L'Iran durcit le ton face aux États-Unis et conditionne toute réouverture du stratégique détroit d'Ormuz à la levée du blocus naval imposé à ses ports. Une position ferme exprimée mercredi par le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, dans un contexte de fortes tensions malgré l'annonce récente d'une trêve. Dans un message publié sur le réseau X, cette figure influente du pouvoir iranien a clairement rejeté l'idée d'un retour à la normale tant que les restrictions américaines restent en vigueur. Selon lui, parler de cessez-le-feu n'a aucun sens si, dans le même temps, des mesures de blocus continuent d'entraver les activités maritimes de l'Iran. Cette déclaration intervient au lendemain de l'annonce faite par Donald Trump concernant la prolongation unilatérale de la trêve conclue le 8 avril entre les deux pays. Une initiative qui, loin d'apaiser la situation, semble au contraire raviver les tensions, Téhéran estimant que Washington ne respecte pas ses engagements. Au cœur de ce bras de fer diplomatique, le détroit d'Ormuz reste un point névralgique. Ce passage maritime, par lequel transite une part essentielle du commerce mondial de pétrole, constitue un levier stratégique majeur pour l'Iran. En maintenant sa fermeture, les autorités iraniennes entendent faire pression sur les États-Unis et dénoncer ce qu'elles considèrent comme une violation manifeste des termes du cessez-le-feu. Ainsi, malgré les annonces de désescalade, le climat demeure fragile et incertain dans la région, où chaque décision autour du détroit d'Ormuz peut avoir des répercussions économiques et géopolitiques à l'échelle mondiale.