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Budget économique exploratoire : 2020 sera-t-elle l'année de la reprise ?
Publié dans Hespress le 24 - 09 - 2019

Si la croissance économique nationale a été bonne en 2018, les performances de l'exercice 2019 ont été « peu satisfaisantes » pour leur part. Cela est le fruit de plusieurs faits, notamment une pluviométrie faible pour le secteur agricole, entre autres, qui reste l'un des principaux contributeurs du PIB national. Cela dit, l'année 2020 devrait être celle de la relance, selon les prévisions du budget exploratoire du Haut-Commissariat au Plan (HCP).
L'année 2020 devrait être celle de la transition, où l'on verra le secteur agricole occuper une place moins importante dans la croissance économique, par rapport aux réalisations de l'industrie et des services. Après s'être établi à 2,7 % en 2019, contre 3 % en 2018, le produit intérieur brut (PIB) devrait connaitre une hausse pour se placer à 3,4 % en 2020. Le taux d'inflation devrait connaitre un accroissement pour sa part, afin de s'établir à 1 %, se rapprochant du taux de 1,1 % enregistré en 2018.
L'agriculture cède la place...
Les perspectives de l'économie nationale à l'horizon 2020 indiquent que l'activité agricole devrait connaitre une récolte « moyenne » des céréales pour la campagne 2019-2020, alors que les autres activités du secteur devraient se maintenir à un niveau correct. Cela se différencie donc des performances de la campagne 2018-2019, qui a été impactée par une situation pluviométrique aléatoire, résultant dans une baisse de 40 % de la collecte des céréales. Cette situation n'a toutefois par impact l'arboriculture et l'élevage, qui se sont maintenus à un niveau positif.
Dans ce sens, il est à noter que le secteur primaire devrait afficher une régression de 2,1 % de sa valeur ajoutée (VA) au titre de l'année 2019, impactant négativement le PIB de -0,3 point, contre une contribution positive de 0,3 point une année auparavant. Les prévisions du secteur primaire pour l'année 2020 indiquent une progression de 4,6 % de la VA.
... les autres secteurs entrent en scène
Si tout laisse à penser que le Maroc adoptera un modèle basé sur l'industrie pour le développement de sa croissance dans le futur, il faut savoir que ce constat est appuyé par les performances du secteur secondaire au titre de l'année 2019. En effet, l'on parle d'une tendance à la hausse en général pour l'ensemble des différentes industries du royaume. Ainsi, les industries de transformation affichent un taux de croissance de 3 %, porté par les performances de l'industrie chimique et parachimique (5,7 %). Les industries mécaniques, métallurgiques et électriques connaitraient une baisse pour leur part de 3 %, alors que textile et cuir se hausserait de 3,8 %. Pour ce qui est de l'agroalimentaire, celui-ci se maintiendrait à un niveau correct (2,8 %) pour ladite période.
Concernant l'activité du BTP, celle-ci devrait connaitre une « timide » hausse de l'ordre de 1 %, alors que le secteur minier progresserait de 3,9 % pour l'exercice 2019.
Le secteur tertiaire suit la tendance haussière et affiche des progressions de 3 % et 3,4 % au niveau des services marchands et des services des administrations publiques.
Par ailleurs, il est à noter que la croissance a été tirée, en 2019, par la demande nationale, alors que la demande extérieure demeure en retrait pour la deuxième année consécutive.
Dans les détails, la consommation des ménages s'est haussée de 2 points du PIB, ce qui équivaut à un taux de croissance de 3,5 %. La consommation publique a progressé pour sa part de 2,9 %, soit 0,6 point du PIB, alors que la consommation finale nationale s'est haussée de 3,3 %, soit 2,6 points du PIB.
Pour ce qui est du volume de l'investissement brut, celui-ci devrait afficher une « nette » régression, s'établissant à 1,7 % pour l'exercice 2019, alors qu'il était de 5,9 % une année auparavant. Dans le même sillage, le volume de la demande intérieure devrait chuter aussi, pour s'établir à 2,8 %.
Concernant la demande extérieure, les exportations de biens et services devraient progresser s'établir à 7,2 %, alors que les importations devraient baisser pour se placer à 6,5 %. À la lumière de ces indicateurs, la contribution de la demande extérieure au PIB devrait baisser de 0,4 point en 2019.
Les prévisions indiquent, en outre, que le royaume poursuivra la stratégie de privatisation de certains secteurs d'activité, afin de maîtriser le déficit budgétaire. Celui-ci devrait s'alléger de façon soutenue, passant de 3,7 % en 2018 à 3,6 % en 2019, avant de s'établir à 3,5 % en 2020.


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