Hyperbole rétrospective ? Le Maroc, avec la Tunisie et le Liban, seraient parmi les économies ayant enregistré le plus d'opérations de fusions-acquisitions dans la région MENA - hors économies du GCC (Gulf Cooperation Council) - au titre du premier semestre 2011. C'est en tout cas ce que laisse comprendre un récent rapport publié par le portail électronique de veille économique en ligne sur la région MENA, zawya.com. Le rapport ferait peut-être allusion à de «petites» opérations, puisque la seule d'envergure connue par l'économie marocaine sur le dernier semestre est celle relative à la reprise de Lesieur Maroc par le groupe français Sofiproteol. De manière plus globale, le rapport précise de toute façon que la région MENA aurait en effet totalisé 173 opérations financières de ce type, en hausse de près de 33% en comparaison aux 130 relevées sur la même période en 2010. Les experts de Zawya expliquent cette progression comme un des effets collatéraux des turbulences qu'a traversées récemment la région. Beaucoup d'entreprises auraient en effet cherché à se «délester» de leur participation dans les pays les plus touchés, où le climat d'affaires n'était plus favorable. Ainsi, une valeur globale dépassant la barre des 21 milliards de dollars US aurait été brassée à travers ces opérations de fusions-acquisitions. Ce montant correspond à une hausse de 30% en comparaison avec le premier semestre 2010, où il n'était que d'un peu plus de 16 milliards de dollars US. La Tunisie fait mieux La Tunisie aurait aussi fait une des bonnes récoltes sur la région Afrique du Nord. Cette économie maghrébine aurait vu circuler une valeur moyenne de 535 millions de dollars US, réalisée grâce à quatre grands deals qui auraient totalisé 2 milliards de dollars US. Le Qatar aurait également connu la même tendance, selon Zawya, avec une valeur moyenne chiffrée à quelque 937 millions de dollars, calculée à partir de six opérations totalisant 5,6 milliards de dollars. Le top du classement, en termes de volumes d'opérations, serait occupé par les Emirats arabes unis avec 32 concrétisations. En 2010, sur la même période semestrielle, ce chiffre n'aurait même pas dépassé la dizaine, d'où une progression exprimée à un taux de 226%. Ce pays du Golfe aurait ainsi abrité la plus grosse opération réalisée lors du dernier semestre, valorisée à 5 milliards de dollars. Il s'agit, pour le détail, de l'importante prise de participation réalisée à hauteur de 48,9%, par l'International petroleum investment company, dans le tour de table de la firme espagnole Compania Espanola de Petroleos SA.