La scène est inhabituelle, presque irréelle. À Ksar El Kébir, des rues entières sont vides, des quartiers bouclés, des commerces fermés, et un silence rare s'est installé dans plusieurs zones de la ville. Ces images ne traduisent pas un abandon, mais au contraire une opération préventive d'envergure menée par les autorités pour protéger les habitants face au risque d'inondations. Dans le cadre des mesures de précaution accompagnant les fortes perturbations météorologiques annoncées, les autorités locales ont procédé à l'évacuation des quartiers menacés par la montée des eaux. L'intervention, menée dans l'urgence mais avec organisation, a permis de vider les zones les plus exposées avant que la situation ne se détériore. Les habitants concernés ont été orientés vers des centres d'hébergement aménagés pour accueillir les sinistrés dans des conditions encadrées. Parallèlement, un accompagnement a été assuré pour les personnes souhaitant quitter temporairement la ville, afin de garantir des déplacements sécurisés hors des zones à risque. Les images montrent des artères barrées par des dispositifs de sécurité, des axes résidentiels totalement déserts et des façades closes, illustrant l'ampleur de l'opération. Ce vide apparent est en réalité le résultat d'un travail rapide et soutenu des autorités locales, qui ont agi en amont pour éviter tout scénario dramatique. Cette évacuation préventive s'inscrit dans une approche fondée sur l'anticipation du danger plutôt que l'intervention après coup. Face aux alertes météorologiques et au risque réel de crues, la priorité a été donnée à la sécurité des citoyens, quitte à paralyser temporairement la vie urbaine. La coordination entre autorités locales, forces de sécurité et services d'intervention a permis de mener l'opération dans un climat de calme et de discipline. L'objectif : réduire au maximum l'exposition des habitants au danger et limiter les risques humains liés aux intempéries. Ksar El Kébir offre ainsi l'image d'une ville mise à l'arrêt non par la catastrophe, mais pour l'éviter. Derrière ces rues vides, c'est une stratégie de protection qui se déploie, où la prévention devient le principal rempart face aux aléas climatiques.