La participation de l'équipe d'Iran de football à la Coupe du Monde 2026 continue d'alimenter les tensions politiques. Alors que Donald Tump a jugé « inappropriée » sa participation, la sélection iranienne est finalement sortie de son silence pour affirmer qu'aucune décision de retrait n'avait été prise. Le débat a pris de l'ampleur dans un contexte de fortes tensions au Moyen-Orient. L'Iran, visé par des frappes militaires américaines et israéliennes, avait vivement critiqué la situation. Dans ce climat, le ministre iranien des Sports, Ahmad Donyamali, avait évoqué l'idée d'un boycott du tournoi mondial. La compétition doit se dérouler en Amérique du Nord, avec une organisation conjointe des États-Unis, du Canada et du Mexique. Lors du tirage au sort, la sélection iranienne avait été placée dans le groupe G aux côtés de la Belgique, de l'Égypte et de la Nouvelle-Zélande. De son côté, le président américain Donald Trump avait réagi publiquement en invitant l'Iran à confirmer son éventuel retrait, estimant que la présence de l'équipe pourrait poser des problèmes de sécurité pour les joueurs. Sur la plateforme Truth Social, il a déclaré que la sélection iranienne restait la bienvenue au tournoi, tout en jugeant que sa participation ne serait peut-être pas appropriée dans les circonstances actuelles. Ces propos ont suscité une réponse directe de la sélection iranienne. Sur son compte Instagram, la fédération a rappelé que la Coupe du monde est une compétition internationale organisée par la FIFA, et non par un seul pays hôte. Elle a également souligné que l'Iran s'était qualifié pour le tournoi grâce à ses performances sportives et à ses victoires successives lors des éliminatoires. «La Coupe du monde est un événement historique et international, dont la FIFA, et non un pays, est l'organisatrice. L'équipe nationale iranienne a été parmi les premières à se qualifier pour ce tournoi majeur, grâce à sa domination et aux victoires consécutives des joueurs iraniens. Il est donc inconcevable d'exclure l'Iran de la Coupe du Monde. Le seul pays qui pourrait être exclu est celui qui porte simplement le titre de « pays hôte » (les États-Unis, ndlr) mais qui n'a pas la capacité d'assurer la sécurité des équipes participant à cet événement mondial», a-t-elle écrit.