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L'impasse !
Publié dans Les ECO le 10 - 08 - 2011

C'est l'histoire de la plus vieille société de crédit à la consommation au Maroc qui risque de mal se terminer. En effet, rien ne va plus pour Diac Salaf, créée en 1948 et introduite en Bourse en 1962, et qui n'arrive pas à trouver preneur. Après plusieurs semaines de rumeurs sur le marché, Diac Salaf vient sort enfin de son mutisme pour confirmer l'échec des négociations avec un repreneur potentiel, qui n'est autre que le groupe Crédit Agricole Maroc.
Pour rappel, l'entame de ces négociations a été annoncée fin 2010 et a suscité beaucoup d'espoir quant à la relance de l'activité de la société. Aujourd'hui, il n'en est plus rien et le Crédit Agricole a, semble-t-il, abandonné l'idée de sauver Diac Salaf pour en faire son bras armé dans le secteur du crédit à la consommation. Si le communiqué de Diac ne donne aucune explication sur l'échec des négociations, dans les coulisses du marché on parle d'importantes divergences en termes de valorisation de l'entreprise. Crédit Agricole Maroc aurait en effet proposé un prix de 50 MDH pour reprendre l'enseigne, chose qui n'aurait pas satisfait les cédants.
L'autre raison avancée par le marché est liée à des garanties du passif. Ces dernières sont dans la pratique des engagements demandés par les acquéreurs de la société permettant de faire supporter au cédant le passif supplémentaire ou l'insuffisance d'actif, liés à des événements antérieurs à l'opération et qui pourraient apparaître après la cession. Les deux parties ne se seraient donc pas mises d'accord sur les termes de ces garanties. De quoi pousser le Crédit Agricole à renoncer à la reprise de l'enseigne de crédit, comme cela a été le cas pour le groupe koweïtien CMKD début 2010. Pour rappel, à l'époque, le groupe cherchait avant tout à se positionner sur le marché de la finance islamique. Cette ambition de CMKD a été confrontée à la nécessité de joindre un troisième partenaire à l'affaire et s'assurer de la pertinence du contexte pour le lancement des produits islamiques. Aucune de ces deux conditions n'a été remplie et les négociations avec les koweïtiens ont été avortées au bout de quelques mois.
Qu'adviendra-t-il aujourd'hui de Diac Salaf ? S'il y a une chose qui trouve consensus auprès des analystes concernant Diac, c'est bien la nécessité pour la société de trouver un partenaire qui, d'une part, lui assurerait les fonds nécessaires pour reconstituer son capital et, d'autre part, lui faciliterait le développement de ses activités afin de pérenniser son existence. Aujourd'hui, selon le management de Diac, des négociations auraient été entamées avec un nouveau prétendant. Cependant, au vu du déroulement des tractations précédentes, difficile aujourd'hui de croire que la société de crédit à la consommation soit au bout de ses peines. Ce qui est sûr cependant, c'est qu'à défaut de solution d'ici la clôture de l'exercice en cours, Diac Salaf sera tenue de mettre la clé sous la porte, vu la vitesse avec laquelle les pertes engloutissent ce qui reste du capital de la société.


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