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Le secteur minier se porte bien
Publié dans Les ECO le 12 - 08 - 2013

En dépit de l'évolution défavorable des cours des matières premières, le secteur minier au Maroc a tiré son épingle du jeu en 2012. Seulement, le risque pour les compagnies minières marocaines cotées de subir l'impact du repli des cours à l'international est de mise (hors intégration de nouveaux projets et augmentation des capacités de production). Analyse.
En dépit de certains problèmes conjoncturels, le secteur minier se porte bien. L'année 2012 aurait été marquée par un recul de 2,8% de la valeur ajoutée minière, après une hausse de 5,9% une année plus tôt. La reprise modérée des activités minières, observée au troisième trimestre 2012, n'aurait pas suffi à compenser la chute enregistrée au cours de la première moitié de l'année. Ce sont principalement les minerais non-métalliques, notamment la fluorine et le phosphate, qui ont le plus amputé la dynamique des activités minières, avec des reculs de production respectifs estimés à 4,1% et 3,2%. Sur les quatre dernières années, les cours des métaux précieux et des métaux de base ont connu des évolutions inversement corrélés. En effet, et depuis le début de la crise économique mondiale en 2008, les métaux précieux, à savoir l'or et l'argent, ont vu leur cours connaître une véritable flambée pour atteindre des niveaux historiques. Ainsi, le cours moyen de l'or est passé de 697 dollars/oz en 2007 à plus de 1.669 dollars/oz en 2012. À l'inverse, les cours de métaux de base se sont effondrés en 2008 avant de reprendre un trend haussier depuis 2009, sous l'impact des anticipations sur une reprise économique mondiale et de la résilience relative de certains pays émergents déterminants dans l'évolution des cours de ces matières premières, principalement la Chine. Toutefois, les cours de métaux de base ont connu un net repli en 2012. Ainsi le plomb a vu son cours moyen baisser de 16,33% pour s'établir à 2.064 dollars la tonne à fin 2012 contre 2.196 dollars la tonne une année auparavant. Le cours du zinc a de son côté affiché une baisse de 12,62%, s'établissant à 1.950 dollars. Le cuivre suit la même tendance baissière, son cours s'est affaibli de 10,86% pour atteindre 7.959 dollars la tonne à fin 2012.
Les opérateurs, se portent bien
S'agissant des métaux précieux, le cours de l'or demeure relativement stable lors des phases de croissance économique, et continue à présenter une valeur refuge par excellence. En effet, il a enregistré une croissance de 5,75%, pour se situer à 1.669 dollars l'once à fin 2012 contre 1.573 dollars l'once une année plus tôt. En termes de perspectives, les cours des métaux peuvent connaître une inflexion à la baisse en 2013, compte tenu des perspectives de ralentissement de la croissance mondiale, ce qui devrait se traduire par une décélération de la valeur ajoutée du secteur minier.
Par ailleurs, les principales entreprises du secteur à savoir Managem, CMT et SMI sont cotées en bourse. Ce recours au marché des capitaux leur a permis non seulement de renforcer leurs fonds propres mais également d'assurer la bonne gouvernance et la transparence de leur activité. Ainsi, en dépit du tassement des cours des matières premières en 2012, les compagnies minières achèvent l'exercice 2012 sur une amélioration de leur chiffre d'affaires, sous l'effet des couvertures. À cet effet, le chiffre d'affaires sectoriel s'élargit de 15,8% pour atteindre 5,2 MMDH, contribuant à la bonification du volume d'affaires de la cote de 0,3 points. Malgré la légère baisse des cours moyen à l'international, les prix de vente des compagnies minières, profitent d'un allègement des engagements des couvertures des métaux des deux filiales de la SNI et à l'apport positif du bilan de couverture de CMT. Au volet du résultat d'exploitation, ce dernier profite de l'amélioration du volume d'affaires pour atteindre 1,6 MMDH, en progression de 27,7% par rapport à 2011. En dépit de l'appréciation des charges de personnel et des achats consommés du secteur, la marge opérationnelle sectorielle se bonifie de 2,8 points pour atteindre 30,4% à fin 2012. Dans ce contexte, le RNPG sectoriel a progressé de 3,1% pour atteindre 1,15 MMDH. Avec une évolution des bénéfices moins rapide que celle du chiffre d'affaires, la marge nette sectorielle a reculé de 2,7 poits à 21,9%, suite aux coûts de restructuration des portefeuilles de couvertures de Managem et à l'impact des cotisations au fonds de cohésion sociale.
Comme pour tous les secteurs, la crise financière a amené avec elle un vent d'instabilité. Le marché des mines a ainsi fait face aux cycles d'oscillation. Face à cette donne, certaines entreprises se sont couvertes contre le risque de volatilité des prix d'une part, et celui de change d'autre part (évolution du cours du dollar face au dirham). Dans les détails, ces entreprises ont massivement vendu leur production durant les périodes dites favorables où les prix étaient à la hausse. Dès lors, et en dépit d'une éventuelle baisse, ces compagnies se retrouvent immunisées contre toute perte liée au dérèglement du marché. En guise d'illustration, et en dépit de la baisse des cours des métaux précieux et la baisse des cours de la quasi‐totalité des métaux de base, la Compagnie minière de Touissit (CMT) a pu clôturer l'exercice 2012 avec des résultats en nette progression. En effet, le chiffre d'affaires ressort en hausse de 4,5% à 675,8 MDH, profitant de l'effet positif de la couverture des métaux et de la hausse du dollar. Le résultat d'exploitation s'est pour sa part hissé de 3,2% à 456,3 MDH, grâce à la croissance du chiffre d'affaires et à la bonne maîtrise des charges. Enfin, le résultat net s'est hissé de 12,7% à 408,3 MDH. En outre, et afin de mieux encadrer l'activité de recherche, de concessions et d'exploitation des matériaux de carrières, celle-ci demeure soumise à l'autorisation de l'Etat et plus particulièrement de l'ONHYM. Le secteur minier reste l'un des plus fermés à la concurrence étrangère afin de protéger les entreprises nationales. Néanmoins, une ouverture progressive de ce secteur aux investissements étrangers se dessine. En effet, certains groupes internationaux tels que le groupe canadien Maya Gold and Silver (voir encadré) ont pu bénéficier d'une cession, d'un permis d'exploration ou d'exploitation.
L'Afrique, un potentiel minier à exploiter
Par ailleurs, l'activité minière en Afrique est essentiellement menée par des compagnies occidentales à capitaux privés ou publics. Les entreprises marocaines ne sont pas en reste. Managem est désormais autorisée à exploiter les gisements d'or de Bakoudou au Gabon. Par ailleurs, la Compagnie minière de Touissit a créé, courant 2010, une filiale en Mauritanie en partenariat avec Osead France, sa maison-mère, pour l'exploration et l'exploitation de mines d'uranium. Ce choix n'est pas fortuit, le sous-sol africain étant estimé à 46.200 milliards de dollars. Ce continent constitue ainsi la terre promise de nombreux opérateurs minerais internationaux. Les groupes miniers internationaux sont aujourd'hui à la quête de nouvelles opportunités de développement. Ces derniers se sont tournés vers l'Afrique où d'importants gisements de minerais existent. En terme de perspectives, il est difficile de prévoir l'évolution des cours des métaux au niveau international et leur impact sur nos minières nationales, compte tenu de la forte volatilité constatée ces dernières années. Néanmoins, certains signes laissent présager une éventuelle hausse des cours du zinc et du plomb, dans le sillage de la reprise de l'activité automobile au Japon, fortement consommatrice de ces minerais. Dans ce contexte difficile et à périmètre constant, les sociétés cotées pourraient, selon les analystes, subir l'impact de ce repli des cours au niveau international -hors intégration de nouveaux projets et d'augmentation des capacités de production. Si pour CMT, les analystes de BMCE Capital estiment que la société devrait capitaliser sur sa politique de couverture favorable (selon son top Management) avec une production couverte à hauteur de 56% à des niveaux avantageux, SMI et MANAGEM devraient voir la progression de leur revenus atténuée par cette situation, en dépit de l'impact positif de la hausse de la production en 2013 et de la neutralisation du portefeuille de couverture, défavorable vers la fin de la même année.


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