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Maroc 2024 : entre reprise économique et défis structurels
Publié dans Hespress le 27 - 08 - 2025

Après plusieurs années de secousses économiques, le Maroc retrouve une stabilité relative en 2024, avec une croissance de 3,8%. Le dernier rapport annuel du Conseil de la Concurrence dresse un panorama détaillé de l'état des marchés, de la consommation des ménages à l'investissement industriel, tout en mettant en lumière les contraintes persistantes et les perspectives à moyen terme.
L'économie marocaine semble avoir retrouvé en 2024 un rythme proche de celui d'avant la pandémie, après une série de chocs négatifs. Selon le rapport annuel du Conseil de la Concurrence, publié ce mercredi, le produit intérieur brut (PIB) a progressé de 3,8%, légèrement supérieur aux 3,7% enregistrés en 2023. Cette croissance, encore loin des ambitions du Nouveau Modèle de Développement (6% d'ici 2035), a été soutenue par une reprise équilibrée de la demande intérieure, conjuguant consommation privée, investissement domestique et étranger, ainsi qu'un apaisement de l'inflation.
La consommation des ménages a connu une amélioration notable grâce à la désinflation et à l'accroissement du revenu réel. L'inflation totale s'est limitée à 0,9% contre 6,1% en 2023, tandis que l'inflation sous-jacente est tombée à 2,2%. Le recul des prix des produits volatils, combiné aux mesures budgétaires et à une politique monétaire prudente de Bank Al-Maghrib, a permis de renforcer le pouvoir d'achat. Les aides sociales, les augmentations salariales dans le secteur public et le dynamisme des transferts des Marocains résidant à l'étranger (MRE) ont également joué un rôle clé dans cette stabilisation.
Du côté de l'offre, le rapport souligne des performances contrastées. L'agriculture a pâti d'une sécheresse persistante, avec une récolte céréalière en chute de 43% par rapport à 2023, alors même que les exportations agricoles ont augmenté de 6,8%. Les filières arboricoles et maraîchères ont mieux résisté grâce à un programme d'assolement, tandis que la production animale a enregistré des résultats mitigés, avec la hausse de la viande de poulet et des œufs et recul du lait et du bétail. La pêche, elle, a progressé, notamment pour les céphalopodes et les poissons pélagiques.
L'industrie et les activités secondaires ont constitué un moteur de reprise. L'industrie extractive a bondi de 13% portée par le phosphate et l'OCP, tandis que la transformation et la construction ont affiché respectivement +3,3% et +5%. Les secteurs manufacturiers à forte valeur ajoutée, tels que la chimie, l'automobile et l'aéronautique, ont enregistré des croissances solides, contrastant avec la stagnation de l'agroalimentaire et le recul de certaines industries traditionnelles comme le textile, le cuir et le bois.
Le secteur tertiaire a également contribué à la dynamique économique, avec une progression de 4,6%. Le tourisme a connu un record historique de fréquentation avec 17,4 millions de visiteurs, mais le tourisme interne stagne. L'immobilier reste en retrait (-1,6%), tandis que les transports et la finance affichent de solides performances. Le transport aérien a transporté 32,7 millions de passagers (+21%), le fret maritime et ferroviaire progressant respectivement de 15,2% et 20%.
Malgré ces avancées, plusieurs défis structurels persistent. Le rapport pointe la sécheresse, le stress hydrique, la dette publique et la reconfiguration des chaînes de valeur mondiales comme des facteurs limitants. Les réformes engagées sous l'impulsion royale, centrées sur la transition verte et numérique, la sécurisation énergétique et hydrique, et le renforcement de l'Etat social, visent à soutenir la compétitivité et la résilience de l'économie.
Sur le plan de l'offre globale, les mesures conjoncturelles ont permis de maintenir un équilibre proche, tout en limitant les tensions sur les prix. L'approvisionnement en matières premières et produits de base est resté stable, malgré une forte pression sur les stocks agricoles. Le gouvernement a multiplié les soutiens aux producteurs, notamment via des subventions et des contrats-programmes visant à moderniser les circuits et améliorer la productivité.
Le rapport attire également l'attention sur le rôle central des intermédiaires dans la distribution des fruits et légumes, souvent à l'origine de marges gonflées et de prix élevés pour le consommateur. Le Conseil de la Concurrence recommande un renforcement du contrôle des marchés et une régulation des marges pour garantir une répartition plus équitable des bénéfices.
Quant à l'investissement, il a été un moteur clé de la reprise, avec une intensification des investissements publics (+11,7%), privés (+10,5%) et étrangers (+55,4%). Ces flux soutiennent la modernisation des infrastructures, le développement durable et la compétitivité industrielle.


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