Dans des déclarations accordées à Hespress FR à l'issue des travaux de la réunion parallèle de haut niveau, coprésidée par le Délégué interministériel aux droits de l'Homme, Mohammed El Habib Belkouch, ce mardi 26 février 2026 à Genève en marge de la 61e session du Conseil des droits de l'homme des Nations unies, Marc Limon, directeur exécutif de l'Universal Rights Group (URG) et ancien diplomate britannique auprès du Conseil des droits de l'Homme de l'ONU, a mis en lumière le rôle central du Maroc dans le développement des NMIRF (National Mechanisms for Implementation, Reporting, and Follow-up). Marc Limon, qui a travaillé au Conseil des droits de l'Homme dès sa création en 2006 jusqu'en 2012 et a participé à la négociation de son cadre institutionnel ainsi qu'à un large éventail de questions thématiques et spécifiques à certains pays au cours de vingt et une sessions ordinaires et dix-neuf sessions extraordinaires, a rappelé que le Maroc a été l'un des leaders mondiaux dès le début de cette dynamique. « Le Maroc, dès le tout début, a joué l'un des rôles cruciaux dans le développement des NMIRF, qui, rappelons-le, il y a sept ou huit ans, étaient totalement inconnus. Personne ne pensait sérieusement à la manière dont les gouvernements pouvaient renforcer la mise en œuvre de leurs obligations internationales en matière de droits humains », a-t-il affirmé dans des déclaration à Hespress Fr à de l'issue de la réunion parallèle de haut niveau sur les NMIRF, coprésidée par le Délégué interministériel aux droits de l'Homme, Mohammed El Habib Belkouch, ce mardi à Genève, en marge de la 61e session du Conseil des droits de l'Homme. Limon a expliqué que, à l'époque, les gouvernements fonctionnaient par « différents comités interministériels pour chaque traité et chaque mécanisme », souvent de manière « dupliquée et non coordonnée » et a insisté sur le fait que certains pays pionniers, parmi lesquels le Maroc en Afrique, le Paraguay en Amérique latine, Samoa dans le Pacifique et le Portugal en Europe, ont compris qu'il fallait centraliser la coordination. Le directeur exécutif de ce think tank spécialisé dans les droits de l'homme a également rappelé que le Maroc avait organisé plusieurs réunions à Marrakech et travaillé avec l'Universal Rights Group à l'adoption du Marrakech Guidance Framework, qui a jeté les bases du Réseau international des NMIRF. Selon lui, le Royaume a probablement été le leader mondial de cette initiative. Pour illustrer son propos, il a pris l'exemple des droits des femmes, mettant en avant les progrès considérables réalisés par le Maroc pour traduire ses obligations en vertu de la Convention sur l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes (CEDAW) en réformes législatives et politiques concrètes, au point de pouvoir lever toutes ses réserves à la Convention. Il a ajouté que le Maroc avait étendu cette dynamique aux droits des enfants et des personnes en situation de handicap, ainsi qu'à la liberté de religion et à la lutte contre la haine et l'intolérance religieuses, notamment à travers le Plan d'action de Rabat et le dialogue interreligieux à Fès. Selon lui, ces initiatives démontrent que le Maroc ne se contente pas d'améliorer sa législation nationale, mais qu'il contribue également à diffuser les bonnes pratiques au niveau international, renforçant ainsi sa crédibilité en tant qu'acteur clé dans le renforcement des mécanismes nationaux de protection des droits humains. L'ancien diplomate a conclu que le Royaume met à profit son engagement auprès des Nations unies pour impulser des progrès dans de nombreux domaines, au bénéfice non seulement de sa population, mais aussi de la communauté internationale. Pour Marc Limon, le modèle marocain illustre comment un État peut passer d'un suivi fragmenté et inefficace à un système intégré, capable de traduire recommandations et normes internationales en résultats tangibles, tout en inspirant d'autres pays à suivre cette voie.