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Mobilité : un dirigeant reste en moyenne quatre années et demie au même poste
Publié dans La Vie éco le 31 - 12 - 2015

Le secteur des biens de consommation a été un pourvoyeur de compétences pour les autres. La fonction commerciale affiche le plus haut taux de mobilité. Le changement d'entreprise ou de poste débouche sur une nette hausse de la rémunération.
IBB Executive Search, cabinet marocain spécialisé dans le recrutement des cadres dirigeants, vient de publier sa première enquête sur la mobilité des dirigeants. Réalisée entre juillet et octobre 2015, l'enquête a concerné 450 dirigeants et cadres supérieurs sur une période de 15 ans. Commentant les résultats, Abdelaziz Bennis, DG du cabinet, rappelle que les organisations se sont profondément transformées avec l'émergence de dirigeants qui ont provoqué une véritable rupture dans la gestion des entreprises et dans les méthodes de management. Du coup, le marché des dirigeants est de plus en plus difficile et demande une certaine exigence sur le processus de recrutement qui est généralement plus long et plus coûteux.
Les dirigeants ont beaucoup bougé entre 2003 et 2007
Il faut souligner que la mobilité des cadres dirigeants a connu deux phases importantes. Le taux de mobilité est d'abord passé de 20% en 2002 à 32% entre 2003 et 2007, atteignant un record historique de 37% en 2007. Dans la seconde période qui court de 2008 à 2015, il y a eu deux phases différentes. De 2008 à 2012, ce taux de mobilité a été en moyenne de 30% avant de retomber à 22% entre 2013 et 2015, soit un niveau équivalent à celui de 2000 – 2002. Le DG d'IBB relève que «cette baisse est synonyme peut-être d'une fin d'un cycle de développement économique exceptionnel, l'arrivée à maturité des organisations et peut-être aussi l'envie des dirigeants de se stabiliser». Il rajoute cependant que «cette accalmie ne durera pas pour longtemps. Les entreprises qui sont en phase de sortie de crise ou en train de l'être se disputent les managers qui ont une bonne réputation sur la place pour mieux aborder l'avenir. La dynamique de la mobilité retrouvera un rythme important sous l'effet de la reprise économique, l'intégration régionale, l'investissement en Afrique... ».
Grosso modo, durant les 15 ans, le taux moyen de mobilité s'est situé à 27,1%, avec une part interne à l'entreprise de 39%, et une part externe de 61%.Tous les ans, deux dirigeants sur trois quittent leur entreprise ou sont recrutés en externe, et un sur trois est promu en interne.
L'étude montre également que la mobilité a concerné tous les secteurs, avec des taux allant de 23 à 31%, notamment dans les technologies et télécoms (31%), l'industrie (29%) et le bâtiment & immobilier (29%). Celui de la finance & assurance et de l'énergie s'est stabilisé à 23%, tandis que le conseil en est à 24%.
Au total, un dirigeant reste en moyenne quatre années et demie au même poste. Cette forte mobilité est expliquée par l'arrivée de nouveaux opérateurs, les opérations de fusion-acquisitions mais aussi le développement de nouveaux secteurs comme l'aéronautique, l'automobile, l'énergie... Sur ce marché bien animé, le secteur des biens de consommation, déjà bien établi au Maroc, a été un pourvoyeur de talents pour tous les autres secteurs, ce qui montre que les entreprises cherchent à acquérir le savoir-faire de ses dirigeants.
Par fonction, la direction commerciale est celle qui enregistre le plus fort taux de mobilité (30%) et la direction financière et juridique le plus faible (23%).
Huit dirigeants sur dix restent à l'écoute du marché
Qu'il s'agisse d'entreprises marocaines ou de multinationales, la tendance à la mobilité est la même (27%). Les patrons de structures locales changent, néanmoins, plus souvent d'employeurs. Ceux des filiales de groupes étrangers, pour leur part, profitant de réseaux beaucoup plus larges, ont un peu plus de chance d'être promus en interne. En revanche, dans les multinationales, les mouvements s'opèrent au gré des réorganisations des maisons mères, ce qui engendre des mobilités plus irrégulières.
Par ailleurs, d'après l'enquête, les dirigeants confirment que la mobilité se maintiendra, quelle que soit la conjoncture économique à venir. Huit dirigeants sur dix sont à l'écoute du marché ou en recherche active; 63% d'entre eux estiment ne pas vouloir quitter leur entreprise mais qu'ils changeraient d'avis en cas de proposition importante; 22% sont en revanche en recherche active et décidés à voir ailleurs.
Les dirigeants des fonctions finance et juridique, production, marketing et communication, commerciale et RH sont les plus nombreux en recherche active. Les PDG, DGA, DSI et directeurs des achats quitteraient leur entreprise si une meilleure opportunité se présentait. Ce désir de changer d'air est principalement motivé par l'amélioration de la rémunération, la clarté de la gouvernance, l'évolution et l'épanouissement dans leur entreprise.
A noter aussi qu'une partie de l'étude a été consacrée à la rémunération des dirigeants et cadres dirigeants.
Durant les deux dernières mobilités des dirigeants, les augmentations externes ont été supérieures aux augmentations internes.
50% des dirigeants ont perçu des augmentations externes entre 12 et 35%
50% des dirigeants ont perçu des augmentations externes comprises entre 12% et 35% et des augmentations internes entre 10% et 23%. Ces écarts élevés traduisent un marché à fortes disparités salariales.
Par fonction, ce sont les dirigeants des fonctions marketing, communication (35%), commerciale (34%), financière et juridique ( 32%) ainsi que celles des achats/logistique (31%) qui ont connu les plus fortes augmentations grâce à la mobilité externe. Pour la plupart de ces fonctions, l'écart avec l'augmentation interne est important.
Ainsi, dans la catégorie des DG/DGA, 57% d'entre eux perçoivent une rémunération supérieure à 1,4 MDH et 43% sont en dessous de cette rémunération. Dans la catégorie des directeurs, 57% d'entre eux touchent un salaire inférieur à 1 MDH et 43% sont au-dessus de ce niveau de rémunération.
En ce qui concerne la catégorie des responsables, même s'il est justifié par le niveau de responsabilité, l'écart de rémunération entre les responsables et les autres catégories est important. Cela montre que le middle management, vivier des successeurs, doit être renforcé dans les entreprises.
Les augmentations externes les plus importantes ont été réalisées dans les secteurs distribution, logistique, transport, finance, assurance, industrie, technologie, médias, télécoms. La modernisation de la GRH dans les entreprises publiques a conduit à améliorer la politique salariale : les augmentations internes y sont les plus élevées du marché.


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