Depuis son lancement, il y a bientôt 15 ans, la Leon cultive l'évolution du style Seat. Un design qui a mué au fil des ans vers un coup de crayon plus que jamais séduisant. Flashback. Nous sommes à l'aube de l'an 2000, période où Seat profite déjà des synergies avec le groupe Volkswagen qui en est propriétaire. En pleine diversification de sa gamme, le constructeur espagnol veut investir le giron des compactes. Pour cela, la solution retenue est toute simple : décliner la Toledo en carrosserie à 5 portes. Les designers de l'époque n'y vont pas par quatre chemins, se contentant de «couper à la hache» la familiale espagnole. Ainsi est née la première Leon, caractérisée par une poupe, à la fois râblée et massive,et pour cause, la ligne de caisse haute de la Toledo, conjuguée à la découpe droite du hayon a fait que ce dernier présentait une large surface tôlée. Du coup et pour «meubler» cette dernière et égayer l'ensemble, les designers l'ont flanqué d'épais blocs de feux, tout juste arrondis sur les côtés extérieurs. Jugé original par certains et peu emballant par d'autres, le style de la première Leon a au moins permis à Seat de faire un bon début sur le segment le plus prisé d'Europe. On se souviendra aussi de cette Leon comme ayant été la première Seat équipée d'un moteur de 180 ch, couplé à une boîte six vitesses et un système à 4 roues motrices. Un joli contenu mécanique sur lequel capitalisera sa remplaçante, lancée en 2005, mais longuement annoncée à travers le concept-car Salsa qui, entretemps, avait donné naissance au monospace Altea, et justement, par rapport à ce dernier, la Leon jouera une fois de plus la carte de la réduction par rapport à un modèle déjà existant. Sauf que cette fois, le travail des designers est supervisé sous la houlette du maître, Walter De Silva. Résultat : cette Leon, deuxième du nom, arbore une ligne plus travaillée, se différenciant nettement des concurrentes phare de l'époque comme la Peugeot 307, la Renault Mégane II ou encore la Volkswagen Golf V, dont elle reprend la base technique. Au menu : une ligne de toit arquée, des phares en amande et des rondeurs à souhait. Outre les deux nervures qui sculptent le capot, c'est surtout une troisième subtilement ondulée sur les côtés qui parachevait le style réussi de cette compacte. Forte de sa plastique, la Leon II remporte un succès immédiat et une série de récompenses internationales, mais la plus prestigieuse d'entre elles, la Leon l'aura remporté à la sueur de son front ou plus précisément celui d'Yvan Muller, grâce à qui Seat remporte, pour la première fois en 2008, le titre de champion du monde des constructeurs en WTCC (Championnat du monde des voitures de tourisme). Moins rondouillardes et un peu plus agressive, la troisième génération de la Leon a été lancée cette année. Mettant à l'honneur le nouveau design Seat, elle affiche plus de caractère que ses devancières. Marquée extérieurement par des arrêtes franches et des formes anguleuses, elle innove surtout par ses phares avant, offrant un éclairage 100% LED. À lui seul, cet élément de design rend immédiatement reconnaissable la nouvelle Leon dans le flot de la circulation urbaine. La magnificence du coup de crayon va jusqu'à reproduire le style anguleux du véhicule à différents endroits, comme en attestent les rétroviseurs dont la forme triangulaire se veut en harmonie avec le graphisme intérieur des projecteurs. Même son de cloche au niveau de la partie arrière qui reçoit une lunette au dessin inférieur incurvé, un bouclier très stylé et des blocs de feux arrière qui font, eux aussi, appel à des diodes. En temps nocturne, ces dernières confèrent à la Leon une signature lumineuse du plus bel effet. Bref, à elles seules, les trois générations de la compacte espagnole ont considérablement contribué à l'identité moderne et attrayante que s'est forgée Seat en tout juste une décennie et demi. Un bel exemple de notoriété par le style.