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USFP : L'appareil en miettes !
Publié dans La Gazette du Maroc le 20 - 06 - 2008

L'échec du congrès de l'USFP est d'abord celui d'un appareil qui n'a pas résisté à la pression de la situation politique et au ras-le-bol des bases
Après le coup d'Etat contre El Yazghi et son adjoint de l'époque Radi, plusieurs contributions ont été rendues publiques. Les cadres du parti, reflétant le point de vue de la majorité des militants posaient, crument, la question de la survie du Ittihad.
Trois orientations précises se retrouvaient dans les contributions : l'évaluation des dix années de participation gouvernementale de manière très critique tant sur le plan de la construction démocratique que de l'apport à l'amélioration des conditions de vie des couches populaires; la nécessité du réancrage social du parti et de la refondation d'un projet de gauche à même de réunifier ce pôle; et enfin la révision de la stratégie des alliances et donc le retrait du gouvernement El Fassi. Ce débat a été contourné. La préparation du congrès a vite pris des allures organisationnelles. Depuis 3 mois, seul le mode de désignation du nouveau chef a monopolisé les discussions. Les accords factices, mis à mal par les ambitions avaient peu de chances de tenir. Ils ont été réduits en miettes lors du congrès. La majorité des observateurs n'ont d'ailleurs retenu que ce point de blocage pour expliquer la tragédie de l'échec du congrès de l'USFP. Les slogans appelant au retour à l'opposition, où les interventions mettant en cause l'assimilation à l'Etat, sont présentés comme un phénomène marginal. Il n'y a rien de plus faux. L'appareil de l'USFP n'a pas réussi à domestiquer le parti. Malgré les départs, la lassitude, il y a encore une vie au sein du Ittihad. Ce souffle de vie s'est transformé en tempête depuis le 7 septembre, la constitution du gouvernement et l'arrivée du MTD. Les militants socialistes réclament une riposte programmatique et organisationnelle au «nouveau venu». Ils savent que les espaces se réduisent et que seule la différenciation par un vrai virage à gauche permettra au parti de retrouver son Eclat passé. Cette réalité est tellement pesante que tous les candidats au poste de Premier secrétaire ont dû composer un numéro d'équilibriste. Radi appelle de son vœu un «nouveau pacte», Oualalou reconnaît que «nous nous sommes éloignés du peuple» et Malki, plus abouti, estime que «la participation au gouvernement déstabilise le parti et l'actuelle n'apporte rien au pays ni à l'USFP». Driss Lachgar, victime des accords de l'appareil réagit en bête politique qu'il est. Il prône le retrait du gouvernement, une opposition dure, l'alliance avec le PJD et l'élection individuelle. Ceux qui l'avaient enterré trop tôt, ont pu mesurer les dégâts lors du congrès. C'est la situation politique et le réveil des militants qui ont abouti à la cassure de l'appareil et aux divisions de la direction, pas l'inverse. Le congrès n'a pas pu aboutir, parce que la direction dans son ensemble et individuellement, n'a pas de réponse aux questions posées. Les changements organisationnels n'ont de sens que s'ils traduisent une ligne politique. Celle-ci est à réinventer, c'est le message des congressistes. Maintenant que va-t-il se passer ? Le bureau politique et le conseil national peuvent continuer à gérer, ils sont «légaux». Sont-ils pour autant légitimes ? Nullement. Ils ont été désavoués par un congrès pourtant hyper cadenassé. Ils ne peuvent prétendre ni fixer de nouvelles orientations, ni affirmer les mêmes positions. Ils sont fragilisés en interne, face à l'opinion publique, aux partis politiques et… à l'Etat. Leur unique rôle consiste à assurer les meilleures conditions pour la réussite du congrès dans le délai de 6 mois. Ils peuvent tenter de ressouder leurs rangs et de présenter un seul candidat «de consensus», cela ne suffirait pas sans la proposition d'une ligne politique claire.
D'ici là, peut-être que le ras-le-bol des bases dégagera son propre leadership. Des gens qui se sont tenus à l'écart des joutes des chefs, peuvent aller à la bagarre avec des chances de succès. Six mois, c'est assez long pour fabriquer un Obama, et ils existent au sein de l'USFP.


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