Le chef du gouvernement, Aziz Akhannouch, a mis avant, lors du Gitex Africa, l'augmentation significative des ressources financières allouées au secteur numérique, soulignant que le budget d'investissement pour ce secteur est passé de 11 millions de dirhams en 2021 à plus de 1,7 milliard de dirhams en 2024. Suivez-nous sur WhatsApp Suivez-nous sur Telegram S'exprimant lors de la cérémonie d'ouverture de la 4e édition du Gitex Africa Morocco, Aziz Akhannouch a insisté sur l'importance accordée par le gouvernement au secteur du numérique. Preuve en est, un département ministériel entièrement dédié à ce secteur a été créé pour la première fois, en 2021. Il s'agissait d'un signal politique clair visant à accorder au numérique la place qui lui revient en tant que politique publique majeure. Des moyens et des capacités «sans précédent» ont été fournies à ce département, pour aligner les ressources sur les ambitions dans ce domaine. Les chiffres parlent d'eux-mêmes : entre 2021 et 2024, le budget d'investissement de ce secteur est passé de 11 millions de dirhams à plus de 1,7 milliard de dirhams. Ce choix politique fort a permis de passer d'initiatives éparses à une stratégie globale et cohérente, qui s'est matérialisée par le lancement en septembre 2024, de la stratégie nationale «Maroc Digital 2030». «Celle-ci est fondée sur la conviction profonde que la numérisation n'a de sens que si elle contribue à améliorer le quotidien des Marocains et à renforcer la compétitivité de notre économie», a souligné le Chef du gouvernement. Cette stratégie, a-t-il ajouté, repose sur deux piliers interdépendants. Le premier, est celui de l'Etat numérique au service du citoyen. Ainsi, depuis le lancement de la stratégie, le gouvernement a entrepris plusieurs actions, dont la cartographie des données et la restructuration du portail de l'administration électronique, le déploiement de solutions numériques dans l'éducation via le système Massar, ou encore la mise en place de plateformes dans le secteur de la justice, notamment la plateforme des tribunaux et un service de casier judiciaire électronique. Le deuxième pilier, a poursuivi Akhannouch, concerne l'économie numérique comme moteur de création de valeur et d'emplois. Ainsi, un contrat-cadre pour la période 2024-2030 a été signé, axé sur le secteur de l'Offshoring et les exportations numériques, tandis qu'une nouvelle circulaire réglementaire a été publiée afin d'encadrer ce secteur. Les résultats obtenus fin 2024 sont importants : 148.500 emplois ont été créés dans le secteur numérique, et les recettes d'exportation de services numériques dépassent 26 milliards de dirhams. L'objectif pour 2030 est d'atteindre 270.000 emplois et près de 40 milliards de dirhams de recettes d'exportation. La stratégie définit également un système intégré d'accompagnement à toutes les étapes du cycle de vie des startups. Ce système inclut un soutien financier pour assurer la pérennité des entreprises, des prêts sans intérêt et des financements de démarrage pour les startups, un soutien aux incubateurs d'entreprises, ainsi qu'un accompagnement lors des levées de fonds en phase de croissance. Ce volet a fait l'objet de la signature d'un accord stratégique entre plusieurs institutions, dont les ministère des Finances, de la Transition numérique, la CDG, Tamwilcom et le Fonds Mohammed VI pour l'Investissement. Par ailleurs, a conclu le chef du gouvernement, neuf sociétés de gestion ont été sélectionnées, avec l'intention d'investir jusqu'à 2,5 milliards de dirhams marocains dans des startups marocaines. L'objectif est de lever les obstacles à la croissance des startups et de créer un environnement propice à l'émergence de champions nationaux de l'économie numérique.