Les retenues des barrages au Maroc ont enregistré une amélioration notable, les ressources hydriques disponibles atteignant environ 10,3 milliards de mètres cubes, soit une hausse d'environ 121 % par rapport à la même période de l'année précédente. Le taux global de remplissage des barrages s'est ainsi élevé à 61,6 % à la date de dimanche. Selon les dernières données actualisées au 1er février 2026, le bassin du Bouregreg arrive en tête des bassins les plus remplis, avec un taux global de 94,1 % et un volume d'eau avoisinant 1 019 millions de mètres cubes. Le barrage Sidi Mohammed Ben Abdellah constitue le pilier principal de ce bassin, avec un taux de remplissage de 96 % (environ 938,8 millions de m3), suivi du barrage Tamesna (83 %), du barrage El Maleh (80 %). Le bassin du Sebou, le plus important réservoir hydrique du pays, a atteint un taux de remplissage global de 81,4 %, avec une retenue massive de 4 521,9 millions de mètres cubes. Le barrage Al Wahda y détient la plus grande part, avec un volume estimé à 3 181,9 millions de m3 et un taux proche de 90 %, alors que les barrages Bouhouda et Bab Louta ont atteint un remplissage total de 100 %, et que le barrage Allal El Fassi a enregistré 96 %. Le bassin du Tensift a connu une situation hydrique jugée excellente, avec un taux de remplissage global de 82 % et une retenue d'environ 186,4 millions de mètres cubes. Le barrage Abou El Abbas Sebti a atteint 100 %, suivi de Moulay Abderrahmane (99 %), Ahmed Ben Slimane Al Jazouli (94 %), tandis que le barrage Yacoub Al Mansour affiche environ 91 %. Dans le même sillage, le bassin du Loukkos a maintenu des indicateurs positifs, avec un taux global de 79 % et une retenue totale de 1 509,6 millions de mètres cubes. Trois barrages y ont atteint un remplissage complet (100 %) : Oued El Makhazine (672,8 millions de m3), Smir (38,9 millions de m3) et Nakhla (4,2 millions de m3). Le barrage Ibn Battouta a atteint 98 %, suivi des barrages Kharroub et Moulay Hassan Ben El Mehdi (95 % chacun), tandis que Dar Khroufa affiche 60 %, avec un stock d'environ 291,1 millions de m3, renforçant ainsi les réserves hydriques du nord du pays. Concernant le bassin du Souss-Massa, le taux de remplissage global s'est établi à 53,7 %, avec une retenue de 393 millions de mètres cubes. Le barrage Aoulouz a atteint 100 %, suivi des barrages Moulay Abdellah et Ahl Souss (99 % chacun), alors que le barrage Youssef Ben Tachfine reste à environ 48 %. Le bassin de la Moulouya a également affiché une amélioration notable, avec un taux global porté à 52,1 %, correspondant à un volume de 374,1 millions de mètres cubes. Cette évolution est principalement due au remplissage total du barrage Ali Ouad Zza (100 %, soit 94,8 millions de m3) et à la hausse significative de la retenue du barrage Mohammed V, qui a atteint 153,6 millions de m3 (93 %). En revanche, certains barrages restent à des niveaux moyens ou faibles, tels que Projet Hamadi (65 %) et les barrages Hassan II et Tamalout (27 % chacun). Le bassin Guir–Ziz–Ghéris a enregistré un taux de remplissage global de 58,5 %, avec une retenue estimée à 314,3 millions de mètres cubes, tandis que le barrage Hassan Addakhil s'est stabilisé à 74 %, avec environ 233,9 millions de m3. À l'inverse, le bassin du Drâa-Oued Noun demeure le plus faible en termes de remplissage, avec un taux ne dépassant pas 31,8 % et une retenue globale de 333,6 millions de mètres cubes. Le barrage Agdez y arrive en tête avec 42 %, suivi du barrage Mansour Eddahbi à environ 34 %.