gaza.
Les services de renseignement israéliens ont longtemps considéré Deif comme l'ennemi public numéro un. Sa capture ou son élimination était une priorité pour Israël, qui voyait en lui une menace constante et une figure emblématique du Hamas. Chaque tentative de neutralisation se soldait par un échec, renforçant le mythe entourant cet homme devenu quasi intouchable.
Héritage de violence et de résistance
L'élimination de Mohammed Deif marque la fin d'une ère pour les Brigades Ezzedine al-Qassam et pour le Hamas. Son héritage est celui d'une résistance armée acharnée et d'une violence sans compromis. Pour ses partisans, il reste un héros de la lutte contre l'occupation israélienne. Pour ses ennemis, il est le visage du terrorisme.
L'histoire de Mohammed Deif est celle d'un homme qui a su transformer ses blessures en force et ses défaites en leçons. Sa capacité à survivre et à diriger dans l'ombre a fait de lui une figure centrale du Hamas et un symbole de la résistance palestinienne. La disparition de Deif pourrait bien être un tournant dans le conflit israélo-palestinien. En revanche, son ombre continuera de planer sur la région, rappelant à chacun le prix de cette guerre interminable.
Maître de l'évasion
Avant la frappe du 13 juillet, Deif avait échappé à au moins six tentatives d'élimination connues. En 2014, il échappe à une frappe israélienne dans la bande de Gaza, qui entraîne la mort de son épouse et de l'un de leurs enfants. L'armée israélienne dit avoir disposé de « renseignement de haute-qualité » pour le cibler mi-juillet.
Sa réputation de stratège hors pair et son incroyable capacité à échapper aux tentatives d'assassinat israéliennes le hissent au rang de légende. Blessé à plusieurs reprises, notamment en 2002, lorsqu'il perd un œil et l'usage de certains membres, Deif n'en demeure pas moins actif. Cette résilience et sa discrétion inégalée font de lui un symbole de la lutte armée contre Israël.


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