Gessime Yassine renverse le Vélodrome : « j'ai été intelligent »    Inondations : Sidi Kacem organise le retour progressif des populations évacuées    Algérie : La «sélection de football» du Polisario contestée dans les camps de Tindouf    CAN : la CAF aurait ordonné de ne pas sanctionner les joueurs sénégalais lors de la finale contre le Maroc    Inundaciones en Sidi Slimane: regreso progresivo de los evacuados a partir de este domingo    Inondations à Kénitra : un retour progressif des habitants sinistrés à partir du 15 février    Larache launches phased return for flood evacuees    Ligue des champions CAF: Berkane se qualifie pour les quarts en battant Rivers United FC    Le Salon international « Al Omrane Expo – Marocains du Monde 2026 » fait escale à Paris    Auto Hall renforce sa présence dans le Sud avec une nouvelle succursale à Laâyoune    Nador/Ramadan: Réunion sur le suivi de l'approvisionnement des marchés locaux et du contrôle des prix    Depuis une position de force, le Maroc mène la transformation historique de la région    Le secteur ferroviaire chinois poursuit son expansion grâce aux lignes à grande vitesse    Par mesure de précaution face aux intempéries... Suspension des cours dans plusieurs communes de Ouarzazate    Ksar El Kebir : Début du retour des habitants de 17 quartiers évacués après les inondations    Akhannouch : L'élection du Maroc au CPS de l'UA traduit la confiance placée dans le Royaume    Inondations : Le ministère de l'Intérieur annonce la mise en œuvre imminente des mesures visant à garantir un retour sûr et progressif des populations des zones sinistrées    Donald Trump évoque un « changement de pouvoir » en Iran    Le ministère de l'Intérieur dévoile un plan pour le retour des habitants dans les zones sinistrées    Akhannouch: La troisième élection du Maroc au CPS de l'UA, un signe de confiance    « The Bare Bones Show » : Bryan Adams attendu à Rabat et Tanger pour deux concerts acoustiques    Rabat : Nouvelle étape dans la coopération institutionnelle entre le Maroc et le Tchad    Stellantis Maroc et Attawfiq Microfinance s'allient pour faciliter l'accès à la mobilité électrique    Maroc-Mauritanie : Vers un renforcement de la coopération agricole et scientifique    Canada: Saisie de plus de 1.000 kg de drogues en Alberta    La Chine supprime les droits de douane pour 53 pays africains à compter du 1er mai 2026    Addis-Abeba: Le Maroc réitère son soutien au processus d'opérationnalisation de l'Agence Africaine du Médicament    Province de Guercif/INDH : 230 bénéficiaires d'une caravane médicale pluridisciplinaire    IDARATI x.0 : la future méta-application qui rapprochera citoyens et administration    Amical Maroc–Équateur : lancement officiel de la billetterie    CasaRun : nouvelle édition, nouveau format    Transport aérien : Emirates annonce la fin de ses liaisons avec Alger pour 2027    Régulation des médicaments : Amine Tehraoui examine avec une responsable de l'OMS les moyens de renforcer le système national    Intempéries dans le Nord : les infrastructures mises à rude épreuve    Ukraine: les prochaines négociations se tiendront à Genève les 17 et 18 février    « Philosophies d'Afrique » : Rabat accueille la 11e édition des « Rendez-vous de la philosophie »    L'Italie peut-elle transformer ses ambitions africaines en projets concrets ?    Khartoum retrouve sa place à l'IGAD    COMEX : Patrice Motsepe hausse le ton et exige un durcissement des règles    Cambridge restitue 116 trésors du Bénin au Nigeria    Le Marocain secouru par un navire écossais tentait de rallier Ceuta    Bryan Adams se produit au Maroc avec «The Bare Bones Show»    Ramadan sur Tamazight : La fiction et le documentaire s'invitent sur la chaîne amazighe    Achraf Hakimi de retour : l'heure de la relance face à Rennes    Moroccan–Croatian Economic Forum Lays the Groundwork for Strategic Multi-Sector and Trans-Mediterranean Partnerships    Info en images. UNESCO : «L'artisanat marocain» célébré à Paris comme patrimoine vivant «en mouvement»    Berlinale 2026 : Le cinéma marocain sous les projecteurs à l'European Film Market    Une chanteuse namibienne entre dans le catalogue mondial de Sony Music    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Bouteflika décide la levée de visa d'entrée pour les Marocains
Publié dans La Gazette du Maroc le 04 - 04 - 2005

Fruit de la rencontre entre le Roi Mohammed VI et le président algérien à Alger
Le président algérien, Abdeklaziz Bouteflika, a décidé de supprimer les visas pour les ressortissants marocains désirant se rendre en Algérie. Une mesure similaire à celle du Roi Mohammed VI prise unilatéralement le 30 juillet 2004. Bon augure.
Le président Abdelaziz Bouteflika a tenu à téléphoner personnellement au Roi Mohammed VI pour l'informer de sa décision de supprimer le visa pour les ressortissants marocains qui désirent se rendre en Algérie. On s'y attendait quelque peu depuis que le souverain ait décidé de participer au sommet arabe à Alger. Le dégel dans les relations était alors prévisible du fait que depuis quatorze ans, aucun souverain marocain n'avait foulé le sol algérien. La normalisation des relations bilatérales n'avait alors besoin que de deux rencontres entre les deux chefs d'Etat en marge du sommet arabe. Et même si aucune information tangible n'avait filtré de ces réunions, les observateurs savaient qu'elles déboucheraient sur des décisions concrètes. La première pierre de la normalisation a été posée le samedi 2 avril par la suppression des procédures de visa pour les ressortissants marocains désirant se rendre en Algérie.
Ce faisant, le président algérien Abdelaziz Bouteflika répond à une mesure similaire prise unilatéralement par le Roi Mohammed VI le 30 juillet 2004. L'initiative algérienne a été vivement saluée dans le royaume. Tout comme elle é été commentée positivement en Algérie par Algérie Press Service (APS). Cette dernière écrit "que ce geste de bonne volonté participe aux efforts déployés par les deux pays en vue d'assainir le climat dans lequel devront se développer les relations bilatérales fondées sur la confiance réciproque et sur la compréhension entre les peuples algérien et marocain". Le changement de ton est aussi palpable dans le contenu de l'entretien téléphonique entre les deux chefs d'Etat. Le président algérien a par ailleurs salué la contribution personnelle du Roi Mohammed VI au succès du sommet des Etat de la Ligue Arabe. Reste à savoir jusqu'où les deux chefs d'Etats ont poussé leur entente pour d'autres décisions qui les rapprocheraient davantage. À moins que les deux leaders n'aient fixé d'un commun accord un calendrier de normalisation qu'ils gardent au secret. Mais il est curieux quand même que l'annonce de la suppression de visa n'a pas été suivie par celle de la réouverture des frontières. Car il est difficile de dissocier l'une de l'autre sachant que le flux touristique et économique passait essentiellement par les frontières avant la rupture de 1994. Ceci étant, personne ne peut prédire ce que les deux chefs d'Etat ont convenu pour assainir totalement leurs relations. On savait qu'il y avait divergence entre les deux pays quant à la modalité du traitement de leurs différends. L'Algérie ayant toujours tenu à dissocier le conflit du Sahara marocain des autres points de divergences, y compris celles inhérentes à l'UMA. Le Maroc a été par contre toujours convaincu qu'il ne pourrait pas y avoir d'accord tant que le problème de notre intégrité territoriale n'est pas résolu. Maintenant que la donne a changé tant au niveau bilatéral que mondial, l'équation du Sahara reste suspendue à la volonté algérienne. L'on se rappelle que les journaux algériens avaient longuement commenté les pressions des Etats-Unis et de l'Europe pour que les deux pays trouvent un terrain d'entente sur ce problème. Reste à savoir comment on peut rapprocher les points de vue des deux pays pour arriver à une solution raisonnable. D'autant plus que l'ONU s'apprête à se réunir pour rediscuter de ce problème. L'on sait que le Maroc avait catégoriquement refusé le plan Baker II. Une position qui n'avait pas plu à certains qui avaient essayé de voter une résolution pour obliger le Maroc à l'accepter. Une hérésie juridique qui ressemble à celle de l'inénarrable Kodjo quand il avait introduit illégalement la "RASD" au sein de l'OUA. Mais concernant le plan Baker II, le Maroc avait tenu bon en déployant une diplomatie plus agressive que d'habitude. Il était inacceptable que notre pays approuve une résolution qui donne aux séparatistes cinq ans d'autonomie avant d'organiser un référendum. C'est-à-dire tout le temps qu'il faut pour qu'ils changent la donne dans nos provinces du sud. Une campagne électorale qui durera cinq ans sans contrôle ni limite est un fait inédit dans les annales des relations internationales. Heureusement que la raison a prévalu car il est inadmissible que le Polisario et l'Algérie refusent le plan Baker I sans êtres inquiétés. Alors que le Maroc qui est souverain sur son territoire a failli être assujetti à un règlement imposé qui n'existe dans aucune clause des Nations Unies. Il faut se rendre à l'évidence et admettre que le problème du Sahara marocain est un problème algéro-marocain avant tout. Et que ce faisant, comme l'a si bien dit la presse algérienne, il devrait être traité dans un cadre bilatéral impliquant l'ensemble régional qui est le Maghreb. Il est difficile de croire que les deux chefs d'Etat aient reporté la discussion sur ce problème à Alger. L'équation ne pourrait que se compliquer davantage si les diplomaties devraient s'affronter encore à l'ONU et dans d'autres instances internationales. Le Maroc et l'Algérie ont la possibilité et les opportunités pour régler aujourd'hui plus que jamais ce conflit. D'abord parce que le président algérien, Abdelaziz Bouteflika, a réussi là où ses prédécesseurs ont échoué. Il a pu imposer ses idées et ses décisions aux militaires qui ne laissaient rien passer. Le climat en Algérie est beaucoup plus serein qu'avant l'instauration de la concorde nationale. Les maquisards ont presque perdu la guerre sur le terrain aussi bien par la répression que par la dissuasion. Autrement dit Bouteflika possède aujourd'hui tous les atouts pour desserrer le nœud qu'il avait lui-même serré alors ministre des affaires étrangères de Boumedienne. La guerre n'a jamais résolu un problème et l'on peut se mettre à table avec la conviction qu'il n'y a ni vainqueur, ni vaincu. Le Maroc a démontré qu'il est capable de régler ce problème dans un cadre plus élargi en prenant en compte tous les paramètres. L'autonomie sous souveraineté marocaine avec une coopération plus globale avec l'Algérie reste l'unique solution. L'Algérie n'aura rien perdu, le Maroc aussi et ce tout en garantissant aux Sahraouis une autonomie. À partir de là tout peut être négociable avec l'Algérie y compris la délimitation définitive des frontières et autres ouvertures. Le président algérien a accompli une première et intéressante ouverture en supprimant les visas. On sait qu'il est capable d'aller plus loin pour consolider les relations avec le Maroc et construire l'unité du Maghreb arabe. La volonté y est, pourquoi alors se priver d'un optimisme qui a toutes les raisons d'être.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.