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Id-Yennayer : Ce nouveau jour férié qui fait bouger l'offre touristique
Publié dans Hespress le 11 - 01 - 2025

A l'occasion des célébrations du Nouvel An amazigh, connu sous le nom d' »Id-Yennayer », qui s'affirme désormais comme un jour férié rémunéré pour la deuxième année consécutive, Marrakech, tout comme plusieurs autres villes du Royaume, voit ses établissements touristiques dynamiser l'expérience culturelle des visiteurs, à travers des offres visant à les plonger dans une immersion unique au cœur des traditions amazighes.
Le Nouvel An amazigh, célébré chaque année avec ferveur, a pris une nouvelle dimension en tant que nouveau jour férié mobilisant les acteurs du secteur touristique dans plusieurs villes marocaines, y compris Marrakech. Lors de la nuit du 13 janvier, plusieurs établissements ont prévu des événements spéciaux qui mettent en avant le riche patrimoine amazigh, notamment à travers des performances musicales de grands artistes et des représentations de danses traditionnelles.
Avec l'essor de cet événement culturel, Marrakech devient une vitrine du patrimoine amazigh, attirant un afflux notable de visiteurs étrangers désireux de découvrir les spécificités de la culture marocaine.
Les retombées de cette dynamique vont au-delà du simple aspect commercial. Selon des experts, ces événements participent à la mise en lumière d'éléments fondamentaux de l'identité marocaine, notamment ceux liés à l'héritage amazigh. Parmi eux, des pratiques uniques comme les Ahwache et les Ahidous méritent une attention particulière pour leur potentiel à obtenir la reconnaissance de l'UNESCO en tant que patrimoine immatériel de l'humanité.
Plongeons dans les origines d'Id-Yennayer. Cette date emblématique est ancrée dans un événement marquant de l'histoire du peuple amazigh, un fait historique indiscutable qui constitue le point de départ de leur calendrier. Ce choix se porte sur l'an 950 avant Jésus-Christ, une période où le roi berbère Sheshonq, aussi connu sous le nom de Chichnaq Ier, accéda au trône d'Egypte, fondant ainsi la XXIIe dynastie qui régnera jusqu'en 715 av. J.-C. Id-Yennayer incarne ainsi la première jalon de l'histoire berbère, selon les experts de l'Académie berbère.
Cette fête, largement célébrée en Afrique du Nord, unit toute la communauté berbère dans une effervescence culturelle. Les festivités d'Id-Yennayer se caractérisent par une multitude de rituels, de coutumes et de traditions uniques. Les familles se réunissent autour de mets traditionnels savamment préparés et assistent à des parades artistiques qui mettent en lumière la richesse et la diversité de l'identité amazighe. C'est une journée qui scelle la mémoire collective et célèbre un héritage flamboyant.
Id-Yennayer est un rite ancestral profondément ancré dans la culture nord-africaine. En langue amazighe, « Yan » et « Ayyur » signifient littéralement « le premier mois de l'année », soulignant l'importance de cette célébration qui se rattache intimement aux pratiques agricoles des amazighs, majoritairement actifs dans l'agriculture et l'élevage.
Lié aux cycles de la nature, Id-Yennayer trouve ses origines dans les traditions agricoles remontant à l'Antiquité. Les Berbères, considérés comme une société ancienne, documentée par des historiens qui les désignaient jadis sous le nom de « Libyens », avaient l'habitude d'organiser leur calendrier en fonction de leurs activités saisonnières. Ainsi, la fête de la nouvelle année était l'occasion de célébrer les récoltes et d'exprimer leur gratitude, avec des plats soigneusement élaborés selon les produits de la terre.
Par ailleurs, la table d'Id-Yennayer, véritable reflet de la diversité régionale, se varie d'une localité à l'autre. Les familles se rassemblent autour de l'Ourkimen, un plat traditionnel de Tafraout à base de pieds de veau, mijoté lentement avec divers féculents durant la nuit. Elles savourent également le Tagoulla ou Tarwayt, un plat emblématique du Souss fait d'une purée de semoule d'orge ou de maïs, agrémentée d'huile d'olive, d'argan ou d'amlou, et souvent délicatement garnie de dattes, d'amandes ou de noix. Chaque repas est ainsi une fête culinaire qui célèbre les dons de la terre et la richesse du patrimoine amazighe.


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