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Conservation du patrimoine architectural : La coopération maroco-lusitanienne à l'ordre du jour
Publié dans La Gazette du Maroc le 14 - 03 - 2008

Le monde de la culture et de l'université maroco-hispano-lusophone est à l'honneur ces dernières semaines, grâce à l'activisme de l'IEHL (Institut des études hispanophones et lusophones) dont l'efficacité de la diplomatie culturelle déployée, ne cesse de marquer des points dans le rapprochement entre les institutions et les peuples des espaces maghrébin, hispanique et latino-américain.
'IEHL dirigé par le professeur Oumama Aouad Lahrech, en partenariat avec la Direction du Patrimoine culturel du ministère de la Culture et l'ambassade du Royaume à Lisbonne, a organisé le jeudi 6 mars, un séminaire international sur le thème intéressant «le patrimoine architectural d'origine portugaise au Maroc : apports à sa conservation». Non sans avoir pris le soin de s'associer dans l'organisation de cet évènement, de prestigieux partenaires de l'autre rive du détroit, en l'occurrence GECORPA (Association des entreprises portugaises de la restauration du patrimoine architectural), en collaboration avec IGESPAR (Institut portugais pour la gestion du patrimoine architectural) et la CCILM (Chambre de commerce et d'industrie luso-marocaine).
Des IDE…culturels
et archéologiques?
Si le Royaume possède une grande diversité de monuments et d'ouvrages, dont la construction est d'origine portugaise, il n'empêche qu'une partie importante de ce «palmarès historique et civilisationnel» qui appartient à l'histoire commune des deux pays et qui constitue l'un des atouts les plus puissants de l'attractivité culturelle et touristique du Maroc, nécessite des programmes de réhabilitation et de revalorisation sans plus tarder. Comme l'a souligné le professeur Oumama Aouad: «la mise en valeur de ce patrimoine dépend d'un travail permanent de conservation et de restauration, condition préalable de son attractivité et gage de la pérennité de son message historique», et nous ajouterons de son rayonnement culturel. C'est bien le cas de le dire, tant et si bien, que les promoteurs économiques semblent plutôt obnubilés par les seuls secteurs rentables et porteurs dans l'industrie et les services, car c'est la première fois que pareil forum fait appel aux IDE (Investissements étrangers directs) dans le domaine du patrimoine architectural ou archéologique. Comme en témoignent les protagonistes de la rencontre: «En ce qui concerne le Portugal, ce séminaire vise à donner aux entreprises portugaises de conservation et de restauration du patrimoine, la possibilité de se faire connaître sur le marché marocain, ouvrant l'éventualité de formation de partenariats économiques inédites orientés sur le front du rayonnement culturel et archéologique commun». Autant dire que nos stratèges du Plan Emergence, qui ont déjà «occulté» le créneau des nano-bio-micro-technologies avant de se rattraper avec le programme Envol, devraient avoir des regrets, pour avoir mis en sourdine les potentialités offertes par les industries culturelles dans leur double dimension architecturale et archéologique. Des entreprises portugaises ont, d'ailleurs, sponsorisé volontairement la rencontre sur le patrimoine architectural d'origine portugaise au Maroc. Pour ce dernier, l'appel vaut tout autant à l'adresse des décideurs de la conservation du patrimoine, mais aussi des investisseurs potentiels intéressés par la revitalisation des ouvrages historiques, les maîtres d'œuvre, les architectes, ingénieurs, conservateurs, restaurateurs et autres techniciens directement concernés par ce grand dessein. L'immobilier et le tourisme, c'est bien, mais ce ne sont, tout de même pas les seules exclusivités de la richesse des nations. Les exemples présentés par les intervenants spécialistes en la matière ont séduit les participants émus de découvrir la richesse patrimoniale et la splendeur des monuments de villes comme Safi, El Jadida et Azemmour, où les édifices de construction d'origine portugaise évoquent une histoire commune et la densité de la civilisation arabo-européenne.
Les forteresses purement lusitaniennes de style architectural de la Renaissance du 16ème siècle, surtout celle de Mazagan qui est le bastion des côtes atlantiques qui a le plus duré pour intégrer toutes les techniques et savoir-faire en matière de construction. La forteresse d'Agouz au Sud de Safi, aussi.
Le projet de restauration de la grande cathédrale portugaise de cette même ville, édifiée sur les bases même de la Grande Mosquée Almohade du 12ème siècle, est impératif, surtout que l'édifice chrétien eut été partiellement détruit au moment de l'évacuation de la ville par les Portugais. Ce grand projet de mise à jour des vestiges archéologiques et de restauration des grands monuments religieux, avec création d'un centre d'interprétation fascine nos partenaires lusitaniens. Tout comme des pistes sont explorées pour l'achèvement ou la réhabilitation des sites historiques abandonnés pour un espace rural dans la région des Doukkalas. Ou encore comme le projet de restauration de l'ancienne prison portugaise de la cité de Mazagan, autant que le confortement des fondations fragilisés des tours de la porte de la mer durcis en ciment, pour mieux résister à la pression et à l'érosion marine. Les experts s'accordent à reconnaître que «ce séminaire est pertinent pour avoir réussi à relier l'impérative revalorisation des recherches archéologiques avec la nécessité pressante des interventions techniques de réhabilitation et de préservation du patrimoine commun».


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