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Cam Iron, pas d'effet «aimant» sur le chinois Hanlong
Publié dans Les ECO le 23 - 04 - 2013

Après l'échec des négociations avec le chinois Hanlong, Cam Iron, filiale de l'australien Sundance Resources, cherche un nouveau partenaire pour l'exploitation du gisement de fer de Mbalam.
Le gouvernement camerounais a des soucis à se faire par rapport à l'exploitation du gisement de fer de Mbalam, situé au sud-est du pays. Il y a deux semaines, l'entreprise australienne Sundance Resources Ltd, détentrice du permis d'exploitation de ce gisement, annonçait qu'elle venait de rompre les négociations avec le chinois Hanlong Mining Investment Limited, principal partenaire financier du projet. Ce dernier n'ayant pas pu apporter dans les délais impartis les garanties pour le rachat de Sundance Resources Ltd. Le vendredi 12 avril dernier, les responsables de Sundance Resources et de Cam Iron, la filiale camerounaise de Sundance Resources Ltd, sont allés à la rencontre du Premier ministre Philémon Yang. Au sortir de ces échanges, Giulio Casello, directeur exécutif de la firme australienne, a dit à la presse que «le projet reste fort» et que «nous sommes ici pour rencontrer nos partenaires et le gouvernement camerounais, afin de leur dire que le projet se poursuit normalement».
Pour sa part, Serge Asso'o, le patron de Cam Iron, a rassuré en disant que la résiliation de l'accord avec Hanlong Mining Investment Limited n'a pas d'incidence sur la convention et le permis d'exploitation accordés par l'Etat du Cameroun à Sundance Resources Ltd à travers sa filiale Cam Iron. «Il n'existe aucune référence à Hanlong dans l'un ou l'autre de ces accords», a-t-il déclaré dans les colonnes de Cameroon Tribune, le quotidien gouvernemental. Avant de poursuivre : «L'incapacité de ce groupe à mener à bien l'accord de mise en œuvre de l'acquisition n'aura aucun impact sur la convention ou le permis d'exploitation», d'autant plus que, dit la même source, de nouveaux partenaires frappent déjà à la porte, après avoir appris la mise à l'écart de l'entreprise chinoise. C'est dire si l'heure est maintenant à l'étude des dossiers en vue du choix d'un nouveau partenaire financier pour ce projet. Il n'en reste pas moins qu'au moment de la signature de la convention minière, l'Etat du Cameroun avait donné 18 mois à Cam Iron pour compléter la phase financière. «Il nous reste 14 mois et nous pensons qu'il n'y aura pas de décalage. La convention ayant été signée, on n'a pas de raison de perdre davantage de temps» affirme-t-on dans l'entreprise.
À la faveur de cette actualité, on a eu pour la première fois une estimation précise de la taille de ce gisement. Serge Asso'o a en effet affirmé qu'«en décembre 2012, nous avons confirmé des réserves conformes aux directives du code JORC Joint Ore Reserves Committee Code, NDLR) australien de 436 millions de tonnes titrant 62,6% de fer».Ajoutant que ces réserves sont telles que son exploitation figure dans le Top 5 des projets miniers dans le monde et occupe la première place en Afrique. On comprend en conséquence pourquoi l'annonce de la rupture de l'accord entre Cam Iron et Hanlong a fait l'effet d'une bombe dans le ciel camerounais. En effet, ce projet est au cœur d'un vaste programme économique, dont l'aspect le plus souvent vanté est la construction de plus de 600 km de chemin de fer pour transporter cette matière première jusqu'au port en eaux profondes de Kribi, dont les travaux sont en cours.
Situé dans le sud-est du Cameroun, ce gisement s'étend entre la localité de Mbalam au Cameroun et celle de Nabeba en République du Congo. Les autorisations d'exploitation ont donc été attribuées côté camerounais à Cam Iron et côté congolais à Congo Iron, toutes deux filiales de Sundance Resources. Cette entreprise a déjà payé un lourd tribut à ce projet, avec la mort de neuf de ses hauts cadres. C'était en juin 2010 lorsque l'avion qui les transportait du Cameroun vers le Congo s'était crashé, ne laissant aucun survivant parmi ses onze occupants. Au rang des victimes, il y avait Geoff Wedlock, alors président de Sundance et Ken Talbot, l'un des hommes les plus riches d'Australie et autre membre de la direction de Sundance.
Thierry Ekouti
Dir.pub-Le Quotidien de l'Economie (Cameroun)
Le bâton ou la carotte ?
Il y a quelque chose que l'on ne comprend pas chez les entreprises camerounaises, qu'elles soient de grandes sociétés, des PME ou PMI. Avec la bénédiction de toutes et avec le soutien d'institutions comme l'Union européenne, l'Etat a ouvert depuis 2012 une Bourse de sous-traitance et de partenariat (BSTP) auprès de la Chambre de commerce. Plus de 12 mois après l'entrée en service de cette plateforme où grandes entreprises et PME doivent se retrouver pour que les premières sous-traitent des prestations aux secondes, le bilan est lamentable : seulement 170 PME/PMI enregistrées contre aucune grande entreprise. Un bilan d'autant plus lamentable que le dernier recensement général des entreprises effectué en 2009 par l'Institut national de la statistique (INS) avait dénombré 93.000 entreprises constituées à plus de 99% de PME/PMI. Alors, où est soudain partie cette masse ? Est-on en droit de se demander. Les analystes pensent que beaucoup de PME hésitent ou sont réticentes parce qu'en général, elles ne fonctionnent pas dans la plus parfaite légalité, ni dans la plus totale transparence, soit mais, peut-on en dire autant des grandes entreprises ? Evidemment, non puisqu'elles sont souvent citées comme des exemples de gestion et sont dans bien des cas des filiales de grandes firmes internationales réputées rigoureuses. Pourquoi donc refusent-elles d'accompagner les PME dans un cadre formel ? Le pays a ouvert beaucoup de grands chantiers dont les marchés ont été enlevés par ces grandes entreprises. Peut-être faut-il que l'Etat prenne la chicotte en instituant des mesures coercitives pour que les grandes entreprises s'inscrivent à la BSTP et travaillent avec celles des PME qui y sont déjà enregistrées. Cela aurait au moins le mérite de maintenir et de consolider la chaîne économique. Le succès d'une telle collaboration pourrait avoir pour second effet d'amener les autres PME à sortir des buissons et bénéficier des avantages de cet instrument pourtant tant demandé.


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