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Sous couvert de la cause palestinienne, Al Houthi s'en prend au Maroc
Publié dans Hespress le 24 - 08 - 2024

La furie meurtrière d'Israël contre Gaza sert les magouilles de l'Iran et de ses suppôts dans la région. Alors que la tragédie palestinienne occupe une place centrale dans les préoccupations du Maroc, ce dernier se trouve vicieusement pris pour cible dans les narratifs mensongers de Téhéran et consorts. Dernier en date, le déchaînement d'accusations mensongères d'Abdelmalek Al Houthi à l'encontre du Royaume.
Dans un discours diffusé jeudi dernier sur la chaîne de son organisation, le chef des Houthis, Abdelmalek Al Houthi, s'en est pris explicitement au Maroc. Dans un élan populiste caractéristique de l'Iran et de ses sbires, le chef des Houthis s'est lancé dans une attaque contre le Royaume exclusivement.
Il a ainsi déclaré, dans sa veine démagogique habituelle "il y a un mouvement permanent du peuple marocain contre la position officielle, qui est malheureusement celle d'un agent, d'un traître, d'un collaborateur de l'ennemi israélien, et qui a hissé le niveau de sa coopération économique avec l'ennemi israélien, ce qui est tout à fait regrettable ! Mais à la base, il y a un mouvement en cours qui se propage dans de nombreuses villes marocaines".
Abdelmalek Al Houthi ne dit cependant pas pourquoi les autorités marocaines autorisent la tenue de ces marches et sit-in de dénonciation de l'agression israélienne sur Gaza, si celles-ci étaient réellement telles qu'il les a décrites.
Une sortie qui n'est pas surprenante
Cette sortie du chef des Houthis n'est, d'après le professeur en droit public à la Faculté des sciences juridiques et politiques de l'Université Ibn Tofaïl, Azzedine Hannoun, "ni fortuite ni surprenante, elle illustre des visées géopolitiques claire".
Les Houthis "en tant qu'instruments de l'Iran ne peuvent que vilipender le Maroc qui, depuis des décennies, s'est levé contre les tentatives iraniennes d'exercer une certaine hégémonie sur le monde arabo-musulman", souligne-t-il dans une déclaration à Hespress FR.
Le Maroc, indique-t-il, "s'était activement solidarisé avec les Etats arabes faisant face à cette volonté d'hégémonie : c'est le cas de l'Irak durant les années 80, c'est le cas également des Emirats arabes unis, de l'Arabie saoudite du Bahreïn et du Yémen. Le Maroc a même participé à la force militaire qui s'était déployée afin de défendre l'intégrité du territoire saoudien".
D'un autre côté, poursuit le professeur de droit public, "l'axe iranien voudrait redessiner la carte du Proche Orient de manière à faire perdurer un état de guerre. La logique de confrontation est la seule qui permettra au régime politique iranien de maintenir son existence. Le Maroc considéré comme un acteur de paix dans cette région pourrait déranger ces desseins".
Et d'affirmer aussi que "le fait de suggérer une rupture entre la position populaire et celle de l'Etat traduit également une volonté d'attiser les tensions en appelant de manière indirecte certaines catégories de la population à se soulever contre les positions officielles et de faire pression sur le pouvoir politique".
Le Maroc dérange par sa diplomatie active et son rôle singulier
De son côté, le professeur d'études stratégiques au Collège de défense nationale des Émirats Arabes Unis, Mohamed Badine El Yattioui, affirme que "le Maroc est explicitement mentionné par Abdelmalek Al Houthi parce qu'il bouleverse le narratif iranien par sa diplomatie active et le rôle singulier qu'il tient vis-à-vis de la cause palestinienne", soulignant que le Royaume a assuré à plusieurs reprises la médiation entre Israéliens et Palestiniens, feu le roi Hassan II et le roi Mohammed VI ayant plaidé pour la solution de deux États, avec Jérusalem-Est comme capitale de la Palestine.
Et le professeur de rappeler que si le Maroc a signé l'accord tripartite avec les Etats-Unis et Israël en décembre 2020, il a néanmoins clairement annoncé que sa position resterait inchangée à l'égard de la cause palestinienne et que cet accord ne saurait se faire au détriment des droits légitimes du peuple palestinien, tels qu'ils sont reconnus par la communauté internationale.
Par ailleurs, le fait que le Maroc soit très proche de l'ensemble des pays du Golfe, en particulier des Émirats Arabes Unis, de Bahreïn et de l'Arabie Saoudite, qui a des tensions avec les Houthis malgré les récentes négociations, ne laisse pas insensible les Iraniens et leurs sbires, souligne le professeur d'études stratégiques.


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