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#LaisseLePourrir: Les internautes montent au créneau face à la hausse des prix de l'oignon
Publié dans Hespress le 09 - 05 - 2019

Le Maroc est un pays dont l'économie repose sur l'agriculture, et pourtant, le prix de l'oignon dépasse celui du carburant. Une flambée phénoménale du prix des oignons a été enregistrée en ce début du mois de Ramadan.
Vendu à 2 dirhams le kilo auparavant, le prix de l'oignon a atteint la somme faramineuse de 15 DH /kg à certains endroits du royaume, au moment où l'essence est à 11,54 dirhams le litre dans certaines stations. Hespress FR a fait le tour du marché de la médina de Rabat, et nous avons pu constater une confusion et un mécontentement général auprès des consommateurs, qui trouvent que cette hausse est injustifiée, en plus d'être contradictoire aux principes du mois sacré.
Crédit photos Mehimdate
En effet, il n'y a pas si longtemps que cela, le prix de l'oignon rouge était entre 1,50 DH à 2 DH le kilo dans les marchés, à noter que ce prix est égal ou moins cher au sein des super et hyper marchés, et des grandes surfaces.
Il n'aura donc fallu que l'espace de quelques jours pour voir les prix du légume atteindre des sommets jamais vu auparavant, situation justifiée par les marchands par la situation pluviométrique défavorable, ainsi que la forte demande sur le marché.
Cela dit, cette situation est assez absurde, dans la mesure où l'on se pose la question sur le rôle des services de contrôle des prix compétents, ainsi que des mesures telles le «5757», lancé par le ministère de l'Intérieur pour signaler les dépassements et autres comportements abusifs vis-à-vis des consommateurs.
Dans ce sens, Hespress FR s'est entretenu avec Bouazza Kherrati, président de la Fédération Marocaine des Droits du Consommateur (FMDC), afin d'avoir plus de réponses quant à cette hausse injustifiée des prix de l'oignon.
Une hausse poussée par plusieurs facteurs
Selon Kherrati, l'une des principales raisons de cette hausse, et qui rejoint d'ailleurs ce qui est avancé par certains marchands, est la mauvaise année agricole qu'a connu le royaume. «Certaines personnes ont acheté l'oignon rouge à 1,50 dirham et l'ont stocké, et ce sont ces mêmes personnes qui profitent actuellement que les prix ont augmenté». Cela est par ailleurs justifié par la situation du marché, qui fait que les prix sont libres, et dépendent donc de l'offre et la demande.
Le président de la FMDC indique que si le marocain lambda ne peut pas acheter l'oignon rouge, en particulier, il existe d'autres variantes du légume, moins chères, qui peuvent tout aussi bien faire l'affaire. « Combien d'oignons consomme-t-on par mois, surtout pendant le mois de Ramadan ? On utilise un oignon par soupe. 4 kilos sont donc largement suffisants pour ce mois. Il est absurde d'acheter 4 ou 10 kilos d'oignon le premier jour du mois sacré, car cela ne fera qu'augmenter les prix », nous indique-t-il tout en rajoutant «quand on commence à parler de pénurie, tout le monde se rue pour acheter un quelconque produit, ce qui est valable pour les oignons aussi».
Il faudrait donc éduquer les consommateurs afin qu'ils s'adaptent aux lois du marché. « Tous les produits sont disponibles au Maroc. Mais il y'a une méconnaissance des circuits des produits, ainsi qu'un nombre important d'intermédiaires. Ce sont surtout ces derniers qui font que le prix final augmente considérablement », explique le président de la FMDC.
Pour ce qui est de la question desdits intermédiaires et de la spéculation à laquelle ils contribuent, Kherrati nous a indiqué qu'il n'y a pas de contrôle sur tous les niveaux, expliquant qu'« il faut savoir qu'il y'a des individus qui se dirigent en équipes vers les fermes des producteurs, afin d'acheter la production à un prix bas, pour la revendre à des prix exorbitants par la suite ». À la lumière de ces informations, il n'est donc que chose normale que les principaux perdants dans l'histoire ne sont autres que les consommateurs et les producteurs. « Entre le producteur et le consommateur, il y'a une zone d'ombre, sur laquelle les autorités devraient intervenir pour lever le voile sur les agissements des intermédiaires, qui se répercutent même sur l'état », indique-t-il dans ce sens.
Le Web monte au créneau
La flambée des prix se fait bien sentir sur le marché, mais aussi sur la toile. Le hashtag «#LaissesLePourrir» a ainsi vu le jour face à cette montée astronomique du prix de l'oignon, invitant les consommateurs à boycotter le légume, jusqu'à ce qu'une baisse soit de l'ordre du jour.
En surfant sur les différentes plateformes sociales, on peut se retrouver face à des commentaires dans le message est le même, par exemple «si les Marocains se décidaient vraiment à boycotter les oignons, les prix finiront par baisser. Mais malheureusement, on a beau crier au changement sans faire grand-chose dans ce sens», ou encore «le ministère de l'Intérieur et le gouvernement nous parle de 5757, de protection des consommateurs et de contrôle des prix, mais qu'en est-il vraiment ? Il semble que ce ne sont que des paroles en l'air».
Selon Kherrati, cette campagne en ligne est tout à fait justifiée, car les «consommateurs ont le droit de choisir ce qu'ils veulent acheter. Il n'est que chose normale de boycotter des produits dont le prix est en hausse sans justification».
Cela dit, afin de faire face à cette situation, l'une des pistes proposées par le président de la FMDC serait de mettre en place un ministère de la Consommation, dont la mission serait de s'occuper de l'approvisionnement et du contrôle de la qualité et des prix, à l'instar de certains pays développés.


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