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HRW : Quand l'Algérie ferme les yeux sur les violations des DH par le Polisario
Publié dans Hespress le 17 - 07 - 2019

« L'Algérie ne peut pas sous-traiter la protection des droits humains sur son territoire, et fermer les yeux si le Polisario les viole ». Tel a été le constat accablant, et ô combien vrai, de Lama Fakih, directrice adjointe de la division Moyen-Orient et Afrique du Nord à Human Rights Watch.
En révélant au grand jour la détention arbitraire et « sans preuves concrètes » de trois opposants sahraouis à la machine répressive du polisario et de son mentor algérien, Lama Fakih affirme que les +autorités+ qui administrent les camps de Tindouf, en Algérie, « maintiennent trois opposants en détention tandis qu'un juge d'instruction enquête sur eux pour trahison et autres motifs ».
Coupables de « critiques »
Ces trois activistes (Moulay Abba Bouzid et Fadel Mohamed Breica, et le journaliste Mahmoud Zeidan. Breica, qui détient également la nationalité espagnole), ont été arrêtés entre le 17 et le 19 juin 2019 par les autorités sahraouies « en l'absence de preuves d'activités criminelles « , fait savoir HRW.
Et de préciser que « les autorités sahraouies devraient établir de manière crédible que Bouzid, Breica et Zeidan pourraient avoir commis des actes véritablement criminels, et pas seulement avoir critiqué pacifiquement le Front Polisario ».
Pour Lama Fakih « en l'absence de preuves d'activités criminelles, les trois hommes devraient être remis en liberté ».
Droit international gravement compromis
La responsable au sein d l'ONG, rappelle, en outre, que Fatimatou Al Mahdi Breica, la sœur de Breica, a révélé à HRW « lui avoir rendu visite le 11 juillet à la prison de Dhaibiya. Sur place, Breica lui a dit avoir été arrêté le 18 juin, à sa sortie d'un centre médical à Rabouni, par plusieurs agents de sécurité descendus de quatre véhicules militaires. Il lui a également confié avoir été interrogé par intermittences pendant neuf jours dans un lieu de détention secrète, interrogatoires pendant lesquels il était constamment menotté, avec les yeux bandés ».
La même version, poursuit HRW, a été livrée par Bobbih Abba Bouzid, le frère de Bouzid, qui a déclaré à l'ONG que les autorités avaient autorisé un cousin, Sidi Ahmadi, à lui rendre visite le 23 juin, visite lors de laquelle Bouzid a affirmé « n'avoir été autorisé à quitter sa cellule qu'une seule fois, et avoir été interrogé à de multiples reprises les yeux bandés et les poignets menottées ».
Les autorités ont mis fin à la visite au bout de cinq minutes, quand le prisonnier a commencé à divulguer certaines des questions que lui posaient ses interrogateurs, a-t-il ajouté, soulignant que quand l'avocat de Bouzid lui a rendu visite, le 2 juillet, celle-ci s'est terminée de la même manière lorsque le détenu a affirmé que ses interrogateurs « avaient tenté de le contraindre à signer des aveux écrits ».
Ces révélations avaient été diffusées par le cousin de Bouzid sur les médias sociaux, outre un communiqué affirmant que « l'activiste avait signé des aveux sous la menace de la torture ».
Pour Human Rights Watch, « s'il est avéré que des agents de sécurité ont interrogé Bouzid et Breica alors qu'ils étaient menottés et avaient les yeux bandés, et qu'ils les ont menacés ou intimidés pour leur extorquer des aveux, cela compromettrait gravement l'exigence du droit international selon laquelle les aveux doivent être faits volontairement ».
Détention arbitraire et pseudo-accusations
Mais comme de bien entendu, la version des séparatistes est tout autre.
Un communiqué publié le 20 juin par un tribunal de la RASD indique que les trois hommes feront l'objet d'une enquête pour calomnie, insultes et « incitation à la rébellion ».
Dans un courrier électronique reçu le 15 juillet par Human Rights Watch, Sidi Omar, le représentant du Front Polisario auprès des Nations Unies à New York, prétend, lui, que « les accusés sont toujours en détention préventive et font l'objet d'une enquête judiciaire [pour des accusations comprenant] trahison envers la nation, actes d'agression contre l'Etat sahraoui, sédition, vandalisme, diffamation et calomnie ».
HRW relève à ce propos, que « un mois après l'arrestation des trois hommes, les autorités n'ont toujours pas divulgué les éléments qui sous-tendent de telles accusations ».
Le spectre algérien
Et l'ONG de faire valoir que les trois hommes sont connus comme dissidents dans les camps de réfugiés. Ils ont publié au cours des derniers mois de nombreux statuts sur Facebook critiquant sévèrement les dirigeants du Front Polisario.
Ils dénonçaient dans leurs publications la « tyrannie et la dictature » des dirigeants du Polisario, « l'absence de dialogue » et le manque « d'alternatives à la répression » à l'intérieur des camps.
Le 16 juin, Breica a même écrit que la « direction corrompue » du Polisario « tremble [en réaction] aux difficultés auxquelles se heurtent ses maîtres en Algérie », référence faite à la grogne populaire en Algérie contre le régime en place, et qui a contraint l'ex-Président, Abdelaziz Bouteflika, à la démission.
Bouzid, Breica et Zeidan sont membres de deux organisations, basées en Espagne, qui contestent la direction du Polisario et sont favorables à de nouvelles approches pour régler le conflit avec le Maroc, vieux de 44 ans, autour du destin politique du Sahara.
Tout en plaidant pour « un procès équitable et transparent, assorti de tous les droits et garanties », HRW affirme qu'il « incombe à la RASD, qui administre les camps, et à l'Algérie, pays qui les accueille et où sont détenus les trois hommes, de garantir le respect des droits humains à l'intérieur de ces camps ».


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