La Fédération nationale des syndicats des pharmaciens du Maroc (FNSPM), décide de reprendre la grève le mardi 29 janvier et organise, à Rabat, un sit-in devant la direction des professions réglementaires du secrétariat général du gouvernement (SGG). Le Syndicat des pharmaciens de Casablanca (SPC) indique à ce propos avoir adressé un courrier le 14 janvier à la fédération, où il annonce son intention de se joindre au mouvement et « appelle à un sit-in, le mardi 29 janvier 2019, devant le Secrétariat général du Gouvernement à Rabat« . Causes : « Les pharmaciens de la capitale économique veulent crier leur ras le bol afin de faire cesser l'anarchie créée par le non-respect des horaires d'ouverture et de fermeture, le non-respect de l'éthique, la déontologie et la législation régissant la profession« , fait savoir le SPC. Le Syndicat ne s'arrête pas là, il dénonce dans ce même courrier « le silence complice du SGG et des autorités locales par rapport à cette impunité et cette loi de la jungle qui s'installe à cause de l'indifférence du SGG et l'autorité de tutelle« . Il déclare également que le sit-in du 29 janvier n'est que « le début d'une longue série de manifestations pour que le pharmacien puisse retrouver la paix dans son exercice quotidien, dans le respect de la loi qui régit la profession pharmaceutique« . Une grève plutôt prévisible, estime le SPC, vu la « désorganisation » que connaît la profession et particulièrement à Casablanca. Et de faire remarquer que « certains pharmaciens dont les voisins ne respectent pas les horaires ont perdu une grosse part de leur chiffre d'affaires. Cette baisse est venue s'ajouter à la baisse des prix des médicaments, à l'effritement du monopole...etc« . Rappelons que le ministre de la santé, Anass Doukali, avait tenu une réunion, le 21 décembre 2018 avec la FNSPM et la Confédération des syndicats des pharmaciens du Maroc (CSPM), consacrée à l'étude de l'état des lieux du secteur de la pharmacie. Cette rencontre n'a toutefois pas calmé la situation puisqu'une grève nationale a été observée le 27 décembre 2018, les pharmaciens réclamant un meilleur encadrement de la législation quant à l'impunité de certaines pharmacies sur les horaires et garde de nuit, le retard pris dans la publication de la pharmacopée, la réforme de la loi régissant l'activité et qui remonte à 1922, ainsi qu'une fiscalité équitable. Lire aussi: Les pharmaciens annoncent une grève nationale le 27 décembre prochain