Jeux Méditerranéens à Almeriastrong Les failles dans les structures du football national sont aussi multiples que diverses puisqu'elles handicapent plusieurs secteurs dans leur organisation. Des divers volets souffrant donc d'insuffisance, on peut également citer le domaine technique, livré à lui-même en l'absence d'une véritable direction nationale pour coordonner le travail des différents responsables à la tête des équipes nationales. D'où les gestions solitaires des différents entraîneurs nationaux avec les télescopages que l'on devine engendrant toute sorte d'infortunes. Les regrettables retombées du bras de fer Madih – Zaki aux J.O d'Athènes en août dernier ont coûté trop cher au football marocain et le plus triste, c'est qu'aucune leçon n'a été retenue de cet antagonisme lequel se profile à nouveau avec des clivages à venir, inhérents à des nominations pour le moins saugrenues à la tête de sélections nationales. Ainsi après avoir échoué dans la désignation du patron de la sélection olympique, un bouillant et volubile membre fédéral à la voix de stentor a remis ça en “optant“ pour Aziz Khiati, l'entraîneur de l'ASS, assisté du néophyte Laaziz (ex-FAR) pour conduire l'équipe nationale aux Jeux Méditerranéens qui se dérouleront en début d'été en Espagne, à Almeria. Car, répétons-le, en l'absence d'une direction technique nationale, c'est la porte ouverte à tous les abus pour l'attribution des postes et le président de la FRMF ne sera toujours pas là pour stopper des désignations sentant l'intéressement direct et flagrant. La logique la plus élémentaire aurait voulu que Bennaciri, adjoint de Zaki, qui vient de diriger la sélection marocaine aux Jeux islamiques en Arabie Saoudite soit reconduit pour l'épreuve méditerranéenne au lieu de recourir à un coach sans aucune expérience internationale. Et puis, pourquoi ne pas encourager une concertation avec Baddou Zaki et Abdelghani Bennaciri pour dégager l'effectif des Jeux Méditerranéens afin de former avec les joueurs locaux l'antichambre des Lions de l'Atlas, exclusivement professionnels ? Le football national n'a pas fini de payer au prix fort les conséquences de sa désorganisation technique.