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Immigration: entre Trump et les juges, le bras de fer s'accentue
Publié dans Hespress le 21 - 04 - 2025

Des « juges faibles »: Donald Trump a fustigé une nouvelle fois dimanche les magistrats se dressant sur son chemin, au lendemain d'une décision retentissante de la Cour suprême suspendant les expulsions d'immigrés vénézuéliens au Salvador en vertu d'une loi d'exception.
Dans un long message de Pâques sur sa plateforme Truth Social, le républicain a étrillé les « tarés de la gauche radicale » se battant pour « ramener dans notre pays des meurtriers, des barons de la drogue, des prisonniers dangereux, des aliénés mentaux et des membres bien connus du gang Ms-13 ».
Mais aussi les « juges faibles et inefficaces » permettant « à cette sinistre attaque contre notre nation de se poursuivre ». Une nouvelle offensive contre le pouvoir judiciaire, avec lequel il a engagé un bras de fer sur la question.
La veille, la plus haute instance juridique du pays avait pris de court son administration en annonçant la suspension jusqu'à nouvel ordre des expulsions d'immigrés vénézuéliens vers le Salvador réalisées en vertu d'une loi n'ayant été jusqu'alors utilisée qu'en temps de guerre.
Une décision à laquelle se sont opposés deux des juges les plus conservateurs de la cour.
L'un d'entre eux, Samuel Alito, l'a qualifiée de « précipitée » et de « juridiquement discutable » dans son désaccord écrit, estimant qu'aucun élément « concret » ne soutenait les affirmations des requérants selon lesquelles les expulsions de dizaines d'immigrés vénézuéliens étaient imminentes.
Depuis son retour au pouvoir en janvier, Donald Trump a érigé la lutte contre l'immigration clandestine en priorité absolue, évoquant une « invasion » du pays par des « criminels venus de l'étranger », et mettant en scène des expulsions.
Washington a ainsi expulsé depuis la mi-mars plus de 250 immigrés vers le Salvador, dont une grande partie, des Vénézuéliens, l'ont été en vertu d'une loi d'exception sur « les ennemis étrangers » datant de 1798.
Le républicain a ravivé cette loi obscure afin d'arrêter des immigrés vénézuéliens qu'il accuse d'appartenir à un gang et les expulser manu militari vers le Salvador, où ils sont incarcérés dans une prison de haute sécurité.
Des expulsions vivement contestées par les avocats de plusieurs d'entre eux, qui assurent qu'ils n'appartiennent à aucun gang criminel, n'ont commis aucun crime et ont été ciblés principalement en raison de leurs tatouages.
Une situation qui suscite la vive inquiétude de l'opposition et des ONG de défense des libertés, d'autant plus que Donald Trump est allé jusqu'à affirmer qu'il « adorerait » y envoyer similairement des criminels américains.
« Nous nous rapprochons de plus en plus d'une crise constitutionnelle », a alerté dimanche Amy Klobuchar, sénatrice démocrate du Minnesota sur CNN.
Plusieurs magistrats ont tenté ces dernières semaines de freiner le gouvernement dans sa politique d'expulsions massives, s'attirant les foudres de l'exécutif.
Dans un cas distinct devenu emblématique, l'administration Trump a été sommée par la justice de « faciliter » le retour de Kilmar Abrego Garcia, un immigré salvadorien expulsé à tort et désormais emprisonné au Salvador.
Bien qu'il ait reconnu une « erreur administrative », le gouvernement se montre inflexible et assure que ce père de famille marié à une Américaine et qu'il accuse sans apporter de preuve d'être un gangster, « ne reviendra pas » dans le pays.
« Soyons très clairs, le problème fondamental à l'heure actuelle c'est que l'administration Trump ignore les décisions de justice », a fustigé dimanche sur Fox News le sénateur démocrate Chris Van Hollen, qui dénonce vivement l'envoi de ces hommes dans les prisons du Salvador sans passage par la case tribunal et s'est rendu il y a quelques jours dans le pays d'Amérique centrale pour rencontrer M. Abrego Garcia.
« Si on refuse à une personne ses droits constitutionnels, on menace les droits constitutionnels de tous », a-t-il prévenu sur Fox News.


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