La situation du secteur de l'élevage s'est nettement redressée avec une offre ovine abondante et des prix qui seraient abordables d'ici à l'Aïd Al-Adha. Toutefois, des pratiques spéculatives sont dénoncées. Suivez-nous sur WhatsApp Suivez-nous sur Telegram Le programme de reconstitution du cheptel a donné de bons résultats. Les éleveurs exposants contactés lors du SIAM 2026 ont assuré une offre abondante sur le marché, grâce à ce dispositif qui a permis le maintien des femelles et donc de favoriser la reproduction, mais aussi d'octroyer des aides financières pour s'approvisionner en aliments de bétail. «Depuis 2018, nous avons énormément souffert de la succession des années de sécheresse. Mais, grâce à ce programme, nous voyons le bout du tunnel», assure Abidi M'barek, sélectionneur ovin. Toutefois, la contrainte qui persiste est la cherté des aliments du bétail. Les prix reprennent leur chemin haussier à cause de cette guerre entre les Etats-Unis, Israël et l'Iran. Sauf que récemment, «les parcours fourragères sont tellement bien fournis que nous sollicitions moins les aliments du marché international». Lire aussi Agriculture Les éleveurs appelés à mettre leurs moutons sur le marché pour faire baisser les prix → Pour l'Aïd Al-Adha, cet éleveur a estimé les prix de vente à partir de 4.000 DH par tête. Il a toutefois pointé du doigt le comportement de certains éleveurs et intermédiaires opportunistes, visant à conserver leur bétail hors du circuit commercial pour profiter de la flambée des prix. D'ailleurs, Aziz Akhannouch s'est adressé directement aux éleveurs, durant la séance plénière à la Chambre des conseillers, les incitant à mettre sur le marché leurs ovins afin de faire baisser les prix de la viande. Pour le Chef du gouvernement, il est inacceptable que les prix de la viande, malgré le redressement de l'offre suite à la reconstitution du cheptel, demeurent élevés.