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Crime, faute et repentance
Publié dans La Gazette du Maroc le 30 - 12 - 2002

“Plus qu'un crime, c'est une faute", avait dit un politicien français éclairé au lendemain de la lamentable déposition du Sultan Mohammed Ben Youssef et son exil en Corse puis à Madagascar. C'était le 20 août 1953. Comme aujourd'hui, d'ailleurs, le crime, même monstrueux, était perçu comme moins grave que la faute politique qui pouvait se révéler fatale!
De fait, la décision de la Résidence générale d'éloigner du Trône le souverain légitime aura été un crime d'oubli d'une faute que vont chèrement payer, moins de trois ans plus tard, les jusqu'au-boutistes de la colonisation lorsque le grand exilé, devenu par la volonté unanime de son peuple le Roi Mohammed V, retrouva sa patrie et annonçant l'indépendance du Maroc.
Crime donc, injuste et injustifié perpétré, de surcroît, un vendredi qui tombait cette année-là avec "l'Aïd Al Adha". Double insulte aux sentiments des Marocains qui voyaient le général Guillaume qui, à l'acte inique ajoutait le mépris et l'arrogance ! Il était si sûr de lui, si persuadé qu'il éradiquait ainsi le mouvement de libération national! L'architecte en chef de cette "belle ouvrage" était, depuis Paris, le maréchal Juin.
A voir les conséquences immédiates de cette funeste politique, notamment la création de réseaux de la résistance armée et plus tard de l'Armée de libération, la "faute" était patente, monumentale, irréparable sinon par le rétablissement du Roi sur son Trône et du Maroc dans son droit à la liberté et à la dignité. Ce qui fut fait, mais la blessure infligée à notre peuple fut longue à cicatriser, qui n'a que difficilement pardonné aux colonialistes d'avoir attenté à nos symboles politiques et religieux les plus sacrés.
Cinquante ans sont passés. Tout ou presque a changé dans les relations maroco-françaises. Elles ont connu des hauts et des bas. Plus de hauts que de bas heureusement. On peut même dire, pour jargonner quelque peu, "qu'aujourd'hui, elles sont au beau"!
Mieux encore, pour la première fois dans l'histoire de ces relations, Jacques Chirac président de la République française, a solennellement désavoué la politique de ses lointains prédécesseurs. Pour la première fois, il reconnaît le crime et dénonce la faute. Inaugurant la Place Mohammed V, il a déclaré : "le 20 août 1953, le gouvernement français, divisé et abusé, laisse déposer le souverain légitime d'un pays ami".
Mots simples et directs et qui nous vont droit au cœur. Car ce sont des mots de regrets, de réconfort et de repentence. Merci, Monsieur Chirac!


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