De Dakhla à Tanger, en passant par Marrakech, Fès ou Casablanca, le Hackathon RamadanIA sillonne le Royaume avec une ambition : transformer les compétences marocaines en intelligence artificielle en solutions concrètes répondant aux défis locaux. Clôturant l'étape organisée dans la région de Dakhla-Oued Eddahab, la ministre de la Transition numérique et de la Réforme de l'Administration a mis l'accent sur la portée nationale de l'initiative, inscrite dans la dynamique « AI Made in Morocco » et dans la mise en œuvre de la stratégie Maroc Numérique 2030. « Pendant ces trois jours intenses, nous avons pu constater le niveau d'engagement des équipes participantes », a déclaré Amal El Fallah Seghrouchni, saluant « la capacité à transformer des idées en solutions concrètes répondant à des défis réels liés aux spécificités et aux potentialités de cette région ». Pour elle, cette dynamique constitue « un indicateur fort démontrant que le capital humain marocain est capable de créativité, de compétitivité et d'innovation dès qu'on lui en donne l'opportunité ». Une IA ancrée dans l'équité territoriale Au-delà de la compétition technologique, la ministre a insisté sur la dimension territoriale du programme. L'organisation du hackathon dans les 12 régions traduit, selon elle, « un engagement ferme en faveur de l'équité territoriale dans sa dimension numérique », garantissant à chaque région la valorisation de ses atouts propres. Evoquant le potentiel de Dakhla, elle a mis en avant « ses ressources naturelles et stratégiques ainsi que ses jeunes talents ambitieux dans les domaines de la technologie et de l'innovation », estimant que la région constitue « un espace prometteur pour accueillir ce type d'initiatives ». Le message central de son intervention a porté sur la finalité de l'intelligence artificielle. « Pour nous, le pari de l'intelligence artificielle est à la fois un pari de développement et un pari éthique », a-t-elle affirmé. Une IA, a-t-elle précisé, « au service du citoyen, améliorant la qualité des services de santé et d'éducation, optimisant la gestion des ressources vitales et soutenant les petites et moyennes entreprises dans leur transformation numérique ». Dans cette perspective, la ministre a annoncé que les projets prometteurs bénéficieront d'un accompagnement spécifique : mise en relation avec des partenaires publics et privés, préparation aux phases de test et de généralisation, et possibilité de participation à des événements technologiques internationaux tels que le GITEX afin de renforcer le rayonnement des compétences marocaines. Elle a également rappelé les projets structurants en cours, citant notamment le lancement des centres de données verts « Igoudar Dakhla » et la création de l'Institut Al-Jazari pour l'Intelligence Artificielle et la Transition Energétique dans la région. En conclusion, Amal El Fallah Seghrouchni a appelé les jeunes talents à « poursuivre ce chemin avec initiative et responsabilité » pour contribuer à l'édification « d'un écosystème numérique souverain, innovant, capable de générer de la valeur ajoutée et des opportunités d'emploi ».