La ministre de l'Économie et des Finances, Nadia Fettah, a affirmé que la hausse des prix enregistrée ces dernières années résultait de crises mondiales successives et complexes, qui ne concernent pas uniquement le Maroc. Elle a souligné que le gouvernement s'était mobilisé en mettant en œuvre une série de mesures pour protéger le pouvoir d'achat des citoyens et assurer la stabilité du marché national. Lors d'une séance de questions orales à la Chambre des représentants, lundi, Mme Fettah a précisé que le gouvernement avait alloué un total de 120 milliards de dirhams entre 2022 et 2025 pour soutenir de nombreux produits et services de base, et maintenir les prix de l'électricité et de l'eau à des niveaux acceptables, malgré la hausse mondiale du coût de l'énergie. La ministre a ajouté que le gouvernement avait également œuvré au renforcement des revenus et à l'amélioration du pouvoir d'achat grâce à divers programmes sociaux, tout en adoptant une vision stratégique axée sur le renforcement de la sécurité alimentaire, l'approvisionnement en eau pour les activités agricoles et la réduction du coût de l'énergie. Ces actions s'inscrivent dans le cadre de stratégies intégrées visant à garantir la sécurité économique et sociale du Royaume. Elle a insisté sur le fait que les opérations de contrôle sur les marchés se poursuivaient en coordination avec les services compétents, et qu'aucune tentative de monopolisation ou de profit illicite ne serait tolérée. Elle a souligné que le gouvernement assumait pleinement ses responsabilités et travaillait constamment à trouver des solutions pratiques et durables pour faire face à cette situation. Mme Fettah a indiqué que le taux d'inflation au Maroc était redescendu à 1,1 % jusqu'en août 2025, après avoir atteint un pic d'environ 13 % pendant la crise. Elle a estimé que cette baisse reflétait l'efficacité des mesures gouvernementales dans l'atténuation des effets des chocs externes. La ministre a également affirmé que le gouvernement poursuivait ses efforts pour stabiliser les prix et équilibrer le marché, tout en protégeant les catégories vulnérables et en soutenant les secteurs vitaux. Elle a considéré que la conjoncture actuelle nécessitait une mobilisation collective permanente pour relever les défis économiques et sociaux.