« Notre rôle de supervision est plus que jamais indispensable pour accompagner le développement de notre marché, en renforcer les fondations et en préserver la crédibilité et le bon fonctionnement dans le respect, toujours, de la réglementation en vigueur », a déclaré Tarik Senhaji, lors de la conférence tenue par l'Association professionnelle des sociétés de bourse (APSB) sous le thème « Le marché boursier marocain à l'aube d'une nouvelle ère : quels défis et quelles attentes ? ». Suivez-nous sur WhatsApp Suivez-nous sur Telegram Le président de l'Autorité marocaine du marché des capitaux (AMMC), Tarik Senhaji, a souligné, lundi à Casablanca, que la supervision est indispensable pour accompagner le développement du marché boursier qui a confirmé sa capacité à mobiliser l'épargne nationale et à contribuer efficacement à son allocation vers le financement de l'économie réelle. « Notre rôle de supervision est plus que jamais indispensable pour accompagner le développement de notre marché, en renforcer les fondations et en préserver la crédibilité et le bon fonctionnement dans le respect, toujours, de la réglementation en vigueur », a dit M. Senhaji lors d'une conférence tenue par l'Association professionnelle des sociétés de bourse (APSB) sous le thème « Le marché boursier marocain à l'aube d'une nouvelle ère : quels défis et quelles attentes ? ». Et de poursuivre : « La progression significative du nombre d'investisseurs particuliers est l'un des faits marquants de la période actuelle. Cette évolution est une avancée majeure en matière de démocratisation de l'investissement : la Bourse est désormais perçue comme un instrument crédible et accessible de valorisation du patrimoine. Cette dynamique appelle toutefois une exigence accrue des standards de nos marchés ». Pour le président de l'AMMC, l'amélioration continue de la communication financière des émetteurs, la régularité et la clarté de l'information publiée sont devenues essentielles et doivent aller de pair avec un renforcement de la recherche et de l'analyse financière produits par les acteurs du marché. Dans cette même logique, a-t-il soutenu, l'éducation financière demeure un chantier prioritaire, ajoutant que la protection de l'investisseur passe aussi par lui donner les clés de compréhension nécessaires pour interagir avec le marché de manière responsable et pérenne. « L'AMMC continuera à jouer pleinement son rôle d'impulsion dans ce domaine. Cette mission appelle la mobilisation de l'ensemble de l'écosystème, avec un rôle particulièrement clé pour les sociétés de bourse. C'est collectivement que nous pourrons ancrer durablement une véritable culture de l'investissement », a assuré M. Senhaji. Par ailleurs, il a relevé que le développement du marché boursier marocain requiert également le renforcement de son attractivité internationale, dans l'objectif de doper les volumes et de diversifier la base des investisseurs. M. Senhaji a rappelé que parmi les priorités de l'AMMC en 2026 figure la construction d'un marché des capitaux efficient, accessible et tourné vers l'avenir, à même de jouer le rôle de levier stratégique pour financer l'économie réelle, protéger l'épargne et stimuler la compétitivité du Maroc. Pour sa part, le président de l'APSB, Amine Maamri, a indiqué que l'année 2025 a confirmé le rôle central de la Bourse de Casablanca dans le financement de l'économie nationale. « Progression marquée du marché, capitalisation dépassant 1.000 milliards de dirhams, volumes en nette hausse et introductions significatives : ces évolutions traduisent une confiance retrouvée et un marché qui gagne en profondeur », a-t-il fait valoir. Au-delà de ces performances, la Bourse renforce son poids dans l'économie, puisque sa capitalisation représente désormais plus de 60% du PIB national, ce qui souligne son rôle croissant comme levier de financement des entreprises et d'accompagnement des transformations économiques du Royaume, a noté M. Maamri. Parallèlement, le président de l'APSB a expliqué qu'un marché financier ne se mesure pas uniquement à sa stabilité, mais aussi à sa capacité à créer du mouvement, à générer de la liquidité et à attirer durablement les investisseurs. Et de poursuivre : « La liquidité reste à cet égard un enjeu central. Elle facilite l'entrée et la sortie des investisseurs, améliore la formation des prix et renforce la confiance. Les progrès sont réels, mais des défis subsistent en matière de profondeur du marché, de diversification des instruments et d'élargissement de la base d'investisseurs. Ce constat n'est pas une limite : il constitue une invitation à l'action collective ». Rendez-vous majeur consacré à la réflexion collective et au partage d'expertises, cette conférence a réuni les principaux acteurs institutionnels, investisseurs, experts et décideurs afin d'analyser les transformations en cours du marché des capitaux marocain, ses perspectives de développement, ainsi que les nouveautés relatives notamment au lancement du marché à terme.