Le verdict est tombé pour les individus impliqués dans les incidents ayant terni la finale continentale. Dix-huit supporters sénégalais ont été condamnés par le tribunal de première instance de Rabat à des peines de prison ferme, reconnus coupables d'actes de violence et de dégradations commis en marge de la Coupe d'Afrique des nations. Le tribunal de première instance de Rabat a condamné 18 supporters sénégalais à des peines de prison allant de trois mois à un an pour avoir participé aux violences qui ont émaillé la finale de la Coupe d'Afrique des nations de football. Les accusés ont été jugés pour pour « hooliganisme », accusation incluant des actes de violence notamment contre les forces de l'ordre, dégradation d'équipements sportifs, invasion de la pelouse ainsi que jets de projectiles. Ils avaient précédemment nié avoir commis des infractions pendant le match, qui avait été marqué par des troubles et s'était soldé par la victoire de leur équipe nationale 1-0 après prolongation. La défense à fait part, dans des déclarations à Hespress Fr, de faire appels de ces jugements. Noton que le parquet avait requis la condamnation des supporters sénégalais, et d'un ressortissant français d'origine algérienne, poursuivis à la suite de ces incidents. Lors de son réquisitoire, le représentant du ministère public a estimé que les prévenus, présentés en état d'arrestation, se sont rendus coupables d'actes liés au déroulement d'une manifestation sportive, relevant de ce que la législation qualifie de violences et troubles dans les stades. Le magistrat a détaillé l'ampleur des dommages matériels enregistrés, affirmant que les dégradations subies par les infrastructures du Stade Prince Moulay Abdellah sont estimées à près de 4 millions 870 mille dirhams.