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Au For'um, le business chasse la politique
Publié dans Les ECO le 30 - 05 - 2010

L'Union pour la Méditerranée (UpM) a mobilisé toutes ses forces motrices pour être au rendez vous du financement des projets. Les intervenants venant de différents horizons et composés d'éminentes personnalités, se sont tous accordés à dire qu'aujourd'hui, cette Union régionale est bel et bien une réalité. Preuve en est, la réalisation de plusieurs projets structurants, notamment en matière d'environnement, d'énergie, d'eau et de développement durable.Devant un parterre de 200 personnes (ministres, experts, observateurs), la priorité était donnée à l'économique et, en l'espace d'une journée, le volet politique était laissé de côté. D'ailleurs, la coprésidence franco-égyptienne l'a fait savoir sans détour. Christine Lagarde, ministre française de l'Economie et des finances, a souligné que d'aucuns jugent les deux années de l'UpM comme un échec au niveau de certains dossiers politiques, alors qu'au niveau économique et financier, une avancée notable a été réalisée. Le ministre égyptien du Commerce et de l'industrie, Rachid Mohamed Rachid, quant à lui, n'y est pas allé par quatre chemins pour souligner que «l'UpM ne doit pas être prise en otage par les calculs des politiques. L'économique est un canal de rapprochement que nous devons saisir de toutes nos forces». Le ministre égyptien revient sur la réunion de juillet dernier, à Paris, pour rappeler les projets adoptés, dont 70% seront exécutés sur la rive sud méditerranéenne et dont le montage financier est prêt. Bien entendu, ces financements seront assurés par des institutions de renom tels que la BEI, la Caisse de Dépôt et de Consignation et la Cassa despositi. D'ailleurs, une somme de 400 millions d'euros est d'ores et déjà levée par ces établissements. Rassuré, et profitant de l'attention particulière accordée par les ministres français présents, le ministre égyptien a marqué sa présence par une détermination sans équivoque, que ce soit sur la nécessité de la mise en place des outils de financement nécessaires par les partenaires du nord, ou encore par l'attachement de son pays à l'espace méditerranéen et à l'institution de l'UpM. «Les relations Nord-Sud doivent être redessinées en s'appuyant sur une nouvelle philosophie et en saisissant toutes les opportunités d'investissement régional». Et ce n'est pas Christine Lagarde qui dira le contraire. «Le choix stratégique de l'UpM est déterminant, les sources de croissance sont là, à nous de les mettre en valeur. Nous sommes dépendants les uns aux autres et les degrés de dépendance sont en train de s'inverser», tient-elle à préciser. Edifiant. Lagarde a saisi l'occasion pour présenter la stratégie française vis-à-vis de l'UpM, qui consiste en une mobilisation de l'Etat français et de son bras financier dans le soutien des projets méditerranéens. «L'AFD a augmenté ses financements à cette région de 33% entre 2008 et 2009, sachant que 2009 était une année de crise. Ses engagements s'élèvent, aujourd'hui, à 855 millions d'euros dans les domaines de l'environnement, de la dépollution, du transport urbain, de l'énergie solaire, de l'eau...etc.» ajoute la ministre française. Des propos confirmés par Henri Guino, conseiller du Président français Nicolas Sarkozy, qui annonce que «dans deux semaines, de grandes entreprises françaises, des banques et des assurances constitueront un consortium, pour la fabrication de l'énergie mais surtout son transport, dédié à la région méditerranéenne». «Une détermination française on ne peut plus claire, une conviction appuyée par des actes», ont conclu des experts présents. Il faut dire que les deux autres géants de la région, à savoir l'Italie et l'Espagne ont été timidement représentés, successivement par le président de la Chambre de commerce et de l'industrie de Milan et un haut fonctionnaire du ministère du Commerce ibérique.Le Maroc a été, quant à lui, cité, à plusieurs occasions, comme un modèle d'intégration méditerranéenne et un exemple de partenariat gagnant-gagnant. Philippe De Fontaine Vive, vice-président de la BEI, a considéré le port de Tanger Med comme un modèle de projet réussi en matière de cofinancement. La participation dans le financement de la dépollution de la baie de Nador figurait, d'ailleurs, dans le document du For'UM, et Charles Milhaud, conseiller au ministère des Finances français, l'a répété en aparté à ses collègues français, considérant que «Le Maroc est un pays qui s'intègre parfaitement et honore ses engagements vis-à-vis des institutions financières, un modèle à encourager». Enfin, ce For'UM était une occasion de plus pour mesurer l'admiration montante des Français pour ce Maroc jeune, dynamique et qui bouge, certes à un rythme en dessous des aspirations, mais qui «fait preuve de beaucoup de bonne volonté», comme l'indique ce haut cadre de l'AFD.
Le rapport de la Commission européenne plébiscite l'UPM
La Commission des affaires étrangères du Parlement européen, dans un objectif de suivre de plus près les développements de la dernière initiative régionale, l'UPM, a publié un rapport édifiant, rédigé par Vincent Peillon, sur le projet méditerranéen et la politique de bon voisinage. Il en ressort que le bassin méditerranéen est une région d'importance cruciale pour l'UE et que, dans un monde multipolaire et interdépendant, les grands ensembles régionaux intégrés seront plus aptes à relever les défis sociaux, culturels, économiques, environnementaux, démographiques, politiques et de sécurité. Contrairement à certaines milieux qui croient savoir que l'UE ne verrait pas d'un bon œil l'UPM, l'UE, selon le rapport, considère que l'UPM permet de renforcer davantage la dimension régionale et multilatérale des relations privilégiées, en vue d'établir un espace de prospérité et de bon voisinage, fondé sur les valeurs de l'Union et caractérisé par des relations étroites et pacifiques reposant sur la coopération. Certes, il soulève que le contexte régional dans lequel prend forme l'UPM reste marqué par des conflits et des tensions politiques qui ont miné et ralenti sa mise sur pied depuis le sommet de Paris en juillet 2008, en prenant comme exemple le processus de paix au Proche-Orient qui est aujourd'hui en panne, mais le même rapport donne une dimension imposante à la coopération économique Sud-Sud et Nord-Sud. A cet égard, il met en exergue les défis socioéconomiques de cet espace géographique, notamment le fait que 60% de la population mondiale pauvre en eau se trouve dans le sud du bassin méditerranéen et au Proche-Orient et que d'ici 2025, selon le rapport du PNUD sur le monde arabe et du Plan bleu, 63 millions de personnes pourraient se retrouver en situation de pénurie d'eau.Par ailleurs, les flux migratoires et les différents défis qu'ils soulèvent de part et d'autre de la Méditerranée sur le plan humain, social, culturel, et économique, constituent une priorité à traiter selon le rédacteur du rapport. Ce dernier se félicite de la nomination du secrétaire général et de l'adoption des statuts du secrétariat et recommande, en vue du sommet de Barcelone, que la définition de l'architecture institutionnelle et fonctionnelle de l'UPM soit parachevée en dotant le SG de moyens adéquats autant financiers que statutaires, clarifiant les critères de décision, favorisant une participation active de tous les pays tiers méditerranéens, veillant à la légitimité démocratique de l'UPM en confirmant l'APEM (Assemblée parlementaire euro-méditerranéenne) comme partie intégrante de l'architecture institutionnelle, garantissant une bonne coopération entre le SG de l'UPM et la Commission européenne, développant des actions de communication pour garantir la visibilité de l'UPM et informant les citoyens sur les grands projets et les avancées de l'UPM, notamment via un site internet complet et enrichi.


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