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FIFM - Rencontre avec Maryam Touzani : Rue Malaga, Tanger et l'art de filmer l'intime
Zoubida Senoussi
Publié dans
Hespress
le 01 - 12 - 2025
Le nouveau long-métrage de Maryam Touzani, Rue Malaga, présenté au Festival du Film de
Marrakech
, marque un tournant dans la filmographie de la réalisatrice. Plus personnel, plus enraciné, plus intime : ce film tourné à
Tanger
, sa ville natale, est probablement son œuvre la plus viscérale. Il embrasse la mémoire, l'âge, l'amour et l'appartenance avec un naturel bouleversant. Lors d'un entretien accordé à Hespress FR, la réalisatrice marocaine raconte son lien très personnel avec cet oeuvre.
Pour Maryam Touzani, Rue Malaga prolonge une recherche créative entamée depuis ses débuts : raconter des histoires qui viennent du dedans, qui ne s'inventent pas mais se ressentent. Elle confie : ce film est le plus personnel qu'elle ait réalisé, puisant directement dans ses souvenirs, son rapport à
Tanger
, et dans cette nécessité intime de donner voix aux existences qu'elle porte en elle.
« Rue Malaga est le plus personnel de mes films. Il va chercher dans ma vie, dans mes souvenirs, dans ce que la ville a laissé en moi. Tourner à
Tanger
, c'était revenir à la source», explique-t-elle.
Le film suit Maria, septuagénaire espagnole installée depuis des décennies au Maroc, qui refuse de quitter sa maison malgré la décision de sa fille de la vendre. Ce simple point de départ ouvre un monde : celui d'une femme qui, à un âge où l'on ne l'attend plus, retrouve le désir, la sensualité, la liberté. Une histoire d'amour tardif mais incandescent, filmée avec une pudeur lumineuse.
Pour Touzani, ce film n'est pas seulement une œuvre de fiction : c'est un retour au foyer, à la ville qui l'a façonnée. « C'est mon premier long-métrage tourné à
Tanger
, ma ville natale. Ce n'est pas un hasard. Tourner ici, c'était accepter de revenir dans ce qu'il y a de plus intime en moi.». Rue Malaga devient ainsi une lettre d'amour aux ruelles, aux visages, aux bruits et aux parfums qui l'ont accompagnée depuis l'enfance.
Une fiction, mais un film viscéral
La cinéaste insiste : elle ne délivre pas un message, elle propose un ressenti. « Il n'y a pas de morale à recevoir, seulement une femme à rencontrer. »
Maria, l'héroïne incarnée par Carmen Maura, porte à l'écran cette idée de résistance douce, d'amour tardif, de renaissance au seuil de la vieillesse. Touzani veut qu'on l'écoute, qu'on s'asseye avec elle sur ce banc, qu'on respire son
Tanger
: « J'ai envie que le public plonge dans la vie de Maria Angeles. Qu'il comprenne pourquoi elle est viscéralement attachée à cette ville, pourquoi elle aime ce pays avec une telle force. »
Selon la réalisatrice, vieillir n'y est pas une fatalité, mais une ouverture. « Pour moi, vieillir est quelque chose de beau. On a trop peur de la vieillesse. Moi, j'ai voulu la célébrer. »
Rue Malaga est un film sensoriel : couleurs, matières, cuisson du pain, tissus qui oscillent au vent. Une écriture visuelle instinctive, presque organique.
« Je décris ces villes avec amour parce que je les aime profondément. Les détails me bouleversent : une lumière, un geste, une odeur. La vie est faite de détails, alors mes films aussi», exprime-t-elle.
Tanger
n'est pas un décor, mais un corps. Et Touzani filme ce corps avec une douceur inouïe, sans fard, sans exotisme, avec vérité. « Écrire un film, c'est partager un regard. Pas une démonstration. Juste un ressenti. »
© Mounir Mehimdate
Une génération marocaine qui affirme sa voix
Pour Maryam Touzani, Rue Malaga arrive à un moment clé : celui où le cinéma marocain se réinvente, où de nouvelles voix émergent avec force. Elle dit être fière de faire partie de cette génération qui ose raconter depuis ici, depuis le territoire, avec un regard personnel et ancré. : « Je trouve que le cinéma marocain est en pleine ébullition, et je suis heureuse de voir qu'il y ait tellement de cinéastes qui émergent avec des histoires fortes, qui traversent les frontières, et qui racontent nos propres récits à partir d'ici, et ça c'est quelque chose de très beau, je suis très heureuse de voir ça, et fière de faire partie aussi de cette génération-là, de voix qui s'élèvent.»
Elle observe l'arrivée de nouvelles voix, de nouveaux films, de nouvelles écritures. Un mouvement profond auquel elle appartient, sans bruit mais avec constance.
Dans Rue Malaga, l'identité, l'appartenance, les racines tissent la toile narrative. Maria est espagnole, mais
Tanger
est son cœur. Le film devient alors un espace de questionnement : qu'est-ce qui nous relie à un lieu ? qu'est-ce qu'on perd quand on le quitte ? l'amour peut-il défier le temps, la famille, la frontière ?
Pour Touzani, Rue Malaga répond par l'émotion plutôt que par le message. Il ne prouve pas, il sent. Et c'est là toute sa puissance. Entre ode à la vie, portrait de femme, lettre d'amour à
Tanger
et réflexion sur le temps, Rue Malaga est une œuvre douce, généreuse et lumineuse. Elle nous enveloppe, nous berce, nous serre un peu, puis nous laisse sortir avec le cœur plus large. Il y a la mélancolie, oui. Le regret parfois. Une fin qui surprend. Mais surtout, il y a la tendresse. La beauté. L'espoir. Un film qui rappelle qu'il n'est jamais trop tard pour aimer, recommencer, respirer, vivre.
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