Selon la présidente du Directoire du Fonds Hassan II pour le développement économique et social, l'introduction de mécanismes innovants de rehaussement de crédit, de garantie ou d'accompagnement juridique permettrait d'élargir la base d'émetteurs et d'encourager les investisseurs à s'exposer à des risques mesurés et sécurisés. Suivez-nous sur WhatsApp Suivez-nous sur Telegram Dounia Taarji a plaidé, jeudi à Rabat, pour une meilleure inclusion de l'épargne des particuliers pour financer des projets structurants. « L'Etat dispose de leviers importants pour mieux canaliser l'épargne vers le financement des projets d'envergure, à travers la réglementation prudentielle et fiscale », a estimé Mme Taarji qui intervenait lors d'un panel sous le thème « Mobiliser l'épargne nationale pour financer les projets de demain » dans le cadre de la conférence annuelle de l'Association des sociétés de gestion et fonds d'investissement marocains (ASFIM). Selon elle, l'introduction de mécanismes innovants de rehaussement de crédit, de garantie ou d'accompagnement juridique permettrait d'élargir la base d'émetteurs et d'encourager les investisseurs à s'exposer à des risques mesurés et sécurisés, soulignant que la réussite des projets structurants du Royaume repose sur la capacité à attirer davantage d'investisseurs patients, disposés à engager des capitaux sur plusieurs décennies. Cette catégorie d'investisseurs, a-t-elle expliqué, demeure encore insuffisamment mobilisée au Maroc, notamment sur les tranches supérieures de financement. La responsable a également évoqué la possibilité de recourir davantage au financement en devises pour les projets générant des recettes extérieures, ce qui permettrait de réduire le risque de change et de diversifier les sources de capitaux, rappelant à cet égard que la réglementation actuelle autorise déjà les OPCVM à investir jusqu'à 10% de leurs actifs en produits libellés en devises, un dispositif encore peu exploité par les acteurs du marché. Dans ce contexte, Mme Taarji est revenu sur l'importance de la digitalisation du secteur financier et la mise en place de produits accessibles, transparents et sécurisés, à l'image d'expériences réussies à l'international, tout en insistant sur la nécessité d'un travail collectif entre l'ensemble des acteurs, émetteurs, investisseurs, régulateurs et autorités publiques, afin d'assurer la cohérence des efforts et de concrétiser les ambitions de financement du Royaume. Cette édition de la conférence de l'ASFIM a exploré les leviers financiers et stratégiques permettant d'orienter efficacement l'épargne nationale vers le financement des projets structurants du Maroc de demain. En rassemblant différents acteurs publics et privés, institutions financières et experts du marché, l'ASFIM a offert une plateforme unique d'échanges et de réflexion autour des perspectives du secteur de la gestion d'actifs.