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Stress hydrique: Recyclage des eaux, une recette qui prend dans le Nord
Publié dans L'Economiste le 09 - 05 - 2019

La station de Boukhalef disposera sous peu de 10.000 m3 de bassins pour stocker l'eau traitée pour l'arrosage des espaces verts. Elle constitue le coeur du dispositif de récupération des eaux usées à Tanger (Ph. Adam)
La mise à niveau des villes de Tanger et de Tétouan a eu pour heureuse conséquence de créer ou de réaménager des milliers de m2 d'espaces verts, un véritable atout pour la population et les visiteurs. En contrepartie se pose l'épineuse question de l'entretien et surtout de l'arrosage. Pour y apporter une solution, le programme de réutilisation des eaux usées pour l'arrosage est en train de prendre de l'ampleur.
Après Tétouan, c'est au tour de Tanger de se mettre à l'heure du traitement des eaux et de leur réutilisation pour l'arrosage des espaces verts. Après une première phase qui a concerné le golf de la station Houara de Qatari Diar, le réseau renforce son étendue.
Sa capacité de stockage de 5.000 m3 sera doublée et sera portée à 10.000 m3 et la longueur des canalisations atteindra les 20 km pour inclure le Golf royal de Tanger et l'ensemble des espaces verts jouxtant la route de Rabat jusqu'à l'échangeur de l'autoroute, et ce dès le début de cet été. La superficie totale irriguée atteindra les 91 hectares avec un investissement total de 55 millions de DH, selon Amendis.
La réutilisation des eaux usées à Tanger permettra d'économiser jusqu'à 4 millions de m3 par an, l'équivalent de deux semaines de consommation d'eau potable (Ph. Adam)
Le dispositif permettra de faire des économies de l'ordre de 4 millions de m3 d'eau par an, l'équivalent de deux semaines de consommation pour une ville de la taille de Tanger. A terme, c'est l'ensemble des espaces verts de la ville qui sont concernés par ce programme qui a déjà été mis en place pour l'arrosage des espaces verts de la côte de Tétouan.
Au cœur du système, la station de traitement des eaux usées de Boukhalef, exploitée par Amendis. Elle avait été lancée en 2002, mais après une longue période en stand-by, elle n'a réellement commencé à travailler qu'en 2015. Ses installations se basent sur la technologie des boues activées, une solution éprouvée. Sa capacité actuelle est de 4 millions de m3 d'eau, desquels 550.000 m3 ont déjà commencé à irriguer le parcours du golf de la station Houara de Qatari Diar.
Le programme avait été lancé en 2016 à Tétouan. Le projet vise à l'utilisation des eaux usées épurées issues de la station de traitement de Tamuda Bay (Mdiq) pour arroser les espaces verts, golfs, résidences touristiques et complexes sportifs dépendant de Tétouan et de sa côte (Fnideq, Martil et Mdiq) en deux phases pour un montant d'investissement de 75 millions de DH, selon le ministère délégué chargé de l'Eau.
La mise en œuvre de ce projet s'inscrit dans le cadre des orientations du Plan national de l'eau. Celui-ci préconise, outre l'économie de l'eau et l'augmentation de l'offre en matière d'eau de surface, le recours aux eaux non conventionnelles, notamment la réutilisation des eaux usées. L'objectif à atteindre est de l'ordre de 325 millions de m3 d'eaux usées réutilisées à l'horizon 2030, soit cinq fois la consommation d'une ville de la taille de Tanger.
Le rendement des réseaux, la grande bataille
Pour un distributeur d'eau, l'une des plus grandes problématiques est celle du rendement des réseaux, en particulier, celui de l'eau. Depuis 2002, Amendis a réussi à atteindre 80% de rendement, soit un gain de 28 points lors des 16 dernières années pour la seule ville de Tétouan, ce qui revient à dire qu'avant 2002, près d'un litre d'eau sur deux était perdu en cours de route entre les producteurs et les clients.
Ce qui s'est traduit par une économie de à plus de 90 millions de m3 d'eau, soit l'équivalent de trois à quatre années de consommation. Plus encore, alors que les ventes ont évolué de 51% sur la même période, passant de 18 à 27 millions de m3, les achats ont quasiment stagné, preuve de l'efficacité de la démarche.
Le dispositif se base sur un réseau de compteurs avec des équipes spécialisées et un outillage sophistiqué pour localiser les fuites et les réparer, un travail titanesque avec près de 9.000 fuites par an, un rythme en croissance avec le développement du réseau et qui a obligé à sous-traiter une partie de l'activité.
En parallèle, le renouvellement du réseau a lui aussi aidé dans l'augmentation du niveau de rendement. Sur les 15 dernières années, près d'une centaine de kilomètres de canalisations ont été remplacées et 23.240 branchements refaits.
Au-delà du gain financier et environnemental, l'augmentation du rendement du réseau a permis à la ville de Tétouan de mieux encaisser le stress hydrique auquel elle a dû faire face en 2016. C'est une année que les habitants de la Colombe blanche ne sont pas près d'oublier avec une réduction des ressources hydriques de la ville de 30%, se traduisant par moins de 12 heures d'eau par jour.
Ali ABJIOU


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