Les filiales africaines de la banque marocaine ont encore été au rendez-vous de la performance à la fin de l'exercice 2013. Attijari Bank Tunisie reste ainsi le premier contributeur au RNPG du groupe bancaire, avec un apport de quelque 290 MDH pour une part de 7%. La filiale tunisienne du groupe a connu une croissance soutenue des dépôts et des crédits (+13% et +5% respectivement) entre 2012 et 2013, ainsi que des parts de marché de 9,6% pour les dépôts et de 8,0% pour les crédits, à fin décembre 2013. La filiale tunisienne est suivie par la sénégalaise CBAO qui affiche une contribution à hauteur de 121 MDH au RNPG, soit une part de 3%. Elle est talonnée par le Crédit du Congo qui a contribué, quant à elle, à hauteur de 2,6% aux résultats du groupe avec 107 MDH. Le Tchad sur le bon trend Le taux de croissance du PIB du Tchad devrait culminer à plus de 10% en 2014, contre 3,6% l'an dernier, grâce au niveau élevé des cours du brut, à la mise en service de nouveaux projets pétroliers et au dynamisme de la production agricole. C'est ce qui ressort d'un bilan de l'économie tchadienne effectué par le FMI. L'institution financière mondiale note que le pays a fait des progrès tangibles dans le développement des infrastructures -notamment la construction d'écoles, d'hôpitaux et de routes- et dans la diversification de l'économie. Par ailleurs, le revenu par habitant du Tchad a plus que doublé depuis le démarrage de la production pétrolière en 2003. La BAD finance une université virtuelle au Sénégal Le groupe de la Banque africaine de développement (BAD) et le gouvernement du Sénégal ont signé, le 27 mars 2014 à Dakar, un accord de prêt de 3,38 millions d'unités de compte (soit près de 2,5 milliards de francs CFA) pour le financement du Projet d'appui à l'université virtuelle du Sénégal (PAUVS). Ce projet vient s'ajouter à la longue liste des opérations financées par la BAD au profit du Sénégal, portant ainsi le portefeuille à 13 opérations actives pour le guichet public. Cela représente un niveau d'engagements net de plus de 227,7 millions d'unités de compte (UC), soit environ 167,3 milliards de FCFA. Le projet vise à contribuer à une croissance plus inclusive se traduisant par l'égalité de traitement et d'opportunités. Quatre pays africains parmi les nouveaux pays émergents L'assureur-crédit Coface a intégré quatre pays africains dans sa liste des dix nouveaux pays émergents qui pourraient très vite prendre le relais des BRICS. Il s'agit du Kenya, de la Tanzanie, de la Zambie et de l'Ethiopie. Avec le Bangladesh, ces pays forment le groupe des économies du Sud avec un fort potentiel de croissance, mais caractérisés par un environnement des affaires très difficile voire extrêmement difficile. Coface propose également un second groupe de pays, le Pérou, les Philippines, l'Indonésie, la Colombie et le Sri Lanka (PPICS), caractérisés par leur potentiel de croissance économique, avec un environnement des affaires beaucoup plus favorable que dans le premier groupe.