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à‡a n'arrive pas qu'aux autres…
Publié dans La Vie éco le 06 - 04 - 2012

L'Etat veut bien de l'argent du jeu mais se rappelle qu'il est illicite quand il s'agit de faire de la publicité à la télévision ; ferme les yeux sur les enseignes du loto et du PMUM dans la rue…
Dans son projet de réforme du pôle audiovisuel public, le ministre de la communication l'a déclaré clairement : il faut interdire la publicité pour les jeux de hasard sur les chaînes de télévision appartenant à l'Etat. L'argument se comprend, il est valable. Le Maroc est un pays musulman et la religion interdit les jeux de hasard. Du point de vue de la morale universelle aussi, il convient de ne pas pousser au jeu ceux qui ne l'ont pas fait, ne pas entretenir, chez ceux qui le font, la flamme.
Mais il y a une question de cohérence dans l'approche. Au Maroc, l'industrie du jeu est un monopole d'Etat, ce même Etat qui est musulman. Au Maroc, l'industrie du jeu, ce sont trois sociétés étatiques qui rapportent des recettes à cet Etat, sous forme de contribution indirecte, en lui épargnant de financer le Fonds national de développement du sport, le Fonds spécial des œuvres caritatives, le développement de la race équine, la fondation CDG, etc. En gros, c'est près d'un milliard de DH qui est versé par l'industrie du jeu chaque année, sans compter la contribution directe, sous forme de recettes de TVA et de recettes de monopole, ce qui fait un autre milliard au moins.
Il convient alors, pour plus de cohérence dans l'approche, de surseoir à ces recettes définitivement et d'abandonner l'industrie du jeu. Car comment expliquer sinon que l'Etat autorise l'existence de points de vente arborant publiquement une enseigne Loto ou des bureaux du PMUM bien reconnaissables ? N'est-ce pas là de la publicité ? L'Etat veut bien de l'argent du jeu mais se rappelle qu'il est illicite quand il s'agit de faire de la publicité à la télévision ; ferme les yeux sur les enseignes affichées dans la rue…
Et quand bien même l'Etat voudrait mettre fin à l'industrie du jeu et y aller de sa poche pour promouvoir ce qu'il fait financer par le jeu, un problème se pose : quand l'Etat ne régule pas le jeu c'est la nature qui s'en charge et les abus qui s'en mêlent : il n'y a qu'à voir ce qui se passe dans le Nord avec les machines à sous informelles. Ne pas occuper le terrain c'est laisser le jeu illicite proliférer avec des risques d'addiction autrement plus graves et tous les pays ont été confrontés à cette nécessité. Aussi absurde que cela puisse paraître, le rôle d'une Loterie d'Etat c'est d'abord de protéger les citoyens contre les abus en veillant à ce que le «taux de retour joueur» (recettes globales/montants reversés aux joueurs) ne soit pas trop élevé pour ne pas créer justement d'addiction, en adoptant des règles responsables (interdiction de vente aux mineurs), en organisant un circuit transparent et verrouillé. Quand un vice devient nécessité pour une large frange de la société, mieux vaut en contrôler les leviers et en faire profiter la communauté, car le jeu existera toujours d'une manière ou d'une autre.


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