La Cour d'appel de Rabat a définitivement tranché dans le dossier des violences ayant émaillé la finale de la Coupe d'Afrique des nations (Maroc 2025). Réunie jusque tard dans la nuit de lundi à mardi, la juridiction a confirmé les jugements rendus en première instance à l'encontre des supporters poursuivis pour leur implication dans ces incidents survenus lors de la rencontre entre le Maroc et le Sénégal. Cette décision est intervenue à l'issue d'une audience marathon, entamée en début d'après-midi et marquée par plusieurs interruptions, dont l'une liée à un malaise d'un supporter sénégalais, évacué vers l'infirmerie du tribunal avant de reprendre sa place après amélioration de son état. Les débats ont été particulièrement nourris, avec de longues plaidoiries des avocats de la défense des 18 supporters sénégalais impliqués dans l'affaire, et du ressortissant français d'origine algérienne poursuivi dans le même dossier, en plus des interventions des parties civiles et des réquisitions du ministère public. Parmi les demandes formulées par la défense figurait la convocation du président de la Confédération africaine de football (CAF), en tant qu'instance organisatrice de la compétition, ainsi que la projection des enregistrements vidéo exploités par la police judiciaire. Des requêtes rejetées par le parquet, qui a estimé que les faits reprochés étaient « publics et constatés par tous », considérant que ces démarches n'apporteraient aucun élément nouveau au dossier. En confirmant les peines initiales, la Cour d'appel entérine ainsi des condamnations allant de trois mois à une année de prison ferme, assorties d'amendes. Certains condamnés, dont trois supporters sénégalais et un supporter français, devraient achever leur peine dès le 18 avril, tandis que d'autres poursuivent encore l'exécution de leur condamnation. Pour rappel, la juridiction de première instance avait prononcé, en février dernier, des peines différenciées en fonction du degré d'implication : trois mois de prison ferme pour certains accusés, six mois pour d'autres, et jusqu'à une année d'emprisonnement pour les faits les plus graves, tout en accordant des circonstances atténuantes à une partie des prévenus. Les faits reprochés incluent notamment l'envahissement de la pelouse, la participation à des actes de violence, des agressions contre les forces de l'ordre, ainsi que des dégradations d'équipements sportifs et des jets de projectiles, allant de sièges à des objets métalliques.