L'Association nationale des médias et des éditeurs (ANME) a exprimé, mercredi 27 août, sa plus vive réprobation à l'égard d'une série d'articles publiés depuis le 24 août par le quotidien français Le Monde, articles jugés hostiles au roi Mohammed VI et à l'institution monarchique. Selon l'ANME, «ces textes ne relèvent nullement de l'exercice journalistique et laissent une tache indélébile dans un quotidien réputé jadis pour son sérieux». L'association considère que cette série ne s'apparente pas à une enquête mais à «un genre proche du ragot, dépourvu de sources, peuplé d'anecdotes fictives, et destiné à servir un agenda résolument hostile à l'institution monarchique, socle de la Nation marocaine». L'ANME fustige la dérive jugée mensongère et tendancieuse L'organisation professionnelle a relevé que «les journalistes chevronnés qui disposent de sources crédibles au sein même de l'institution monarchique confirment que les faits rapportés par Le Monde relèvent de l'imaginaire». Elle insiste sur le caractère fallacieux des récits publiés, en affirmant qu'il ne s'agit «que d'un amas d'anecdotes colportées par deux journalistes français, répétant des rumeurs sans consistance». Dès lors, l'ANME s'interroge sur le sens de cette entreprise: «La fin de règne que suggèrent les auteurs de ces articles n'existe que dans leur imagination. S'il est un crépuscule, il concerne plutôt un journal naguère de référence, et désormais friand de commérages au service d'agendas occultes». L'Association dénonce une volonté de manipulation L'association a par ailleurs condamné avec vigueur ce qu'elle qualifie de «tentative manifeste de manipulation et de déstabilisation». Elle estime que ces manœuvres «sont renvoyées à leur propre insignifiance, car les instigateurs de ces articles ignorent visiblement que le Maroc, en marche, ne s'arrête pas sur l'inanité de scénarios racoleurs». Enfin, l'ANME a établi un lien entre ces publications et certaines crispations politiques à Paris: «L'embellie dans les relations franco-marocaines ne plaît pas à certaines parties françaises demeurées prisonnières de réflexes anciens». Selon elle, «si l'intention de ces articles est de provoquer une tension entre Rabat et Paris, c'est Le Monde qui se trompe de cible».