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Léger enthousiasme pour les contrats de croissance à l'export
Publié dans Les ECO le 09 - 05 - 2013

Pas de répit pour le ministère de l'Industrie, du commerce et des nouvelles technologies. Le délai de dépôt des demandes s'est terminé à fin avril et les dossiers sont actuellement au sein des services du ministère pour traitement. Celui-ci devrait se réunir dans le cadre d'une commission mixte avec les représentants du patronat, du ministère de l'Economie et des finances, Maroc Export ou encore l'Asmex (voir point de vue) pour décider du sort des entreprises soumissionnaires. «Une centaine d'entreprises ont aujourd'hui postulé au titre de l'année 2013 et les réponses seront données dès la fin du ce mois de mai», souligne Mohamed Saber, chargé du département d'Accompagnement à l'export au sein du ministère de l'Industrie. Sachant que le programme vise en tout et pour tout, environ 400 entreprises exportatrices à l'horizon 2017. Les retardataires peuvent donc être rassurés, le programme se prolongera jusqu'en 2017 avec des «appels à candidature» lancés chaque début d'année. À en croire certaines sources proches du dossier, les contrats de croissance n'auraient pas connu l'engouement espéré, la faute notamment à un délai trop court (à peine un mois entre fin mars et fin avril pour déposer les dossiers) et le manque de moyens pour beaucoup de PME. «La plupart de ces entités ne peuvent pas élaborer un dossier aussi exigeant et un business plan sur 3 ans avec des objectifs et des moyens clairs en un délai aussi court, sans avoir recours à un cabinet spécialisé», souligne le responsable d'un cabinet d'étude encadrant les entreprises exportatrices. Sans oublier la réticence de plusieurs PME à traiter avec l'administration par crainte d'ouvrir une brèche au fisc. C'est dire aussi qu'au sein même des entreprises soumissionnaires, certaines n'auront pas complété leur dossier comme il se doit et risquent d'être écartées. Cela étant, le département de Abdelkader Aâmara se défend d'avoir usé de tous les moyens pour faciliter la tâche aux entreprises postulantes. «Nous avons mis en place tout l'encadrement nécessaire à travers notamment la mise à disposition de documents modèles et de conseillers en export formés pour guider les entreprises dans leurs démarches», souligne Saber. Le ministère a en effet formé près de 24 conseillers en export dans le cadre d'un programme conjoint avec le Centre de commerce international à Genève. Il est également possible de retrouver toute la documentation nécessaire au niveau du portail du département du Commerce extérieur. En outre, la campagne a été accompagnée de plusieurs séminaires et rencontres avec les opérateurs économiques. Et pour cause, le programme est d'une importance stratégique pour le département de Aâmara qui chapeaute également le commerce extérieur. Au regard de la situation peu reluisante de nos exportations et le manque de compétitivité de notre offre exportable, il est aujourd'hui vital d'accompagner les PME exportatrices à travers notamment des incitations financières. C'est l'objet même de ces contrats de croissance à l'export, définis comme «un appui financier accordé aux entreprises pour réaliser un développement ambitieux à l'export». Le montant de l'appui est défini selon deux catégories d'entreprises et correspond à 10% du chiffre d'affaires additionnel à l'export pour une année donnée. Le contrat de croissance, une fois validé est valable pendant trois ans. Plus les entreprises bénéficiaires réaliseront un meilleur chiffre d'affaires à l'export, plus le montant de l'appui financier augmentera, sans pour autant dépasser un certain plafond. Ce dernier est déterminé en fonction de la catégorie de l'entreprise. Pour celles réalisant moins de 50 MDH de chiffre d'affaires à l'export, dites «entreprises exportatrices émergentes», le plafond est de 2 MDH. Le nombre de bénéficiaires de cette catégorie est estimé par le programme à 75 entreprises. Pour celles réalisant entre 50 et 500 MDH, «entreprises confirmées à l'export», le plafond est de 5 MDH. On compte 300 entreprises. En outre, l'appui est censé couvrir le coût de la commercialisation et de la promotion des entreprises, notamment les actions de prospection à l'étranger, la participation aux salons, les actions B2B... Les résultats de ce premier jet devraient donc être visibles d'ici la fin du mois et permettront sans doute de disposer d'une meilleure appréciation sur la réussite du programme.
Point de vue
Hassan Sentissi
Président de l'ASMEX
«Ce projet devrait être piloté par l'Asmex»
Aujourd'hui, nous le disons haut et fort, cette opération liée au programme de contrat de croissance à l'export devrait revenir de droit à l'ASMEX. Ce projet a été initié il y a longtemps par l'ASMEX avec le ministère de l'Industrie, du commerce et des nouvelles technologies, qui a depuis repris ce dossier sans nous y intégrer. C'est pourquoi nous avons écrit tout récemment au ministre en lui expliquant que ce genre d'opération devrait être mené par nos services et non pas par un bureau d'étude ou par un quelconque département ministériel. Ce qu'il faut souligner, c'est que notre association, qui regroupera bientôt 200 entreprises représentant le principal des exportateurs marocains, n'a aucun contrôle sur cette opération. Si la tâche nous avait été accordée, nous aurions déjà dépassé les prévisions. D'ailleurs, nous avons été chargés en coordination avec le ministère de plusieurs projets que nous avons mené avec brio. Il est vrai que nous avons eu des réunions et avons assisté aux séminaires. Nous avons pu réunir une bonne assistance qui a été très intéressée par le projet, mais malheureusement, il n'y a pas eu de suivi. Ceci confirme donc que ce projet doit être mené par nos équipes qui sont en contact direct avec les entreprises et qui devront promouvoir ce programme et faire signer les contrats. De plus, nous ne faisons même pas partie officiellement de la commission mixte chargée de statuer sur les dossiers envoyés par les entreprises. Il y a une grande différence entre les discours et la réalité. Certes, nous avons entendu des responsables dire que l'Asmex était membre de cette commission mais cela s'est arrêté là, car nous ne disposons pas à ce jour de documents officiels nous invitant à prendre part à cette commission. L'Asmex ne va pas se présenter à une réunion où elle n'est pas conviée officiellement.


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