Belle semaine pour la Bourse de Casablanca    Le Canada annonce de nouvelles sanctions contre l'Iran    USA : paralysie budgétaire partielle au département de la Sécurité intérieure    Royaume-Uni: Propagation rapide de la rougeole dans plusieurs écoles de Londres    L'hommage d'Hervé Renard au Maroc : « La CAN a été sublime »    Nayef Aguerd sonne l'alarme après un nouveau match frustrant de l'OM    L'Association du public de l'AS FAR rejette le stade olympique et exige le retour au Complexe Prince Moulay Abdellah    Tata: Réunion de suivi du programme de réhabilitation du bassin du Foum Zguid    Intempéries: la province de Sidi Slimane élabore un plan opérationnel intégré pour assurer le retour progressif des citoyens évacués    Gessime Yassine renverse le Vélodrome : « j'ai été intelligent »    CAN : la CAF aurait ordonné de ne pas sanctionner les joueurs sénégalais lors de la finale contre le Maroc    Inondations : Sidi Kacem organise le retour progressif des populations évacuées    Algérie : La «sélection de football» du Polisario contestée dans les camps de Tindouf    Inundaciones en Sidi Slimane: regreso progresivo de los evacuados a partir de este domingo    Inondations à Kénitra : un retour progressif des habitants sinistrés à partir du 15 février    Larache launches phased return for flood evacuees    Ligue des champions CAF: Berkane se qualifie pour les quarts en battant Rivers United FC    Le Salon international « Al Omrane Expo – Marocains du Monde 2026 » fait escale à Paris    Auto Hall renforce sa présence dans le Sud avec une nouvelle succursale à Laâyoune    Nador/Ramadan: Réunion sur le suivi de l'approvisionnement des marchés locaux et du contrôle des prix    Depuis une position de force, le Maroc mène la transformation historique de la région    Le secteur ferroviaire chinois poursuit son expansion grâce aux lignes à grande vitesse    Par mesure de précaution face aux intempéries... Suspension des cours dans plusieurs communes de Ouarzazate    Le ministère de l'Intérieur dévoile un plan pour le retour des habitants dans les zones sinistrées    Ksar El Kebir : Début du retour des habitants de 17 quartiers évacués après les inondations    Donald Trump évoque un « changement de pouvoir » en Iran    Inondations : Le ministère de l'Intérieur annonce la mise en œuvre imminente des mesures visant à garantir un retour sûr et progressif des populations des zones sinistrées    Akhannouch: La troisième élection du Maroc au CPS de l'UA, un signe de confiance    « The Bare Bones Show » : Bryan Adams attendu à Rabat et Tanger pour deux concerts acoustiques    IDARATI x.0 : la future méta-application qui rapprochera citoyens et administration    Rabat : Nouvelle étape dans la coopération institutionnelle entre le Maroc et le Tchad    Maroc-Mauritanie : Vers un renforcement de la coopération agricole et scientifique    Province de Guercif/INDH : 230 bénéficiaires d'une caravane médicale pluridisciplinaire    Addis-Abeba: Le Maroc réitère son soutien au processus d'opérationnalisation de l'Agence Africaine du Médicament    Maroc-Equateur: la billetterie ouverte ce vendredi    Transport aérien : Emirates annonce la fin de ses liaisons avec Alger pour 2027    Régulation des médicaments : Amine Tehraoui examine avec une responsable de l'OMS les moyens de renforcer le système national    Ukraine: les prochaines négociations se tiendront à Genève les 17 et 18 février    « Philosophies d'Afrique » : Rabat accueille la 11e édition des « Rendez-vous de la philosophie »    Khartoum retrouve sa place à l'IGAD    COMEX : Patrice Motsepe hausse le ton et exige un durcissement des règles    Cambridge restitue 116 trésors du Bénin au Nigeria    Le Marocain secouru par un navire écossais tentait de rallier Ceuta    Bryan Adams se produit au Maroc avec «The Bare Bones Show»    Ramadan sur Tamazight : La fiction et le documentaire s'invitent sur la chaîne amazighe    Info en images. UNESCO : «L'artisanat marocain» célébré à Paris comme patrimoine vivant «en mouvement»    Berlinale 2026 : Le cinéma marocain sous les projecteurs à l'European Film Market    Une chanteuse namibienne entre dans le catalogue mondial de Sony Music    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



«Une performance économique pérenne passe par la performance sociale»
Publié dans La Vie éco le 07 - 03 - 2021

Dans son ouvrage «Seeds of Change», l'auteure propose aux entreprises une nouvelle approche de gestion pour affronter sereinement un environnement volatil, incertain, complexe et sans pitié, notamment depuis la crise actuelle.
Faire évoluer son business model n'est plus une option mais une nécessité pour la survie de l'entreprise.
Semer les graines du changement pour affronter les défis actuels et futurs. C'est ce que détaille l'ouvrage de Hanane Benkhallouk ''Seeds of Change'' (éd. Passion Preneur Publishing, 2021). L'auteure qui a plusieurs arcs à son actif (Cf encadré) propose aux entreprises, une nouvelle approche de gestion pour affronter sereinement un environnement volatil, incertain, complexe et sans pitié, notamment depuis la crise actuelle. Une entreprise solide et résiliente doit obligatoirement remettre l'humain au cœur de la transformation...Il n'est de richesse que d'hommes, a dit Jean Bodin au 16e siècle. Au 21e siècle on parle d'une approche ''human centric''. Pour mettre la lumière sur cette approche et d'autres points abordés dans son ouvrage, nous avons donné la parole à Mme Benkhallouk.
Selon vous, le business model actuel de la majorité des entreprises serait figé et ne saurait être compétitif face aux défis post-covid. Quelles sont les limites du modèle d'entreprise d'aujourd'hui ( sa relation avec l'humain, la profitabilité, l'environnement…) ?
Qu'ils soient économiques ou sociaux, la crise sanitaire a indéniablement bousculé tous les modèles. Elle a aussi mis au grand jour les faiblesses du business model (BM) traditionnel. Pour ne citer que ces limites, le BM classique de l'entreprise est faussé par un fonctionnement en silos avec des process séquentiels, un manque de partage de data entre les différentes business units. Une organisation principalement (pour ne pas dire exclusivement) centrée sur les ventes que sur le consommateur et une culture orientée productivité plutôt qu'efficacité.
Le contexte inédit que nous vivons donc depuis l'année dernière, avec tous ses défis et difficultés, fait que les organisations de tous les secteurs d'activité ayant un modèle d'entreprise figé ont de plus en plus de mal à faire face à cet environnement.
Dans un paysage aussi complexe, en évolution rapide et parsemé d'imprévus, l'heure est à l'évaluation constante et continue. Faire évoluer son business model n'est donc plus une option mais une nécessité pour la survie de l'entreprise.
Pour créer l'avenir que nous souhaitons, il faudra réinventer fondamentalement la relation entre les entreprises, la société, et l'environnement. Et déployer diverses approches pour détecter les nouvelles réalités émergentes.
Quels sont les changements majeurs qu'elles devraient opérer ? Que devraient-elles prioriser ?
La volatilité, l'incertitude, la complexité et l'ambiguïté inhérentes au monde (VUCA) d'aujourd'hui représentent une nouvelle donne. Cela change non seulement la façon dont les entreprises font des affaires, mais aussi la façon dont les dirigeants managent leurs équipes.
L'agilité et la capacité de transformer est la première priorité. Pour ce faire, l'entreprise devra sortir de sa zone de confort et surtout réapprendre, pour pouvoir subvenir aux nouveaux besoins de consommateurs qui sont plus informés et moins fidèles.
Adopter une architecture organisationnelle ouverte pour une fluidité des échanges, et une flexibilité pour agir rapidement. Il est également question de créer des esprits de «dirigeants entrepreneurs» et non pas «des dirigeants managers», qui pourront innover, prendre des décisions rapides, qui ne vont peut-être plus décider seuls, mais s'appuyer sur l'intelligence collective.
Dans votre ouvrage, vous insistez sur l'importance de l'humain au sein de l'entreprise et de la société en général. Comment réussir ce pari dans un contexte mondial plus que jamais baigné dans la transformation numérique, responsable pour plusieurs, de la déshumanisation de la société ?
Certes, l'économie numérique force à réinventer les valeurs et les approches dans tous les domaines. Je pense que la digitalisation de l'entreprise est aussi une aventure humaine et elle ne peut en aucun cas être envisagée de façon isolée qui se limite à un point de vue technologique (Big data, Iot, Blockchain par exemple).
L'approche human-centric veut simplement dire qu'il faut remettre l'humain au cœur de la transformation: client, collaborateur ou partie prenante de l'écosystème de l'entreprise, qu'il ne faut pas oublier, entre toute cette data, automatisation, collecte de données, etc., que l'Humain est un élément essentiel qui doit rester au centre des préoccupations. Il est clair que les données collectées n'auront aucune valeur sans le jugement humain, sans un contexte humain. Il est temps d'engager un process créatif où le client potentiel est au centre de la stratégie de l'entreprise, où l'adhésion des collaborateurs à la vision et la mission de l'entreprise et leur bien-être au travail sont à la base de la démarche. Un esprit innovant et entreprenant remplace la prise de risque et la lourdeur des process qui ont tendance à paralyser un nombre important d'organisations. Face aux enjeux environnementaux mondiaux et la prise de conscience des citoyens et consommateurs, je dirai qu'il n'est plus possible d'envisager la performance économique à long terme sans la performance sociale.
Avec un tissu économique majoritairement conçu de TPME, les graines du changement seraient-elles adaptées au sol marocain ?
Absolument. Après tout, les principes de SEEDS of change, ou graines du changement, s'articulent autour de l'agilité et la résilience. Ce sont là deux principes fondamentaux pour développer le business model du futur. C'est le mindset même de la TPME : L'agilité et la forte capacité à adapter des changements constants, et évoluer en continu. La culture start-up est moins rigide, et encourage aussi l'innovation frugale, dont on a été témoins en 2020. Le Maroc a fait preuve d'expérimentation et d'opérationnalisation de solutions concrètes disruptives.
Le monde change à une vitesse vertigineuse, pour suivre la cadence l'on devrait semer les bonnes graines de changement pour co-créer un futur durable.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.