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Assurance automobile : hausse probable des tarifs
Publié dans La Vie éco le 15 - 01 - 2018

Les déclarations de sinistres ont augmenté de 10 à 20% selon les compagnies. Clientèle mieux informée sur ses droits, multiplication des solutions d'indemnisation rapide, augmentation du parc automobile non suivie de l'amélioration des infrastructures, déclarations frauduleuses sont les principales causes. Une grande étude sur la sinistralité automobile est diligentée par les assureurs.
Les automobilistes continuent de déclarer chaque année plus de sinistres aux assureurs. «En 2017, les déclarations dans notre portefeuille ont bondi de 10 à 15% par rapport à 2016», informe le directeur exécutif technique d'une grande compagnie. Les estimations d'autres assureurs pionniers de la branche automobile sont de 20%. Avec cette progression jugée très inquiétante par les opérateurs, l'on n'est pas trop loin du niveau de la hausse enregistrée en 2016. A en croire des responsables de l'Autorité de contrôle de l'assurance et de la prévoyance sociale (ACAPS), la charge globale des prestations relatives à l'assurance automobile a augmenté de 14% en 2016. L'augmentation de 25% concerne plutôt la charge des prestations afférentes aux garanties annexes. Les prestations consenties au titre de la responsabilité civile (RC), qui représente le gros des primes émises, a également augmenté, mais dans une moindre mesure. De manière générale, une aggravation du ratio S/P combiné de la catégorie automobile est constatée, et ce, depuis 2011. Pour expliquer cette tendance, les opérateurs évoquent quatre raisons principales. Premièrement, ils affirment que la clientèle des assurés est plus que jamais informée de ses droits. Etant plus avertie, elle n'hésite pas à faire prévaloir toutes les couvertures comprises dans la police d'assurance. Ce qui se traduit par plus de recours (parfois fondés) auprès de la compagnie.
En deuxième lieu, la multiplication des solutions d'indemnisation rapide a également poussé les assurés à revendiquer plus de réparations. «L'accès très facile et rapide au remboursement encourage les assurés à déclarer tous les types de sinistres même les plus légers», explique le responsable indemnisation d'une compagnie qui ironise au passage en indiquant que les assureurs font aujourd'hui de l'entretien automobile au lieu de rembourser les coups durs. Actuellement, l'ensemble des compagnies ont des points d'indemnisation rapide qui garantissent le remboursement en quelques heures. La structure des indemnisations corrobore les propos du responsable : 80% des déclarations portent sur l'entretien de la carrosserie contre 20% relatives à la mécanique.
8,5 milliards de DH collectés sur la RC
Troisièmement, les professionnels relèvent que la croissance du parc automobile d'environ 140 000 véhicules en moyenne annuelle n'a pas été suivie par l'amélioration des infrastructures routières. Par conséquent, l'exposition des automobilistes est devenue plus importante. Ce qui se traduit naturellement au niveau des sinistres.
Enfin, le poids des déclarations frauduleuses explique en partie la dérive de la sinistralité de la branche. Bien que plusieurs assureurs n'évoquent pas expressément cette raison, des praticiens de l'expertise automobile affirment que les fausses déclarations de sinistres se multiplient. À en croire leurs estimations, le phénomène concerne 5 à 10% des dossiers. Les fraudes qui reviennent le plus souvent sont les déclarations de sinistres fictifs, le changement des pièces en bon état par des pièces endommagées pour inclure leur valeur dans le remboursement et la prise en charge de sinistres antérieurs à la date de souscription de l'assurance. Dans le secteur, l'on confie que les compagnies perfectionnent leurs moyens techniques pour mieux traquer les fraudeurs. «Un dispositif performant pour l'identification des cas de fraude est en cours de déploiement chez plusieurs assureurs», informe un membre de la FMSAR. De plus, le durcissement des sanctions légales est également en chantier. Il faut dire que la montée en flèche de la sinistralité fragilise sérieusement les équilibres de la branche automobile et sa rentabilité. Aujourd'hui, les primes émises au titre de cette assurance avoisine les 10 milliards de DH dont 8,5 milliards collectés sur la RC. Ces primes augmentent de 5 à 7% en moyenne chaque année. En face, les prestations servies dépassent 9 milliards de DH (environ 65% des 14,5 milliards de DH de prestations de la Non-vie selon les opérateurs). «Au rythme auquel évoluent les deux agrégats, la branche se dirige immanquablement vers l'insolvabilité», s'alarme le directeur technique. Les efforts consentis pour enrayer la dérive n'ont pas ou ont peu payé. Fin 2015, le relèvement de franchises a été opéré par plusieurs compagnies. Aussi, les tarifs de quelques couvertures ont été augmentés. Sauf que ces ajustements ne touchent que les garanties contractuelles qui pèsent moins de 15% de l'assurance automobile. Ce qui fait dire aux opérateurs que c'est au niveau de la RC qu'il faudra agir et rapidement ! «Si chaque année on dénombre 15 à 20% de sinistres en plus alors que les primes évoluent légèrement, il est indispensable d'augmenter les tarifs de toutes les garanties», tranche le directeur d'un grand cabinet de courtage.
L'Autorité de contrôle ouverte à une discussion sur les tarifs
Une source proche de la FMSAR confie qu'une grande étude sur la sinistralité automobile est en cours d'élaboration. À travers cette action, les assureurs veulent cerner exactement les raisons de cette augmentation avant d'agir sur les tarifs pour maintenir leur solvabilité. «L'Autorité de contrôle nous a exprimé sa disposition à s'asseoir avec les opérateurs pour discuter du chantier de l'ajustement de la tarification de l'assurance automobile en vigueur, y compris celle de la RC, une fois l'étude achevée», informe notre source. Il est à noter que le tarif de l'assurance automobile a été libéralisé depuis 2006. Depuis cette date, l'ACAPS n'intervient que pour la fixation des critères de sa détermination ou en cas d'application d'un tarif anormal qui ne respecte pas ces critères. De même, elle a le pouvoir d'agir quand elle relève des pratiques non conformes à la réglementation ou aux dispositions des contrats.


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